
Oumar Camara sur son départ du PSG : « J’avais le sentiment de ne pas avoir la perspective d’aller plus haut »
Durant l’été 2025, Oumar Camara a décidé de quitter le PSG, son club formateur, pour rejoindre le Vitoria SC. Un choix qu’il ne regrette absolument pas.
Oumar Camara était l’un des joueurs les plus prometteurs du centre de formation du PSG. Capitaine de l’équipe U19, il avait décidé de quitter son club formateur pour lancer sa carrière au sein du Vitoria SC durant l’été 2025. Un choix payant puisqu’il joue régulièrement avec l’équipe portugaise (46 matches toutes compétitions confondues, sept buts). Dans une interview accordée à L’Equipe, le jeune attaquant (19 ans) est revenu sur son départ du PSG.
Ce que j’ai au Vitoria que je n’aurais pas eu au PSG ?
« Du temps de jeu en équipe première. Et puis la confiance, la certitude que ce soit un club tremplin. En 2024, au PSG, le groupe Espoirs n’était pas encore quelque chose de consolidé. Je venais d’enchaîner deux saisons en U19. J’avais le sentiment d’avoir validé cette première marche et de ne pas avoir la perspective d’aller plus haut. »
Mais qu’est-ce qui vous fait dire que vous n’auriez pas eu cette chance, à moyen terme, avec le PSG ?
« Ça dépend vraiment des cas. Mais j’ai perçu le projet comme flou. On te dit que tu vas reprendre avec les pros mais après, que se passe-t-il ? Est-ce qu’il y aura de la continuité ? Est-ce qu’on va redescendre ? Je pense aussi que pas mal de générations ont été freinées par la suppression de l’équipe réserve (en 2019). Il y a un facteur chance, aussi. Quentin Ndjantou, l’an dernier, il marque un triplé en Youth League, il y a des blessés en équipe première, et il monte. Il a un peu joué. Le plus important, c’est d’enchaîner les minutes. À nos âges, c’est l’essentiel. Et ici au Vitoria, je le fais. Si je devais refaire ce choix, je le referais à 1 000 %. »
À Paris, l’un des problèmes n’est-il pas le lien diffus entre le centre de formation et l’équipe première ?
« Je ne crois pas. Il y avait une certaine proximité. On sentait qu’on était regardés. La principale difficulté, c’est de se projeter : à quel moment je vais pouvoir avoir des minutes à haut niveau pour progresser ? »
Avez-vous conscience que votre réussite peut inciter d’autres joueurs à partir ?
« Il n’y a pas un seul chemin. Je sais que Joane Gadou est un modèle pour beaucoup. Il a pu enchaîner les minutes, les étapes et jouer en C1. Je n’en suis pas là. Mais oui, ça donne forcément des idées. »





