
Comme l’ensemble de ses coéquipiers, Ousmane Dembélé n’a pas pesé lors de la demi-finale perdue par la France face à l’Espagne. Un nouveau rendez-vous manqué pour l’international français avec les Bleus.
Cette élimination en demi-finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Espagne (0-2) laissera un goût amer à l’équipe de France. Invaincus depuis le début de la compétition, les Bleus sont complètement passés à côté de cette affiche face ace à une Roja au collectif bien rodé. Le quatuor offensif de Didier Deschamps est notamment pointé du doigt après cette désillusion, à commencer par l’attaquant du PSG, Ousmane Dembélé.
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Pourtant, le numéro 10 du PSG n’a pas lésiné sur les efforts. « Il a beaucoup couru, selon son habituelle générosité, mais pas forcément en même temps que les autres, au point de s’agacer, sur une séquence de pressing, en première période, en constatant que ses coéquipiers n’avaient pas lu la situation de la même manière », décrit Vincent Duluc dans L’Équipe. Mais l’attaquant de 29 ans a surtout fait preuve d’un important déchet technique, « qui a empêché régulièrement les Bleus de tirer profit des quelques sorties de balle réussies et des rares ballons récupérés en position haute. » Avec cinq buts et deux passes décisives dans la compétition, son bilan statistique est largement positif par rapport aux années précédentes. « Il restait alors sur 3 buts au cours de ses 33 dernières sélections, alors que sa passe décisive face au Brésil (2-1), en mars, était venue après une longue série de 25 sélections sans être passeur », précise le quotidien sportif.
Si le bilan statistique n’a rien à voir avec ses précédentes compétitions, il existe néanmoins un véritable décalage entre le Ousmane Dembélé du PSG et celui de l’équipe de France. « Il s’est réinventé avec le PSG, a remporté deux fois la Ligue des champions en étant un moteur formidable de ces conquêtes, célébré pour son efficacité nouvelle, ses manières de déclencher le pressing et l’effort collectif, une aura de leader au coeur de la meilleure équipe d’Europe, du monde, peut-être. » Alors qu’il est en course pour remporter un deuxième Ballon d’Or consécutif, « il a plutôt illustré la malédiction selon laquelle jamais un Ballon d’Or en titre n’est devenu champion du monde, et le fait qu’il n’ait pas joué avant-centre, argument parfois utilisé pour décrire sa manière différente d’exister dans les deux univers, ne risque pas d’expliquer sa demi-finale », conclut L’E.