Info à la Une – Lucas Chevalier mis à l’épreuve par Luis Enrique

Contre Newcastle, Luis Enrique a décidé de titulariser Matvey Safonov. Le coach du PSG a décidé de mettre à l’épreuve Lucas Chevalier, qui n’est plus le numéro 1 indiscutable.

Recruté l’été dernier par le PSG pour être son gardien numéro 1, Lucas Chevalier a du mal à s’imposer comme la référence dans le but parisien. Auteur de plusieurs erreurs depuis son arrivée chez les champions d’Europe, l’international français n’est pas intouchable, comme l’a montré Luis Enrique mercredi soir en titularisant Matvey Safonov, tout juste revenu de blessure, contre Newcastle. Une décision que personne n’a vu venir, pas même les intéressés, qui l’ont découverte lors de la dernière causerie, et qui marque un petit événement dans la saison des champions d’Europe, assure L’Equipe. « Si Luis Enrique n’a jamais donné de hiérarchie, un ordre implicite s’était installé en début de saison : recruté au LOSC pour une somme pouvant aller jusqu’à 55M€, Chevalier (24 ans) était le numéro 1, Safonov (26 ans) sa doublure. En interne, cet automne, les prestations inégales du Nordiste avaient conduit certaines voix à plaider en faveur d’un turnover dans le but, histoire de le challenger », lance le quotidien sportif. 

canalsupporters.com

Lucas Chevalier dans un état d’esprit constructif

À l’époque, Luis Enrique avait ignoré ces suggestions, préférant lui maintenir sa confiance. Aux yeux de l’Asturien, le numéro 30 du PSG avait besoin de continuité pour trouver ses repères et s’adapter à son nouvel environnement afin de donner sa pleine expression au printemps, assure L’Equipe. Cet ordre établi a été bouleversé par la blessure de Chevalier fin novembre. Safonov a effectué un intérim probant, notamment avec une séance de tirs au but impressionnante en Coupe intercontinentale, le 17 décembre, où il a détourné quatre tentatives (2-2, 2-1 aux t.a.b.). La fracture de la main du Russe, lors de ce même match, a amené Luis Enrique à redonner les clés à Chevalier. D’une certaine manière, ces deux renversements, imposés par des blessures, étaient intervenus sans que le coach parisien ait le choix. Contrairement à mercredi, où il a délibérément changé son fusil d’épaule pour relancer l’ancien gardien de Krasnodar, qui n’avait pourtant pas joué depuis six semaines. Entre les lignes, tout est limpide en effet. Primo, il n’y a pas (ou plus) de statut ; secundo, les dernières prestations de Chevalier n’ont pas donné entière satisfaction, et on peut penser que la sortie à Lisbonne il y a huit jours (1-2) a pesé dans la balance. Cette bascule peut aussi s’expliquer par le timing : on approche des échéances capitales, et après avoir été compréhensif sur la phase aller, Luis Enrique signale la nécessité d’être performant et décisif, estime le quotidien sportif. « Si l’un des objectifs était de secouer Chevalier, c’est réussi. Le Nordiste ne s’attendait pas à être envoyé sur le banc mercredi et il a saisi le message. Sur le fond, il n’y a pas scandale et l’intéressé connaissait les règles du jeu. Quand il a signé, il ne lui a été donné aucune garantie d’être numéro 1. Cet épisode s’inscrit dans son apprentissage de la vie de gardien au PSG, rarement tranquille. » Si Chevalier est apparu touché mercredi soir, il n’était pas au fond du trou ces dernières heures. Il sait que la concurrence et l’exigence sont fortes dans un tel club, c’est même ce qu’il est venu chercher. Épanoui dans sa vie parisienne, il est dans un état d’esprit constructif : à lui d’en faire plus, de montrer qu’il mérite sa place quand il en aura à nouveau l’opportunité. La seule inconnue est de savoir quand elle se présentera et comment il vivrait la frustration d’une éventuelle période prolongée sur le banc, conclut L’Equipe

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page