
Vu et lu au sujet du PSG dans la presse hexagonale ce dimanche 30 novembre 2025. Le PSG chute sur la pelouse de l’AS Monaco (1-0), sa place de leader menacée, la grosse frayeur pour Lucas Chevalier, l’arbitrage de Clément Turpin pointé du doigt…
Dans son édition du jour, L’Equipe évoque la défaite du PSG sur la pelouse de l’AS Monaco (1-0), dans le cadre de la 14e journée de Ligue 1. Si l’équipe de Luis Enrique aurait dû évoluer rapidement en supériorité numérique après le gros tacle de Lamine Camara sur Lucas Chevalier (12e), elle n’a montré aucune énergie sur la pelouse du Stade Louis II ce samedi. Cette exclusion aurait peut-être changé la physionomie du match, mais Luis Enrique ne s’est pas réfugié derrière cette excuse : « C’est notre plus mauvais match de la saison. Ça n’a pas été facile pour Monaco non plus mais ils ont mérité plus que nous (…) C’est difficile d’avoir de la continuité quand tu fais des erreurs individuelles », a-t-il déclaré à l’issue du match. Trois jours après un match de Ligue des champions, les deux équipes n’ont pas livré un match d’une grande intensité. « Le diagnostic du coach parisien pourrait, il est vrai, s’appliquer à la quasi-totalité de son groupe, samedi. Le constat ne date pas de cet après-midi sur le Rocher. Mais depuis le début de cette saison où il est privé de ses cadres à tour de rôle, et contraint le reste du temps de les utiliser à moitié, Paris avait presque toujours donné le change. Quelques séquences, des coups de reins décisifs, deux ou trois gestes brillants : suffisant pour sauver la face et présenter un tableau de route très honorable sur le plan comptable », constate L’E.
Malgré un onze de départ qui montrait l’importance de cette affiche, les champions de France ont été inefficaces dans les deux surfaces avec des joueurs trop brouillons et en manque de mouvements. Avec seulement 4 tirs cadrés en 17 frappes, le PSG a affiché une pauvreté offensive et ne s’est pas non plus rassuré défensivement, notamment sur les coups de pied arrêtés. « Alors qu’il mène grand train sur la scène européenne (2e sur 36 équipes avec 12 points pris sur 15), Paris n’affiche pas la même prestance en L1 où sa marge n’a pas paru aussi mince depuis longtemps. Tant mieux pour le suspense. Il sera toujours temps de savoir si le retour durable de ses blessés à un niveau de compétitivité digne de ce nom suffira à dompter la meute en 2026. »
Les quotidien sportif met en avant la grosse faute subie par Lucas Chevalier dans cette rencontre. Après la rencontre, l’arbitrage de Clément Turpin a fait parler. « Le Paris Saint-Germain s’estime lésé et l’a rapidement fait savoir, d’abord discrètement, puis publiquement. » Au pressing sur Lucas Chevalier, Lamine Camara a sévèrement taclé le portier parisien au niveau de la cheville droite. L’arbitre a seulement averti avec un carton jaune. « Au centre VAR, personne n’a contesté ce choix ni jugé nécessaire de demander à l’homme en noir de venir consulter les images. » À la pause, le PSG n’a pas hésité à faire circuler des images, auprès de certains journalistes, de la cheville touchée de Lucas Chevalier. « Pour mettre la pression sur Clément Turpin avant la deuxième période ? », se demande L’Equipe.
