Info à la Une – Au mental, le PSG s’impose à Strasbourg et reprend son fauteuil de leader
Bousculé et réduit à dix en fin de rencontre, le PSG est parvenu à s’imposer en fin de rencontre face au RC Strasbourg (1-2). Un succès qui permet aux Rouge & Bleu de reprendre la tête de la Ligue 1.
En déplacement en Alsace ce dimanche soir, en conclusion de la 20e journée de Ligue 1, le PSG n’avait pas le droit à l’erreur sur la pelouse du RC Strasbourg afin de reprendre la tête de la Ligue 1. Bousculée par la jeune équipe alsacienne, l’équipe de Luis Enrique a d’abord ouvert le score grâce à Senny Mayulu (0-1, 22e), quelques minutes après un penalty arrêté par Matvey Safonov. Mais rapidement, le RCSA a égalisé par l’intermédiaire de Guéla Doué (1-1, 27e), au termes d’une belle action collective. Réduits à dix après l’expulsion d’Achraf Hakimi (75e), les Rouge & Bleu ont arraché la victoire au mental sur une tête de Nuno Mendes, parfaitement servi par Warren Zaïre-Emery (1-2, 81e). Un succès ô combien précieux avant le Classique face à l’OM dimanche prochain. Le champion en titre enchaîne ainsi un sixième succès de rang en championnat. « Si sa victoire à Strasbourg (2-1) suscitera une séduction par le bilan beaucoup plus que par le jeu, elle aura dessiné des valeurs collectives et morales, à dix contre onze, qui conforteront le club dans l’idée que cela ira mieux demain, peut-être. Pourtant, ce n’est pas ainsi que l’on marche sur la concurrence, même en L1, et le PSG a été transpercé comme rarement sur des sorties de balle alsaciennes vraiment intéressantes, en première période, et il a été régulièrement tourmenté sur les côtés », constate L’Equipe.
Cette rencontre aura aussi permis de voir Matvey Safonov remporter son duel face à Lucas Chevalier au poste de gardien de but. L’international russe a repoussé un penalty juste avant l’ouverture du score parisienne et prouve une nouvelle fois sa force dans cet exercice après sa séance de tirs au but légendaire face à Flamengo le 17 décembre dernier. « Il n’a rien montré d’exceptionnel pour le reste, mais il est peu probable qu’il s’agisse d’une alternance, quel que soit le goût de Luis Enrique pour le contre-pied, et Chevalier doit traverser des moments difficiles, et même s’inquiéter pour sa sélection à la Coupe du monde, si son statut de remplaçant devait s’étirer. » De même pour Désiré Doué. Débuter sur le banc n’avait rien d’une gestion de temps de jeu mais plutôt en rapport avec ses performances, lui qui a enchaîné un troisième match d’affilée dans la peau d’un remplaçant. « Même si la soirée aurait pu mal finir sur deux ou trois actions chaudes dans les dernières minutes, les Parisiens ont mérité leur victoire, qu’ils sont allés chercher dans une seconde période passée dans le camp strasbourgeois (…) Passe décisive de l’arrière droit pour l’arrière gauche à 10 contre 11, cela dit une attitude par vent de face, et contre une opposition aussi généreuse que ce Racing, c’est aussi la signature d’un leader qui a perdu en note artistique, mais reste accroché à ses tarifs, en Ligue 1″, conclut le quotidien sportif.
- À lire aussi : Les louanges de Luis Enrique envers Matvey Safonov
Dans cette rencontre piège face à Strasbourg, le PSG n’a pas perdu sa force mentale. « À une semaine de la réception de l’OM – si le club existe toujours tant il est en train d’imploser -, cet éclat de beauté inespéré peut relancer la saison, qui ne choisit pas entre la stagnation et les progrès à l’image du parcours en Ligue des champions, à la dynamique inverse de la saison passée », rapporte Le Parisien. Pourtant à la Meinau, le PSG a affiché ses faiblesses du moment face à la pression athlétique des Strasbourgeois. « Mais Paris a livré une performance aux mille visages, tantôt troué à cause d’un pressing lâche ou d’un déchet technique inhabituel, tantôt dans une maîtrise totale avec de la vitesse par Bradley Barcola (remplacé à l’heure de jeu par Kang-In Lee), et des appels fuyants de Mayulu. C’était comme dans un bazar: on a trouvé de tout dans le jeu du PSG, quand même toujours handicapé par une incapacité à multiplier le danger dans les trente derniers mètres. » Mais en seconde période, le club de la capitale a une nouvelle prouvé sa force d’aller chercher un résultat malgré une infériorité numérique. « C’est l’éternelle capacité de l’équipe de Luis Enrique à revenir d’une expérience de mort imminente. C’est une nouvelle démonstration du caractère inédit de ces champions d’Europe, jamais aussi forts que quand on les croit ensevelis. La suite peut se révéler encore plus belle », conclut LP.





