
Ouvert à la vente du Parc des Princes, Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, espère que cette dernière soit effective à la fin de l’été. Un calendrier qui ne correspond pas à celui du PSG.
Avec le changement de tête à la mairie de Paris, la vente du Parc des Princes au PSG est de nouveau une possibilité. Alors qu’Anne Hidalgo ne voulait pas entendre parler de cette solution, son successeur, Emmanuel Grégoire, est favorable. Et ce dernier aimerait même qu’un accord soit trouvé avec les propriétaires des Rouge & Bleu d’ici à la fin de l’été. Le nouveau maire de Paris veut tout faire pour retenir le PSG. Et il veut aller vite. Trop vite peut-être pour un club qui n’a pas droit à l’erreur sur un sujet aussi stratégique. Dans les faits, il sera impossible de trouver un accord avant la mi-septembre et la fin de la saison estivale. Pour être tout à fait précis, l’objectif est de décider avant cette période si les conditions financières et calendaires sont réunies pour réintégrer le Parc des Princes dans la course avec les projets de futur stade à Massy (Essonne) ou à Poissy (Yvelines), lance Le Parisien.
La volonté du nouveau maire de ne pas perdre de temps sur ce dossier est sincèrement appréciée au PSG
C’est d’ailleurs à la fin de l’été que les conclusions des enquêtes de faisabilité sur ces deux sites seront rendues. Pour les dirigeants, l’échéancier ne change pas : ils veulent profiter de l’automne pour mettre toutes les options sur la table, les analyser et trancher avant l’hiver, rappelle le quotidien francilien. Du côté du PSG, la volonté du nouveau maire de ne pas perdre de temps sur ce dossier est sincèrement appréciée. Elle confirme « les intentions affichées pendant la campagne et démontre un réel attachement au club ». L’échange entre Nasser al-Khelaïfi et Emmanuel Grégoire, le lendemain de son élection, a immédiatement traduit la volonté commune de normaliser les relations entre la Ville et son club phare, souligne Le Parisien. Mais ce réchauffement diplomatique ne dit rien de l’épilogue qui attend le dossier de la vente du stade. Emmanuel Grégoire va obtenir un mandat du Conseil de Paris pour conduire personnellement les négociations. C’est un gage d’efficacité et de rapidité. Mais les échanges s’annoncent âpres. Il faudra convenir d’un prix, en se basant sur les estimations des services du Domaine. Puis s’accorder sur l’aménagement du quartier de la porte de Saint-Cloud une fois le périphérique recouvert. De nombreux obstacles existent avant d’acter l’achat mais le dynamisme affiché par Emmanuel Grégoire pourrait permettre de faire pencher la balance en sa faveur. Dans le même temps, les édiles de Massy et Poissy se sont montrés très discrets pendant la campagne sur cette question qu’ils entendent soumettre à référendum, conclut Le Parisien.