Après la rencontre, ce sont les acteurs du match qui sont revenus sur cet événement : « Tout le monde a vu, ma carrière aurait pu prendre un autre tournant aujourd’hui. Je crois qu’il y a des gestes qu’on doit éviter parfois. J’ai eu beaucoup de chance aujourd’hui », a déclaré le portier parisien. Même constat du côté de Luis Enrique : « Ce que je peux dire, c’est que Lucas Chevalier a eu beaucoup de chance aujourd’hui. Vous devez poser la question : ‘Pourquoi l’arbitre n’est pas allé voir les images ?’ à la personne qui a décidé de ne pas les voir. Je voudrais parler beaucoup, beaucoup, beaucoup, mais je préfère dire que Lucas a eu beaucoup de chance aujourd’hui. C’est suffisant, il faut lire entre les lignes… » Lucas Chevalier a quitté le Stade Louis II en boitant légèrement. De leur côté, les Monégasques ont estimé que le carton rouge de Thilo Kehrer, en fin de match, n’était pas mérité. « Personne, en revanche, n’a évoqué la décision du VAR de valider le but de Takumi Minamino (69e) après un hors-jeu passif de Folarin Balogun. Au moins un choix qui n’a pas fait débat. »
« Le PSG est avantagé par les arbitres » pic.twitter.com/d8HbMwNKEJ
— Canal Supporters (@CanalSupporters) November 29, 2025
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De son côté, Le Parisien revient également sur la défaite du PSG en Principauté. Les champions de France ont livré une prestation indigeste sur la pelouse de Louis II. Trois jours après sa seconde période explosive face à Tottenham (5-3) en Ligue des champions, le club de la capitale a montré un visage totalement différent. « Comme si ses principales vertus étaient restées sur la pelouse du Parc des Princes, l’implication, la justesse, l’inspiration, la fluidité et le réalisme ont cette fois-ci toutes étaient aux abonnés absents côté PSG. » Le PSG a déjoué face au club du Rocher avec seulement 55% de possession de balle, un déficit dans les interceptions (7 contre 15 pour l’ASM) et les duels remportés (32 pour le PSG, 46 pour Monaco), soient autant d’indicateurs d’une prestation anormale pour les champions d’Europe. Reste à expliquer cette difficulté affichée par les joueurs de Luis Enrique. « L’explication la plus simple, dans ces conditions, serait évidemment de se pencher sur le calendrier, d’insister sur ce que les joueurs n’ont de cesse que de souligner, que la répétition des matches après quatre mois de compétition commence à éreinter les têtes et les jambes, que les blessures suffisent à expliquer pourquoi l’attaque parisienne est, comme au Vélodrome lors du premier revers en Ligue 1, de nouveau restée muette. »
Enfin, le quotidien francilien évoque aussi la grosse faute subie par Lucas Chevalier. Violemment touché à la cheville droite après un tacle de Lamine Camara, le portier du PSG portait les stigmates de ce geste violent au moment de regagner le car parisien après le match. « Sa cheville droite semblait le faire encore souffrir comme le démontraient ses quelques pas hésitants et ses appuis un peu plus forcés sur la jambe gauche restée, elle, intacte. Voir Chevalier sans béquilles et en état de jouer pendant toute la partie relevait presque du miracle au regard de la torsion de sa cheville. » Sur cette action, le VAR a décidé de ne pas appeler l’arbitre Clément Turpin pour visionner les images.
« Pourquoi l’arbitre n’est pas allé voir les images ? Il faut poser la question à la personne qui a décidé ça. Je voudrais parler beaucoup, beaucoup, beaucoup… Mais je préfère dire que Chevalier a eu beaucoup de chance, je pense que c’est suffisant », a déclaré Luis Enrique en conférence de presse d’après-match. Le coach parisien n’a pas pour habitude de commenter les décisions arbitrales et n’a pas souhaité aller sur le terrain de la polémique. « En privé, cette séquence impressionnante, qui rappelait grandement celle vécue la saison dernière par un autre gardien, Gianluigi Donnarumma, balafré au visage par les crampons de Wilfried Singo, avait beaucoup plus de mal à passer. Au moment de reprendre la direction de la capitale, c’est l’incompréhension qui prédominait du côté du PSG où l’on parlait d’une ‘très grave erreur’ commise par le corps arbitral », rapporte LP. Le club en veut à la fois à Clément Turpin et au VAR de ne pas avoir pris ses responsabilités. « Si le staff a aisément reconnu que son équipe n’avait pas évolué à son véritable niveau et ne voulait pas se cacher derrière des excuses, l’absence d’expulsion reste un mystère pour beaucoup, en interne. »
Voilà l’état de la cheville de Lucas Chevalier 😱 Et donc pas de carton rouge pour Camara… @iciparisidf #ASMPSG pic.twitter.com/SToZxAV196
— Bruno Salomon ⚽🎙 (@bruno_salomon) November 29, 2025