
Le PSG possède l’un des meilleurs centres de formation de France. Certains titis arrivent à faire leur place dans l’équipe première alors que d’autres doivent lancer leur carrière ailleurs.
Depuis son arrivée au PSG durant l’été 2023, Luis Enrique n’a pas hésité à lancer des jeunes du centre de formation sur les terrains. On peut prendre l’exemple de Senny Mayulu, Ibrahim Mbaye, ou Quentin Ndjantou, qui sont des joueurs de la rotation de l’équipe première, ou bien encore Noham Kamara, depuis parti à Lyon, Mathis Jangeal, Noah Nsoki ou David Boly qui ont été lancé par le coach espagnol. Malheureusement, tous les titis ne peuvent pas prétendre à une place dans l’équipe première. Yohan Cabaye et ses équipes, conscients des dégâts symboliques des départs l’été dernier (Axel Tape à Leverkusen, Oumar Camara à Guimaraes, Mahamadou Sangaré à Manchester City), avaient choisi d’anticiper en proposant, en fin d’année, des contrats professionnels à Martin James, Arthur Vignaud, Hermann Malonga, Samba Coulibaly, Mathis Jangeal, Pierre Mounguengue… À date, aucun d’entre eux n’a validé un accord. Les cas où les motivations diffèrent. Mais le recrutement de Dro Fernandez, 18 ans, a marqué les esprits, assure L’Equipe. Les questions autour d’un avenir à Paris se nourrissent aussi de ce que les jeunes voient chez les pros depuis janvier. Le fait que Mbaye ait disparu, ou presque, de la rotation n’est pas passé inaperçu. Les retours très rapides de Noah Nsoki, David Boly ou Mathis Jangeal avec les jeunes aussi, avance le quotidien sportif.
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On ne s’inquiète pas à ce sujet au sein du PSG
Au club, on accueille ces questions avec sérénité, rappelant notamment que les départs récents n’ont pas abouti à des résultats spectaculaires ailleurs et que le PSG ne s’est jamais autant appuyé sur le centre que cette saison. Dans une interview accordée au Parisien, Yohan Cabaye, directeur de la formation des Rouge & Bleu, expliquait : « Nous, on effectue le travail, on propose des contrats. L’exemple de Ndjantou illustre bien notre philosophie. Pour les autres, qui ont préféré partir, j’y vois de l’impatience. » Pour L’Equipe, l’argument est valable mais n’efface sans doute pas les raisons structurelles : « Ce qui nous marque, c’est la pauvreté de ce que Paris propose en termes de projet sportif, explique un agent influent au centre. Tu as l’impression que Paris veut verrouiller ses joueurs et non pas les développer. » En fonction des interlocuteurs, les avis sont moins tranchés mais globalement, le lien avec l’équipe première reste parfois diffus. La donnée économique n’est pas à négliger non plus. Paris n’est pas décidé à voir les salaires des premiers contrats pros s’envoler. Des clubs anglais et allemands sont, eux, prêts à être plus généreux, conclut le quotidien sportif.