
Entraîneur du PSG depuis l’été 2023, Luis Enrique a révolutionné le club de la capitale. Il a réussi à changer les mentalités au sein des Rouge & Bleu et a chassé la peur pour instaurer une mentalité de gagnant.
Si son arrivée sur le banc du PSG il y a maintenant presque trois ans rendait quelqu’un sceptique, Luis Enrique a très rapidement mis tout le monde d’accord. Avec ses méthodes et ses choix forts, il a fait du PSG une des meilleures équipes d’Europe, qui a atteint le dernier carré de la Ligue des champions trois ans de suite et qui pourrait s’offrir une deuxième Ligue des champions de suite demain après-midi (18 heures, Canal Plus, M6) contre Arsenal. Le Parisien explique que pour l’ancien sélectionneur de la Roja, une seule feuille de route réunit ces décisions : créer une bulle de compétitivité alimentée par un esprit collectif. Aucune tête ne doit dépasser, aucune star se manifester. Tout ce qui brillera sortira du lustrage d’équipe. Dans son recrutement, il cherche des éléments compatibles avec son jeu de position où la polyvalence domine, mais aussi des joueurs trempés dans l’acier, souligne le quotidien francilien.
Il aime entrer dans la tête de ses joueurs
Le coach du PSG « aime, selon l’expression consacrée, entrer dans les têtes de ses joueurs. Une donnée psychologique qui aura traversé toute sa carrière d’entraîneur. Là où certains techniciens mettent le sujet sur le tard dans leur mode de fonctionnement, lui y attache une importance depuis toujours. » Malgré une défaite à domicile à l’aller, le PSG de Luis Enrique a renversé depuis deux ans Barcelone en quart de finale de la Ligue des champions en 2024 et Liverpool en 8e de finale en 2025. Ce printemps, à Londres contre Chelsea, à Liverpool ou à Munich face au Bayern, il a martelé auprès de son groupe qu’il fallait entamer la manche retour en voulant la gagner, que le succès à l’aller à chaque fois ne comptait pas, souligne Le Parisien. « Qui joue le nul perd », confie-t-on dans son entourage. Cette mentalité a transformé une équipe hésitante lors de sa première année de mandat en 2023-2024, avec des résultats en déplacement décevants. Depuis, la métamorphose est spectaculaire avec des victoires à Liverpool (deux fois), à Londres contre Arsenal ou Chelsea. Ses protégés n’ont plus d’appréhension à déployer le jeu prôné dans un stade hostile, sans le confort des repères du Parc des Princes et le soutien incandescent des ultras, conclut le quotidien francilien.