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Le rachat du PSG est dans les tuyaux

Coupe d’Asie 2011, Coupe du monde 2022, premier sponsor de l’histoire du grand Barcelone à la hauteur de 30M€ par an par le biais de la Fondation du Qatar… Oui, l’émirat du Moyen-Orient a décidé de frapper fort dans le monde du football.
Nous vous parlions dès le mois de septembre de l’intérêt de la famille Al-Thani pour le Paris Saint-Germain. Cet intérêt, nous vous le confirmons, est toujours d’actualité et les négociations ont bien avancé. Les étapes de la reprise du club de la capitale sont fixées mais elles sont soumises à condition.

La première de ces étapes est bien sûr l’attribution du bail emphytéotique. Même si il n’existe aucun suspense à ce sujet – puisque l’attribution est promise au groupement associant Colony Capital, le PSG et Vinci Concessions – il faudra attendre le mois de février 2011 pour mettre en route le processus de reprise par le fonds d’investissement du Qatar (QIA).

Le bail emphytéotique est un élément indispensable puisque il est capital que le Parc soit au service du club afin de dégager de nouveaux profits. Le bailleur pourra investir dans le Parc des Princes, un stade qui vaut tout de même 700M€. Il fait partie de l’actif qui permet à Colony Capital de valoriser le club dans le cadre de sa vente. L’emphytéote est en effet un quasi-propriétaire.

Certains de nos fidèles internautes nous ont demandé quelle incidence avait l’attribution de la Coupe du monde FIFA 2022 dans la reprise ou non du PSG par le QIA. Selon nos informations, il entrerait dans une stratégie globale.

Préparer la coupe du Monde 2022

Depuis l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar, on entend beaucoup dire que le Qatar n’est pas un pays de football. Ce pays d’1.7 million d’habitants n’a certes jamais brillé dans l’histoire du football international, mais l’amour de ce sport y existe. Les dirigeants du pays connaissent leur déficit en matière de savoir-faire “footballistique” et ils ont un plan pour y remédier. C’est ce qu’ils font dans le monde des affaires (d’où leur entrée massive chez Vinci, Lagardère, Suez et prochainement Areva) et c’est ce qu’il projète de faire dans le football.

C’est justement dans ce cadre que le PSG apparaît avec le Barça. Le Qatar a besoin d’un club de standing et d’une formation de haut niveau. Le club catalan n’est pas à vendre mais son savoir-faire dans la formation vaut bien 30 millions d’euros par an (le coût d’un sponsoring par la Fondation du Qatar). Et ce savoir-faire, il faut le développer non pas localement mais dans un club de haut niveau pour en faire bénéficier les jeunes Qataris qui devront dans 11 ans représenter le pays. C’est là que le PSG intervient. Le Qatar a en effet besoin d’un grand club avec des joueurs de très haut niveau dans lequel il pourra développer en plus une politique de formation made in Barcelone. Les jeunes pousses qataries pourront alors en bénéficier et monter jusqu’en équipe première dans le meilleur des cas. Quoi qu’il en soit, ils baigneront dans un monde de haut niveau. Rien de tel pour préparer une équipe compétitive.

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