
Keylor Navas a passé cinq ans au PSG. Arrivé dans la peau d’un titulaire, il a fini son aventure parisienne en doublure de Gianluigi Donnarumma. Il est revenu sur cette fin douloureuse.
Durant l’été 2019, le PSG recrute Keylor Navas en provenance du Real Madrid. Avec ses performances XXL, il entre vite dans le cœur des supporters du club de la capitale. Il permet aussi au Rouge & Bleu de remporter des titres et apaise également sa défense qui est l’une des meilleures d’Europe. Beaucoup le considèrent comme l’un des meilleurs gardiens de l’histoire du PSG, voire le meilleur. En 2021, les dirigeants parisiens décident de saisir l’opportunité de s’offrir Gianluigi Donnarumma, l’un des meilleurs jeunes gardiens au monde, libre de tout contrat, lui qui avait décidé de ne pas prolonger avec son club formateur, l’AC Milan. La première saison, les deux gardiens alternent dans les buts du PSG avant que Christophe Galtier ne décide de faire de l’international italien le numéro 1. Keylor Navas quittera finalement le PSG durant l’été 2024, après un prêt de six mois à Nottingham Forest en 2023.
« J’étais mal mentalement, mais pas physiquement »
Sur sa chaîne YouTube, l’actuel gardien des Pumas au Mexique (39 ans) est revenu sur sa fin d’aventure au PSG. « Je sais qui je suis, je sais comment je joue, et je connais mon corps : je n’ai jamais été en mauvaise forme physique. J’étais mal mentalement, mais pas physiquement. Lorsque j’ai retrouvé mon équilibre mental et émotionnel, mon corps était en pleine forme. Je savais que j’allais pouvoir m’entraîner, me donner à fond et jouer de bons matches. (…) Quand je suis arrivé en Argentine, j’étais vraiment enthousiaste, car je me sentais prêt à rejouer. J’étais apaisé. Je suis arrivé dans un club où les supporters m’ont très bien accueilli, ils m’ont soutenu parce que je pense aussi leur avoir offert de bonnes performances sur le terrain. Ce que je retiens, ce sont les moments positifs vécus, les amis que j’ai pu me faire, les coéquipiers avec lesquels je continue de parler et avec lesquels j’ai noué de très bonnes relations. Je pense que c’était le but, et aussi de me prouver à moi-même que j’étais encore capable de jouer et de profiter du football. Tout le monde y a gagné, eux comme moi. »