
Dimanche soir, le PSG reçoit Marseille au Parc des Princes. Pour la 180e fois de suite, le club de la capitale jouera à guichets fermés dans son stade. Et un système lui permet d’atteindre ce chiffre fou.
Le PSG réalise des prouesses sur le terrain depuis de très nombreux mois. Le club de la capitale, avec son sextuplé historique, attise les supporters qui veulent assister à un match au Parc des Princes. Dimanche soir, en clôture de la 21e journée de Ligue 1, le club de la capitale reçoit dans son antre Marseille pour le troisième et dernier Classico de la saison. Ce choc sera le 180e match de suite à guichets fermés pour le PSG, indique L’Equipe. « Cette performance se double d’une autre assez spectaculaire également. En moyenne, à chaque match à domicile, le champion d’Europe voit 10 000 à 11 000 places être revendues sur les 48 000 de son stade (dont 37 000 abonnés grand public et hospitalités) qu’il a déjà vendues une première fois », avance le quotidien sportif. Ce chiffre devrait être un peu inférieur pour le Classico. À trois jours de la rencontre, le club table sur 8 000 à 9 000 tickets cédés une seconde fois, leur prix s’échelonnait mercredi de 170 € en catégorie 14 à 448 € en première.
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Les résultats financiers « jour de match » ont atteint les 117 millions d’euros la saison dernière
Le PSG déclenche les ventes de son second marché une fois qu’il a commercialisé les 5 000 à 6 000 places disponibles à l’achat pour un match de Ligue 1 classique qui sont réservées uniquement à ses abonnés ou membres »Myparis ». Un spectateur lambda ne pourra satisfaire son envie de voir jouer Ousmane Dembélé et ses partenaires qu’en passant par ce second marché, d’où le succès des reventes, explique L’Equipe. « D’autant que le PSG sait parfaitement entretenir la rareté de son produit. Au club, on a fait le choix de ce fonctionnement, encore assez rare en Europe, avec Ticketplace, pour plusieurs raisons. C’est un moyen d’éviter que des billets lui échappent, de limiter au maximum le marché noir, les no-shows (une place vendue restée inoccupée) et donc de s’assurer du remplissage de l’enceinte, un paramètre important, notamment d’un aspect visuel. Et aujourd’hui, au PSG, on est convaincu que le produit abonnement serait obsolète sans l’offre second marché, compte tenu du nombre de matches et de l’incapacité pour un abonné de pouvoir assister à toutes les rencontres. » Ce système est aussi une aubaine économique. Il contribue aux excellents résultats financiers « jour de match » du club qui ont atteint les 177 M€ la saison dernière. Sur ses billets revendus, dont le prix minimum est fixé par le club, le PSG perçoit 12 % du tarif auquel le vendeur cède son ticket et il prend 16 % à celui qui l’achète. Une double ration de billetterie bienvenue, conclut L’Equipe.