Les raisons qui peuvent expliquer les problèmes défensifs du PSG

Depuis plusieurs semaines, le PSG est en difficulté défensivement. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce trou d’air préoccupant pour la fin de saison parisienne.

Si le PSG s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, il s’est fait peur jusqu’à la dernière seconde du barrage retour contre l’AS Monaco. Les Parisiens semblent en effet fébriles défensivement depuis plusieurs semaines. L’Equipe explique que si « l’on s’arrête aux chiffres bruts, le PSG n’est pas devenu, en 2025-2026, si poreux : 1,1 but encaissé par match contre 0, 8 la saison dernière, 8,8 tirs cadrés subis cette année par match contre 9,2 l’an dernier. Voilà pour les données. Qui ne disent pas tout de ce que l’on voit en 2026. La double confrontation contre Monaco (3-2 ; 2-2) et le revers contre Rennes (1-3, le 13 février) ont révélé des fragilités inquiétantes. Comment expliquer cet effritement d’une équipe pas loin d’être perçue comme un modèle en la matière il y a quelques mois ? » Le quotidien sportif pointe plusieurs raisons à ces problèmes défensifs du PSG

Une intensité défensive moins présente

Le premier, le PSG affiche un défaut d’intensité persistant. La saison dernière, les hommes de Luis Enrique ont impressionné l’Europe par leur capacité à essorer leurs adversaires. Intensité, pressing, contre-pressing, mouvement permanent, ils imprimaient un rythme diabolique, soutenu par un rayonnement athlétique de premier plan. Rien de tel cette saison. Il y a bien eu quelques séquences intenses, mais jamais sur un match complet et jamais dans la durée, à l’exception du récent Classique (5-0), assure L’Equipe. Toutes les lignes sont en cause : les attaquants et les milieux en font moins et sont moins efficaces, donc le but est moins protégé. « Pour ce qui est des états de forme, le refrain est connu : saisons à rallonge, préparation minimale, litanie de blessures, ce PSG manque de punch et de ressources. Sur l’aspect mental, c’est plus le sentiment que Marquinhos et ses coéquipiers ont moins les crocs et subissent une décompression après la razzia de l’an passé. Un constat à tempérer : ils restent ces monstres de compétition dans les moments brûlants et, en interne, caressent ouvertement le rêve d’imiter le Real Madrid, dernier à avoir gardé sa couronne européenne. » Au quotidien, l’exigence est toujours une règle respectée, indique le quotidien sportif.

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L’absence de Fabian Ruiz se fait sentir

Le deuxième point avancé par L’Equipe, des individualités du PSG sont en souffrance. À l’exception de Nuno Mendes, passé à côté du play-off aller à Monaco mais qui reste plutôt sur des performances consistantes, il n’y a pas aujourd’hui un cadre à vocation défensive qui apparaît dans ses standards élevés de l’an dernier. « Pacho, sans être très inquiétant, traverse un cycle moins abouti où on le sent moins dominant. Marquinhos confirme, semaine après semaine, qu’il n’a pas (en l’état ?) les aptitudes athlétiques pour répondre à l’exigence de l’animation défensive de Luis Enrique. » Le cas Vitinha est intéressant. Luis Enrique et Luis Campos ont acté que le Portugais était en souffrance. Et que son retour en forme prendrait du temps… Cela a sans doute été insuffisamment souligné : l’absence depuis un mois de Fabian Ruiz (genou) pèse beaucoup. L’Espagnol, bien au-delà de ses projections et de sa qualité de passes, apporte un réel équilibre dans l’entrejeu. Et son trio avec Neves et Vitinha est sans aucun doute le plus complémentaire, assure L’Equipe. Enfin, le quotidien sportif estime que les doublures défensives ne sont pas à la hauteur. Dans le management de Luis Enrique, la concurrence a toujours été un levier précieux. Mais en défense, le quatuor Hakimi-Marquinhos-Pacho-Nuno Mendes a créé un écart énorme avec les doublures. Lucas Beraldo a démontré à plusieurs reprises qu’il n’était pas encore fiable dans les grands rendez-vous. Illia Zabarnyi devait permettre de préparer l’après-Marquinhos, mais les contre-performances de l’Ukrainien l’ont durablement maintenu sur le banc. La seule alternative probante dans le secteur défensif a été l’intérim de Warren Zaïre-Emery à droite. Là où cela devient problématique, c’est quand les titulaires n’affichent pas un niveau de performance optimal mais que Luis Enrique ne « peut » pas se priver d’eux pour les grands rendez-vous, conclut L’Equipe.

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