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Duluc : “On ne sait toujours pas quelle équipe est le PSG”

Demain soir (21 heures, RMC Sport 1), le PSG se déplace sur la pelouse de l’Allianz Arena pour y affronter le Bayern Munich en quart de finale aller de la Ligue des Champions. A la veille de cette rencontre, Vincent Duluc a décidé de placer ce Bayern / PSG au cœur de son édito.

Il est bien tard, dans la saison, pour continuer d’avancer ainsi à tâtons, en se cognant aux murs au gré des demi-tours, des hésitations et des accélérations fugitives. Il est déjà tard : voici avril, les quarts de finale de la Ligue des champions et le Bayern Munich, et on ne sait toujours pas quelle équipe est le Paris-Saint-Germain. On sait seulement qu’il a déjà subi huit défaites en Ligue 1, et que la thèse de son désintérêt pour une compétition qu’il a régulièrement survolée n’est qu’une explication parcellaire à sa situation. Mais on sait, aussi, que cette équipe-là a étendu le FC Barcelone pour le compte (4-1), un soir de février au Camp Nou, et qu’elle a marché sur Lyon pendant une heure (4-2), un mois plus tard, en Ligue 1. Elle a donc été capable, parfois, de montrer de la structure, de la discipline, ainsi que la cruauté offensive des grands, lance Duluc dans son édito. Mais la Ligue des champions peut-elle s’offrir à tant d’inconstance, au prétexte du talent ? C’est une bonne question, à laquelle l’histoire de la C1 répond à sa manière : cela dépend. De l’amplitude des hauts et des bas, de la contagion des joueurs majeurs, notamment, mais cela dépend aussi du nom de l’adversaire. […]On ne sait pas, donc, quelle équipe est le PSG. Une équipe de Coupe, peut-être, comme l’on disait, jadis. […]Elles se réfugient derrière le talent qui maintiendra leur aura dans les matches qu’elles auront choisis, préférant la fascination à la reconnaissance.  Au PSG, les talents sont là, mais on ignore encore ce qui existe entre eux, dans l’espace où se nichent le sentiment d’équipe et le jeu collectif.

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