
Ces derniers mois, des remous au sein du centre de formation du PSG ont été annoncés. Maintenu à son poste de directeur, Yohan Cabaye a tenu à clarifier les choses.
Si le PSG possède l’un des meilleurs centres de formation de France, plusieurs tensions ont été avancées au sein de ce dernier ces derniers mois. L’inspection du travail a été mandatée alors qu’une enquête du comité social et économique (CSE) a aussi eu lieu, demandant le départ du directeur sportif du centre de formation, Yohan Cabaye. Mais le PSG a décidé de conserver son dirigeant. Après toutes ces affaires, l’ancien milieu de terrain est sorti du silence. Il s’est confié au Parisien sur les remous au sein du centre de formation du PSG.
Il s’est passé cinq mois entre la visite de l’inspection du travail et votre maintien à la tête du centre de formation et de la préformation. Comment avez-vous vécu cette période ?
« Je n’ai pas été perturbé plus que cela parce que je sais qui je suis. Je connais mes qualités et mes défauts. Je n’ai pas attendu le passage de l’inspection du travail ou l’enquête interne pour me remettre en question. Chaque matin, je me lève avec la concentration et la volonté de mettre des choses en place pour permettre au club d’atteindre ses objectifs. J’ai eu la chance d’effectuer la transition entre le camp des Loges et le Campus où on est tous réunis sur un site ultramoderne. On doit évoluer dans le temps et, parfois, les évolutions créent un peu de tension. »
Le sentiment d’avoir commis des erreurs ?
« Je prends toujours mes responsabilités et jamais je ne me cacherai. C’est mon tempérament. Mes collaborateurs savent que ma porte est ouverte, que je suis toujours disponible pour discuter, écouter, conseiller, challenger. Sur certaines décisions, j’ai peut-être été à l’encontre de ce que le collaborateur attendait, mais toujours avec une grande honnêteté. Au PSG, le niveau d’exigence nous oblige à viser l’excellence. Mais pour viser très haut, il faut qu’on évolue dans un environnement positif, que les personnes puissent se dire : « Je peux tenter des choses, innover, proposer parce que je sais que je serai écouté. »
À aucun moment j’ai pensé à démissionner ?
« Je ne suis pas un lâcheur. Quand il y a un peu de vent, il faut rester bien ancré au sol. Je ne peux pas demander à mes collaborateurs de venir avec le sourire, de mettre beaucoup d’intensité et de détermination dans leur travail si à la moindre tempête je mets la tête dans les épaules et je disparais. Je connais mes valeurs de vie et je peux me regarder dans une glace. »
Comment expliquez-vous alors que le club vous ait mis un avertissement ?
« Quand on est dans une volonté d’évolution, il y a très souvent des réfractaires. J’ai pris beaucoup de recul par rapport à cet avertissement, en me disant que nous ne sommes qu’à 60-65 % d’avoir optimisé les capacités de travail du Campus. Le plus important, c’est le présent et l’avenir. »
Les rapports avec l’équipe première
« L’alignement avec l’équipe professionnelle est 100 % positif. J’échange beaucoup avec Luis Campos et quand ce n’est pas avec Luis, c’est avec Olivier Gagne. Nous sommes en contacts permanents. D’ailleurs Juan Carlos Calero (coordinateur du scouting) est là pour assister aux entraînements, pour observer le développement de nos jeunes. Chez les U19 comme en Espoirs, on doit se rapprocher au plus près de ce qui se passe en équipe première pour que les jeunes, au moment où ils montent les escaliers pour aller chez les pros, connaissent déjà les principes de jeu et les attentes sur le plan collectif. »
Luis Enrique impliqué dans le processus ?
« Je sais qu’il a toutes les informations, il regarde les matchs aussi, il connaît les jeunes joueurs. Il nous a donnés du temps en décembre 2024 lors d’une rencontre avec les éducateurs, c’était extraordinaire. L’idée, c’est de pouvoir consolider ce genre de rendez-vous à l’avenir. Cette saison, des jeunes ont encore eu la possibilité de monter, d’être sur la feuille de match, d’avoir du temps de jeu. Et ça, ça vaut plus que des mots. »