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Diallo : “Le Bayern ? Ce sont des matches dont on a rêvé”

Après des débuts compliqués sous le maillot du PSG, Abdou Diallo semble petit à petit réussir à avoir un rôle important dans la rotation de Mauricio Pochettino notamment au poste de latéral gauche, pas son poste de prédilection. Dans un long entretien accordé à l’Equipe, le néo-international sénégalais a évoqué ses difficultés de début de saison et son retour en grâce ces dernières semaines.

Son naufrage à Monaco (3-2, le 20 novembre)

Diallo : “Vous savez, tout n’a pas été facile dans mon parcours. Un échec, ce n’est pas forcément quelque chose de négatif. Monaco, je me dis : “OK, regardons le match et analysons : il y a 99 % de bon et 1 % de dégueulasse. Gardons 99 % qui nous permettent de rester calme et gommons les 1 %. Le spectateur, c’est naturel, il vient prendre de l’émotion quand il regarde un match et, quand elle est négative, il critique. C’est son rôle, il faut l’accepter.

Sa première saison au PSG

Diallo : “Clairement, je n’étais pas dans la position d’un mec qui pouvait réclamer d’être titulaire. J’ai fait face à une grosse concurrence. Ma blessure (au dos) ne me permettait pas d’être à 100 %. Même si ce n’est pas du tout une excuse. J’aurais sûrement pu faire mieux. Une carrière linéaire, ça ne peut pas arriver. Malheureusement, je ne suis pas Messi ni Ronaldo (rire). Donc il faut accepter ces moments difficiles et s’en servir. Je ne considère pas que je me suis imposé aujourd’hui. Le foot va vite. Demain, je peux échouer. Donc il n’y a pas de doute à avoir : tu fais ce que tu sais faire de mieux. Si ça passe, ça passe. Et si ça ne passe pas, tu te retrousses les manches et tu vas au front.

Comment il a changé en 18 mois ?

Diallo : “Aujourd’hui, je sais bosser pendant trois semaines, un mois où je ne joue pas et être concerné à 100 %. Donc quand le coach fait appel à moi, mentalement je suis prêt. Paris, c’est ce qu’il me fallait. Dortmund, c’est un club de très haut niveau, mais si j’étais resté, j’aurais peut-être eu un certain confort. J‘aime la difficulté. Je me suis construit dans la difficulté. Et en venant à Paris, j’ai trouvé ça. Aujourd’hui, que ce soient Thiago Silva, “Marqui” ou Kimpembe, c’est le top 5 ou 7 mondial. Je me frotte au gratin européen. Eux sont habitués à ce contexte de très forte exigence. Ce contexte de : “C’est le trophée qui compte.” Aujourd’hui au PSG, la plus grande exigence, c’est cette concurrence interne. J’avais besoin de ça pour comprendre que OK t’es bon, mais t’as pas tout.

Latéral gauche

Diallo : “Plutôt bien. Après, j’ai été formé central. Mais dans le foot, il n’y a pas d’états d’âme. Si le coach me met là, c’est qu’il considère que je peux jouer à ce poste. Je donne le maximum, je regarde les latéraux du PSG et européens pour progresser.

Pochettino

Diallo : “La manière de s’entraîner, de se préparer a changé. Pochettino, c’est l’école anglaise. En termes d’intensité, de préparation. Il y a plus de courses, à haute intensité, sur de longues distances. Deux jours après le match, on va faire du 15-15 (séries alternées de 15 secondes de course rapide et de 15 secondes de course lente). L’idée, ce n’est pas de dire : “C’est mieux, c’est moins bien.” C’est différent. Et le plus important, c’est que le groupe adhère à ce que le coach propose. Et c’est le cas.

Le Bayern

Diallo : “Pour aller chercher la victoire en C1, il va falloir en passer par-là. Mais ce sont des matches dont on a rêvé ! Il faut le vivre comme ça ! La finale de l’année dernière ? Quand tu analyses la finale à froid, tu vois qu’on avait la place. On n’était pas si loin. Mais ce sont des matches, c’est la réalité du moment. Tu ne sais pas qui sera présent, qui sera à 100 %. La question n’est pas qui est la meilleure équipe mais qui sera la meilleure équipe ces soirs-là. Personne n’est imbattable.

Le contexte parisien

Diallo : “Tout le monde parle du contexte parisien, mais en réalité, si j’avais provoqué un penalty au Real, je me serais fait allumer aussi. C’est normal. Les supporters du PSG, j’ai appris à comprendre leur façon de voir et de vivre le foot. Je suis sensible aux gens qui, même dans les mauvais moments, sont là. Regardez l’épisode Dortmund, on perd le match aller (1-2, en huitièmes de finale) et tout le peuple parisien est là au retour (victoire 2-0). Il est là ! Si c’est ça, le contexte parisien, ça me va très bien (sourire). Oui, il y a des critiques, de l’émotion mais il y a des mecs qui vivent pour le club.

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