Accusation de viol contre Hakimi : Les dernières informations

En février 2023, Achraf Hakimi avait été accusé de viol. Le défenseur du PSG a toujours nié les faits. Ce mardi, son avocate a expliqué qu’il allait faire l’objet d’un procès.

Il y a trois ans, Achraf Hakimi était accusé de viol. Après une soirée passée avec le défenseur du PSG, une jeune femme s’était rendue dans un commissariat du Val-de-Marne, où elle avait déclaré avoir été violée, sans porter plainte. Après la divulgation de cette affaire, Achraf Hakimi avait démenti et expliqué qu’il attendait que la justice prouve son innocence. Ce mardi, trois ans après, cette affaire refait surface. En effet, comme l’a dévoilé Me Fanny Colin, l’avocate de l’international marocain, il a été renvoyé en procès. « Un procès est ordonné en présence d’une accusation qui repose sur la seule parole d’une femme qui a fait obstacle à toutes les investigations, qui a refusé tous les examens médicaux et recherches ADN, qui a refusé l’exploitation de son téléphone portable, qui a refusé de donner le nom d’un témoin clé », explique la représentante d’Achraf Hakimi à l’AFP. Me Colin a estimé que les « deux expertises psychologiques » de la victime « ont révélé le manque de lucidité sur les faits qu’elle prétend dénoncer » et souligne notamment « qu’elle a tenté de dissimuler à l’autorité judiciaire plusieurs messages échangés avec l’une de ses amies projetant de dépouiller (sic) Monsieur Hakimi ».

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La victime présumée accueille avec soulagement ce procès

De son côté, Me Rachel-Flore Pardo, l’avocate de la victime présumée, explique : « Après trois ans de combat judiciaire, ma cliente accueille avec soulagement l’ordonnance de mise en accusation d’Achraf Hakimi. » Elle estime que cette ordonnance « est parfaitement cohérente avec les éléments du dossier et les réquisitions du procureur », qui avait demandé en août la mise en accusation du footballeur devant la cour criminelle départementale. Ce mardi, Achraf Hakimi est sorti du silence sur son compte X. « Aujourd’hui une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse. C’est aussi injuste pour les innocents que pour les victimes sincères. J’attends avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement. » 

« Je sais que ce dont on m’a accusé est un mensonge »

Le numéro 2 du PSG avait déjà évoqué cette affaire dans une interview accordée à Clique le 25 septembre dernier. Il avait déjà clamé son innocence. « Je sais que ce dont on m’a accusé est un mensonge. Je sais que je n’ai rien fait et que je ne ferai jamais ça. Jamais on ne m’avait causé un tel préjudice. Pour moi, ça a été difficile et ça continue à l’être. Parce que quand on écrit mensonge après mensonge, ça fait mal, surtout pour ma famille. Mes enfants sont encore petits. Ils ne connaissent pas Internet et ne savent pas lire. Mais un jour, ils vont lire ce genre de choses. Et pour moi, voir qu’on a écrit ces mensonges sur leur père, ça n’est pas agréable. Et je ne souhaite ça à personne. J’ai même demandé à la police de leur parler pour donner ma version des faits. Ils ont aussi mon ADN. J’ai toujours été à leur entière disposition, pas comme la personne qui m’a accusé, laquelle n’a pas facilité les choses à ceux qui en avaient besoin. Grâce au travail de la police, on a fait de bonnes avancées. Aujourd’hui j’ai l’esprit tranquille. On espère que la vérité éclatera bientôt (…) Dans le monde du foot, beaucoup de gens veulent profiter de nous. Si tu n’es pas bien entouré, ça peut provoquer ce genre de choses. Après ce qui s’est passé, j’ai changé pas mal de choses et de gens. Maintenant, mon cercle de proches est si réduit que je ne laisse plus personne y entrer. »

De son côté, Le Parisien dévoile les dessous du renvoi d’Achraf Hakimi pour viol. Le quotidien francilien indique que, dans son ordonnance de mise en accusation en date de ce mardi 24 février, dont a eu connaissance en intégralité Le Parisien, la juge d’instruction insiste sur plusieurs points pour justifier le renvoi du footballeur. D’abord la cohérence de l’accusatrice, qui a « de manière constante et circonstanciée affirmé qu’Achraf Hakimi lui avait imposé une pénétration digitale dans le sexe ». Mais aussi les messages et échanges que la jeune femme, âgée de 24 ans à l’époque et que nous renommerons Mélissa pour préserver son anonymat, a eus immédiatement après les faits avec ses amis et proches qui « corroborent ses dires ». Le magistrat instructeur fait donc litière de la thèse d’une tentative d’extorsion ou de chantage financier, avancée aux premières heures par le joueur et sa défense. Enfin, la juge d’instruction retient dans les éléments à charge les conclusions d’une psychologue qui a auditionné la victime alléguée. Selon elle, le discours de la jeune femme paraît « sincère et authentique ». Elle a par ailleurs relevé que Mélissa n’éprouvait aucune « haine contre l’auteur », qu’elle n’était « pas dans la dramatisation des faits ni dans l’affabulation » et, qu’enfin, elle présentait « une réaction post-traumatique anxieuse ». Contrairement à ce qu’avait déclaré la défense, la jeune femme n’a jamais refusé de se faire expertiser psychologiquement. « Il résulte de l’ensemble de ces éléments des charges suffisantes à l’encontre d’Achraf Hakimi d’avoir exercé une contrainte sur [Mélissa] pour parvenir à des actes de pénétration sexuelle », conclut la juge d’instruction dans son ordonnance de mise en accusation. La magistrate liste toutefois, par la même occasion, quelques éléments à décharge en faveur du défenseur parisien. Parmi lesquels le fait que la star du PSG a « de manière constante contesté les faits de viol », le fait qu’il avait proposé initialement à la victime déclarée de se voir à l’extérieur ou en présence d’amis, ainsi que les témoignages de ses proches qui le décrivent unanimement comme « timide », « choqué des accusations portées à son encontre ». Ces derniers assurent n’avoir jamais été « témoins d’un comportement inapproprié de sa part ». Dans les autres éléments à charge retenus par la juge d’instruction figure, à son corps défendant, la déposition de son ex-coéquipier et désormais attaquant du Real Madrid, Kylian Mbappé. Bien que s’étant porté caution sur la moralité de son ami, il avait déclaré aux policiers qu’Hakimi lui avait confié avoir échangé avec la victime alléguée des caresses sur les parties intimes. Ce qui contredit les déclarations du joueur marocain qui, lui, avait toujours contesté avoir touché le sexe de la victime. Enfin, les investigations ont démontré qu’Hakimi avait invité, au cours de la même soirée, une première femme. Selon les déclarations de cette dernière, c’est une fois que le joueur a compris qu’aucun rapport sexuel n’aurait lieu que la rencontre fut écourtée.

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