Info à la Une – Comment Luis Enrique a su maintenir les ambitions du PSG

Après le premier sacre du PSG en Ligue des champions en 2025, l’entraîneur parisien Luis Enrique a su maintenir les ambitions des Rouge & Bleu dès le début de la saison.

Il restera à jamais gravé dans l’histoire du PSG. Sur le banc des Rouge & Bleu depuis l’été 2023, Luis Enrique a accompli l’objectif ultime : remporter la première Ligue des champions du club. Mais plus encore, le technicien espagnol a fait entrer le club parisien dans une autre dimension. Et pour preuve, le coach de 56 ans est proche de réaliser un doublé en C1, une performance seulement réalisée par le Real Madrid au XXIe siècle.

Luis Enrique a adouci son management


Cet objectif, Luis Enrique l’avait affiché dès le premier match officiel de la saison, lors de la Supercoupe d’Europe face à Tottenham, en août 2025 : « On a atteint l’objectif qui faisait rêver tout le monde, autour de nous. Mais on veut continuer à marquer l’histoire, et maintenant, cela consisterait à gagner deux Ligues des champions consécutives. C’est la mentalité qu’on a et que l’on veut pour cette saison. On sait que ce sera très difficile mais on est heureux d’avoir ce rêve. » Pour cela, l’entraîneur parisien avait rapidement compris qu’il devait modifier certains aspects de son jeu face à des adversaires capables de s’adapter à son contre-pressing grâce une agressivité différente, à l’image de Chelsea en finale de la Coupe du monde des clubs (0-3). « Dans la réalité, face à l’épuisement d’un été sans vacances et aux nombreuses blessures, il aura été heureux, déjà, de retrouver le niveau technique et athlétique de la saison précédente, quand le printemps est venu », rapporte L’Equipe dans son édition du jour. Si l’ancien sélectionneur de l’Espagne n’a jamais renié ses objectifs et ses exigences, il a aussi su s’adapter à certains moments, notamment avec son marquage individuel face au Bayern Munich en demi-finale de la Ligue des champions. Une tactique qu’il avait expliquée la semaine passée : « La chose la plus importante reste de nous regarder nous-mêmes, et pas nos adversaires. Sur cet aspect, on a continué de la même manière. Après, il est normal, dans ce type de match, de s’adapter à ce que fait l’adversaire. On parle de la meilleure des compétitions. On a su s’améliorer pour arriver en finale : puisque le Bayern a eu le ballon, il a aussi fallu savoir défendre. »

Pour répondre à cet objectif de « back-to-back », Luis Enrique a apporté quelques changements, symboliques ou révélateurs. La saison passée, l’Espagnol semblait presque vouloir diriger ses joueurs depuis le banc de touche, sans enlever leur liberté mais en se limitant au cadre collectif imposé. Mais lors de cet exercice 2025-2026, l’Asturien « a semblé davantage dans l’échange avec certains de ses cadres. Avant un grand match de Ligue des champions, il y a quelques semaines, l’entraîneur parisien a demandé à l’un de ses leaders offensifs s’il se sentait prêt à se ‘sacrifier’ sur les phases défensives, pour venir au marquage individuel d’un milieu de terrain adverse. La nouveauté, c’est que l’ancien sélectionneur de la Roja a laissé le choix à son joueur en lui disant, en substance : ‘Si tu n’es pas prêt à le faire, on trouvera une autre solution.’ Son joueur a accepté et réussi sa mission, et cet échange aux confins de la stratégie et du management symbolise les manières de Luis Enrique dans les moments importants de la saison. » Sans jamais renier son idée de jeu, l’entraîneur parisien a laissé de côté son autoritarisme pour maintenir les ambitions du club. En adoucissant son management, il est parvenu à continuer d’emmener derrière lui son vestiaire, qui a eu le sentiment d’être écouté et compris.

Le coach lui-même avait expliqué ce changement en conférence de presse : « Chaque année, je peux dire que je contrôle de moins en moins les choses. Je contrôle tout ce qui est important, mais il y a beaucoup de choses qui ne sont pas importantes dans le football et qui prennent beaucoup de place. Ce que je vois, c’est qu’on doit changer tout le temps. Il faudra avoir un peu moins de contrôle pour surprendre les adversaires dans le football de demain. Les joueurs sont plus jeunes que mon fils et, chaque année, tu dois changer certaines choses. J’aime cette imprévisibilité. » À l’approche de la finale de Ligue des champions face à Arsenal, il n’est pas question pour Luis Enrique d’abreuver ses joueurs d’informations sur l’adversaire ou la tactique. « Tout doit rester très simple pour une assimilation rapide et pour maintenir la concentration des joueurs autour des sujets les plus importants. Pendant que les joueurs s’adaptent, en permanence, à leur entraîneur, ce dernier continue de s’adapter à sa jeune audience qui grandit », conclut le quotidien sportif.

Youtube : Canal Supporters Paris

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