
Recruté cet été pour être le gardien numéro 1 du PSG, Lucas Chevalier a perdu sa place au profit de Matvey Safonov. Bernard Lama a tenu à défendre l’ancien lillois.
L’été dernier, le PSG a dépensé 55 millions d’euros pour s’offrir les services de Lucas Chevalier. Le portier a réalisé des débuts contrastés contre Tottenham, lors de la Supercoupe d’Europe, il a enchaîné les 20 premiers matches de la saison des Rouge & Bleu malgré des performances en dents de scie. Touché à la cheville contre Monaco le 29 novembre, il laissera Matvey Safonov jouer quatre matches, avant de lui aussi se blesser. L’international français a donc repris sa place. Mais après une nouvelle mauvaise prestation contre le Sporting, il a de nouveau laissé sa place dans le but du PSG au portier russe, qui semble avoir pris un ascendant sur Lucas Chevalier. Légende du PSG, Bernard Lama a tenu à prendre la défense de l’ancien lillois.
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« Chevalier, il va bosser, il va revenir »
« Je pense tout d’abord que Chevalier n’est pas arrivé à Paris dans un bon contexte. Une grande partie des supporters n’a pas compris pourquoi Donnarumma est parti, pourquoi le club a fait ce changement. Automatiquement, cela a mis une pression supplémentaire qui n’était pas nécessaire sur Chevalier. Comment vous, les médias, vous pouvez tomber sur un garçon comme ça, encore très jeune pour ce poste, talentueux… Comment peut-on lui tomber dessus ainsi, presque en attendant qu’il fasse une erreur pour pouvoir la signaler ? J’ai entendu Luis Enrique dire qu’il a trois bons gardiens et qu’ils peuvent jouer. Ce n’est pas faux. Je pense qu’ils sont tous de niveau équivalent. Je trouve ça logique, comme pour les joueurs de champ, qu’il y ait des changements. Le numéro 1 installé, c’était à une certaine époque. Si tu as deux, voire trois gardiens de même niveau, ce qui est important, c’est surtout leur connexion avec les coéquipiers, avec l’équipe, lance Bernard Lama dans le Late Football Club sur Canal Plus Foot. C’est une gestion globale. Il y a maintenant beaucoup de matchs. À mon époque au PSG, j’étais allé voir Artur Jorge pour lui dire que j’avais trop de matchs et que je souhaitais voir Luc Borelli jouer des matchs de Coupe. Ce sont des joueurs, pas des machines. On a parfois besoin de couper, même après de bons matches. C’est un Ch’ti, Chevalier. Il va bosser, il va revenir. À mon sens, il n’y a pas tant d’écart que ça entre lui et Safonov. C’est encore un garçon jeune, il ne faut pas l’oublier, il n’a pas l’expérience du très haut niveau avec plusieurs clubs. On est à Paris, champion d’Europe, une référence en matière de qualité. Et il n’y a pas que lui qui est en difficulté au PSG. »