Compte Rendu de Matchfil infos

PSG-Rennes 1-1 (0-1) 24/04/10

Au terme d’un match enlevé et plaisant, Paris partage les points avec Rennes. Alternant le chaud et le froid, les Parisiens se sont-ils complètement rassurés avant la finale de Coupe de France ?

A une semaine de la finale de Coupe de France, Antoine Kombouaré avait donc décidé d’aligner son équipe-type, celle qui devrait débuter au SDF contre Monaco, donc. A une exception près, NGoyi prenant la place de Makelele, suspendu. Et sur le début de la partie, on peut dire que cette équipe a de l’allure. Ragaillardis par une fin de saison moins terne que prévue, les Parisiens entament la rencontre pied au plancher, cantonnant l’adversaire breton du soir dans sa moitié de terrain. Erding, Jallet, Hoarau, et Giuly animent ce début de partie en se rapprochant du but de Douchez dans les 10 premières minutes. Rennes fait le dos rond et il faut attendre la 14è pour voir Bangoura adresser le premier tir breton en direction du cadre d’Edel, encore titularisé. Comme un remake de la saison, Paris pousse, virevolte, séduit presque… sans trouver la faille. Et ce qui devait arriver arriva.
Camara, parti en terre bretonne, se retrouve sans solution aux 35 mètres et adresse une passe molle… à Lemoine, seul et face au jeu. Les conditions du scénario catastrophe sont réunies. Lemoine trouve Briand à gauche qui déboule tout le terrain pour le contre-éclair et retrouve le pauvre Camara dans la surface parisienne. Un crochet et une passe decisive pour Leroy plus tard et voilà le PSG mené 1-0 de manière un peu ballotte.

Arrêtons-là ce compte-rendu pour nous pencher sur un phénomène incroyable que la presse ne manquera sûrement pas de relever. Encore un ancien parisien qui marque contre son ancien club. Oui, un classique du genre, même si Jérôme Leroy aura depuis son dernier passage au PSG (après un crochet par l’OM), porté les maillots de Guingamp, Lens, Sochaux, Jérusalem et Rennes. Aux yeux des professionnels, peu importe, Leroy reste un ancien parisien et il vient forcément grossir la longue liste des joueurs ayant un jour porté le maillot du PSG et marqué contre leur ancien club. Que voulez-vous, quand on a pas d’esprit et encore moins de personnalité, pourquoi ne pas reproduire ce que tout le monde écrit depuis des années ? On risque rien et ça fait trop cool. Même si au coup d’envoi, (on enlèvera le gardien), l’ancien parisien aligné face au PSG a en général une chance sur 10 d’être le buteur du soir, voire plus s’il est à vocation offensive ou un défenseur très bon de la tête ! Mais bon, il faut bien perpétuer cette tradition de moquerie souvent de mise quand on n’aime pas le club de la capitale.
Dans la même soirée pourtant, deux autres joueurs alignés face à leur ancienne équipe ont, chose incroyable, marqué contre leur ancien club. Avec Lille, De Melo et Gervinho auront juste été les fossoyeurs du Mans, leur ancien club, le condamnant à la relégation en Ligue2. Mais ça, personne n’en parlera puisque cette moquerie ne vaut évidemment QUE pour le PSG.

Mais reprenons notre match du soir. Enhardis par ce but d’un ancien parisien dont on remarquera au passage la technique et le coup d’oeil toujours intacts malgré le poids des années, Rennes commence à mettre le pied sur le ballon. Marveaux est bien le numéro 8 que l’on aimerait avoir au Parc. Véritable mobylette, c’est l’accélérateur du jeu de Rennes. Malheureusement pour les Bretons, il manquera son face à face avec Edel (41′), tout comme Hansson, dont la tête en lucarne est sortie avec brio par ce même Edel des grands soirs. Auparavant, Hoarau aura vu sa tête dégagée sur sa ligne par Lemoine (37′).

Rennes loupe le coche, Paris aussi

En deuxième période, Rennes bloque bien les Parisiens en jouant très haut. Il faut à nouveau une tête d’Hoarau pour redonner espoir aux tribunes, malheureusement sauvée sur sa ligne par M’Vila (56′). Elle est heureusement  suivie d’une deuxième victorieuse sur un centre de Jallet (64′) et le PSG revient dans cette partie qui aurait pu basculer du mauvais côté. Le dernier quart d’heure sera torride. C’est d’abord Mangane qui voit sa tête rebondir sur le haut de la transversale d’Edel, puis le show parisien commence. Luyindula trouve le poteau sur une belle frappe du droit, Hansson sur corner détourne le ballon qui vient mourir sur son propre poteau, puis Hoarau claque une tête qui rebondit sous la transversale sans rentrer dans le but (83′, 90′ + 1′, 90′ + 2′). Pire, M. Ledentu aurait même pu (dû) siffler un pénalty à l’ultime minute pour ce tacle par derrière de Fanni sur Erding (90′ + 3′). Au final, Paris ne remporte pas la victoire, mais aura sans doute accumulé encore un peu plus de certitudes avant la finale contre Monaco, adversaire de même calibre, le tout au terme d’un match plaisant et très enlevé.

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