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ITW Joël Bats : “le PSG est un club spécial”

PSG-OL 20-09-09

Avant le match OL-PSG, Joël Bats, aujourd’hui dans le staff de l’Olympique lyonnais se souvient de ses années parisiennes. L’ancien gardien de but du PSG, poète à ses heures, a répondu à quelques questions sur ses souvenirs ramenés de la capitale pour le programme officiel du match OL-PSG. Extraits :

Quel souvenir gardez-vous des ren-contres entre l’OL et le PSG ?

Un match de Coupe de la Ligue lors de la saison 1997 – 1998 (victoire du PSG 1 – 0). J’étais l’adjoint de Ricardo au PSG. On avait battu l’OL avant de réaliser le doublé Coupe de France – Coupe de la Ligue. En tant que joueur, je me souviens que j’appréciais beaucoup la pelouse de Gerland parce que c’était, avec celle de So-chaux, une des meilleures de France. Je me souviens des tribunes en rénovation pour la Coupe du Monde 98. Ce sont des émotions. Bernard Lacombe se rappelle des matches, moi des émotions.

Que représente à vos yeux le PSG ?

C’est plus de la moitié de ma carrière, c’est 13 ans de ma vie, avec un investissement total, des titres, des joies, la Coupe des Coupes que l’on avait ga-gnée avec Luis Fernandez (en 1996), le titre de champion avec Arthur George (en 1994), les coupes avec Ricardo. Comme joueur, c’est mon titre de cham-pion de France (en 1986). On était une bande de co-pains extraordinaire. J’ai connu une période où ce club avait une âme, où il existait une très forte communion avec le pu-blic. Cette âme réside dans le Parc, c’est le plus beau stade de France. J’y ai joué avec le PSG et avec l’équipe de France, c’était un peu devenu mon jardin. Le PSG est un club qui a marqué et qui continue de marquer. C’est le club de la capitale, il a vu passer des grands joueurs, a connu des grandes soirées de coupe d’Europe. Mon seul regret, à l’OL, c’est de ne pas sentir cet amour que d’autres clubs suscitent.

La situation actuelle du PSG vous attriste-t-elle ?

D’autant plus que ce sont des amis, avec lesquels j’ai travaillé, que ce soit Antoine Kombouaré ou Paul Le Guen. Je n’aime pas voir mes copains dans la souf-france. Le PSG est un club spécial : que cela aille bien ou mal, c’est toujours dans les extrêmes. C’est alors très difficile de garder sa lucidité. Si l’OL est un club plus tranquille, c’est grâce à son président. C’est lui qui doit apporter la stabilité et la tranquillité quand cela ne va pas.

Pourquoi signez-vous au PSG en 1985 ?

J’ai avant tout quitté Auxerre pour une aventure sportive avec plein de nouveaux joueurs comme Michel Bibard, Pierre Vermeulen, Robert Jacques, Philippe Jeannol, et Gérard Houllier comme entraîneur. Je ve-nais d’être sacré champion d’Europe en 1984, j’avais envie de gagner des titres. Et puis, même si cela n’a ja-mais été ma principale source de motivation, je venais d’Auxerre où l’on avait les plus bas salaires de France. En signant au PSG, je trouvais une normalité, j’étais payé à ma juste valeur, celle d’un international fran-çais. Mon meilleur souvenir avec Paris reste le premier titre (1986). Le club n’avait jamais été champion, on avait descendu les Champs.

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