Info à la Une – Le PSG veut encore un peu plus entrer dans l’histoire
Ce samedi (18 heures, Canal Plus, M6), le PSG affronte Arsenal en finale de la Ligue des champions. Il voudra se défaire des Gunners pour entrer encore un peu plus dans l’histoire du foot mondial.

Vainqueur de la Ligue des champions la saison dernière avec une victoire écrasante contre l’Inter Milan (5-0), le PSG remet son titre en jeu ce samedi après-midi contre Arsenal à la Puskas Arena de Budapest. Il est possible que la deuxième soit encore plus forte que la première, parce qu’il aura fallu redescendre des étoiles, s’arracher aux stigmates d’un été interminable et éreinté, visiter quelques interrogations passagères et des blessures durables, et continuer d’afficher une foi quand les matches essaimaient un doute raisonnable, lance L’Equipe. « À un an de distance, le PSG est remarquablement le même, avec les dix mêmes joueurs de champ, comme si les blessures, les fatigues et les niveaux de jeu intermittents avaient disparu de la surface. Mais il est, de fait, fondamentalement différent, puisqu’il a déjà gagné. La première conquête, un immense bonheur et un apaisement, lui aura été une armure contre le doute et les flèches, et il y a longtemps, depuis les premiers jours de Luis Enrique, qu’il s’est débarrassé de cette malédiction et de cette fragilité qui écourtaient ses rêves au printemps. »
Une opposition de style
Le voilà favori de l’immense majorité et accompagné par la grande musique des triomphes annoncés, mais l’escorte est un poil exagérée, peut-être, en regard de tout ce qu’Arsenal sait faire, et de tout ce qu’il empêche ses adversaires d’accomplir. Arsenal reste une menace absolue sur coups de pied arrêtés, qui pousse à s’interroger sur la manière dont M. Siebert acceptera que la surface soit une zone de non-droit, ce qu’il avait plutôt encouragé en dirigeant la demi-finale retour Arsenal-Atlético de Madrid, lance le quotidien sportif. Les Parisiens, surtout, ont su s’élever chaque fois qu’il était nécessaire, depuis des mois, depuis un an, obsédés par la recherche de cette émotion inégalable et de cet accomplissement. Ils n’ont pas seulement un adversaire pour un soir. Ils ont un rival pour longtemps. Mais c’est un soir à ne pas voir plus loin que la nuit et à s’en faire une fête, conclut L’Equipe.

De son côté, Le Parisien évoque bien évidemment aussi cette finale de Ligue des champions entre le PSG et Arsenal. Plus fort que la saison passée, au fond, maîtrisant mieux son sujet et les profils tactiques qu’il rencontre, le PSG possède l’infinie chance et peut-être l’incroyable talent de devenir deux fois champions d’Europe en moins d’un an. La prouesse, bouleversante et joyeuse à l’idée d’y penser, vaudrait légende, le Paris de Luis Enrique entrant à toute allure dans le panthéon des équipes laissant une trace dans l’histoire, avance le quotidien francilien. « La meilleure équipe de cette édition 2025-2026 est incontestablement le PSG, une vision partagée par tous les adversaires du club de la capitale et des observateurs indépendants. » S’il ne s’agissait que du périmètre sportif, le PSG serait relativement tranquille. Mais il tombe sur un souffle contenu et retenu dans un coffre-fort fermé à double tour. Les Gunners débarquent à Budapest dans la même position et selon les mêmes moteurs à propulsion que le PSG la saison passée à Munich, porté par le sens de l’histoire et la précieuse possibilité de l’écrire dans un club qui n’avait jamais soulevé la Coupe aux grandes oreilles, souligne Le Parisien. Face aux vents et au risque de tourbillon, le champion d’Europe affronte aussi un mur qui ne renvoie pas la balle. Arsenal défend aussi bien que Paris sait attaquer. Débarrassés de la réputation de losers par le gain de la Premier League d’un côté, de l’attente de la première Ligue des champions de l’autre, Arsenal et Paris ont posé les conditions pour offrir à ce stade le meilleur d’eux-mêmes, ce football de demi-dieux déployés par des humains extra mais en prenant chacun son chemin, conclut Le Parisien.





