
Même s’il savait qu’il allait être la doublure de Matvey Safonov, Lucas Chevalier a décidé de rester au PSG. Mais avec son temps de jeu inexistant, il pourrait être tenté par un départ cet hiver.
Recruté durant l’été 2025 pour être le gardien numéro 1 du PSG après le départ de Gianluigi Donnarumma, Lucas Chevalier a perdu sa place de titulaire à la fin de l’année 2025. Blessé à la cheville à l’approche du mois de décembre, il a vu Matvey Safonov prendre sa place, performer et convaincre Luis Enrique de lui laisser la place de numéro 1 malgré le retour de l’international français. Cet été, l’ancien Lillois, sachant qu’il serait la doublure du gardien russe cette saison, aurait pu quitter les doubles champions d’Europe. Mais il a décidé de rester pour tenter de retrouver sa place. Un choix, pour l’instant, infructueux, puisqu’il n’a pas encore disputé un seul match lors de cet exercice 2026-2027. Malgré une situation difficile, dans son entourage, on repousse toute forme de fatalisme, assure L’Equipe. « La situation n’a pas changé, mais l’idée de Lucas reste la même : celle de travailler pour inverser la situation. Au quotidien, il met tout en œuvre pour cela« , avance son entourage auprès de L’Equipe.
Un Lucas Chevalier irréprochable dans son travail
Au PSG, si on a conscience de la frustration du Français, on se félicite de disposer de deux gardiens de « haut niveau ». Et d’un Chevalier « irréprochable dans son travail », lance le quotidien sportif. Lucas Chevalier renvoie l’image d’un portier frustré par sa situation, certes, mais qui se donne les moyens de rester au niveau. Dans son rapport à son environnement quotidien en club, Chevalier, qui assume sa décision d’avoir voulu rester cet été au PSG à la suite d’un échange avec Luis Enrique, n’a pas fondamentalement changé. Pas d’évolution radicale d’approche, ni de révolution dans son entourage professionnel : il reste cette personnalité singulière, souriante et parfois en marge des codes des vestiaires de haut niveau, souligne L’Equipe. « Le Nordiste sait qu’il n’a pas tout réussi, hors terrain, dans ses liens avec ses coéquipiers comme dans ses premiers pas au sein du club. Une introspection nécessaire qui l’a fait évoluer. » S’il ne parvient pas à inverser la tendance d’ici là, la question d’un départ cet hiver sera, de nouveau, sur la table. Et clairement, la conclusion sera sans doute différente de l’été dernier. Au club, tout en laissant entendre qu’on pourrait être à l’écoute du marché en janvier, on repousse toute urgence : « C’est trop tôt. On ne sait pas ce qu’il peut se passer dans deux prochains mois », élude-t-on.