Info à la Une – En patron, le PSG a surclassé Liverpool

Dans ce quart de finale aller de la Ligue des champions, le PSG a surclassé une équipe de Liverpool impuissante (2-0) et peut même regretter de ne pas avoir signé une victoire plus large.

Le quart de finale aller de la Ligue des champions entre le PSG et Liverpool, ce mercredi soir au Parc des Princes, a bien confirmé la forme du moment des deux équipes. Très supérieur aux Reds, le club parisien a surclassé une équipe anglaise (2-0) et peut même avoir des regrets au vu des nombreuses occasions. Mais les Rouge & Bleu ont pris une belle option sur la qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions avant le match retour à Anfield le 14 avril prochain. « Fidèles au rendez-vous qu’ils avaient avec eux-mêmes, intenses, souvent brillants, connectés techniquement comme ils l’ont rarement été cette saison, les Parisiens ont dominé Liverpool dans des proportions plus abyssales qu’attendu, encore, et c’est exactement la raison pour laquelle il en manque un », rapporte L’Equipe dans son édition du jour. La défense à cinq alignée par Arne Slot n’aura pas empêché les joueurs de Luis Enrique de dérouler leur football. « À mi-parcours de ce quart de finale, le PSG de Luis Enrique mérite d’être salué pour l’ensemble de son oeuvre, dans une soirée qui l’a vu se situer à la hauteur de son statut et de ses ambitions, sous l’effet d’un contre-pressing retrouvé et d’un mouvement perpétuel qui ont toujours été la signature majeure de son jeu dans ses grands moments européens. »

Malgré les buts de Désiré Doué (11e) et Khvicha Kvaratskhelia (65e), les Rouge & Bleu peuvent regretter les nombreuses occasions manquées en fin de rencontre, qui aurait tué tout suspense avant le match retour. La VAR n’a pas aidé non plus avec un penalty annulé pour Warren Zaïre-Emery et un autre injustement refusé à Nuno Mendes dans les dernières secondes de la rencontre. « Les Parisiens pourront regretter de n’avoir pas poussé leur avantage un peu plus loin. Ou alors, ils n’auront pas à le regretter, parce qu’ils sont plus forts, tout simplement, parce qu’ils sont capables de le montrer deux fois de suite, et parce que leur montée en puissance, annoncée ces derniers temps, cette manière d’avoir enfin regroupé leurs énergies et leurs esprits autour d’une idée de jeu qui les a consacrés, déjà, peut se doubler, à Anfield, du sentiment d’être passé par là, déjà, de reconnaître le décor, et de pressentir un destin. Même s’il en manque un », souligne Vincent Duluc.

De son côté, Le Parisien salue aussi la performance du PSG face à Liverpool (2-0). « Dans moins d’une semaine, les Reds devront attaquer pour espérer inverser leur ballotage défavorable. Avec des espaces, Paris ne devrait pas laisser passer sa chance. » La formation parisienne est donc bien partie pour accéder à la demi-finale de la compétition pour la troisième fois d’affilée sous les ordres de Luis Enrique, un entraîneur qui a la recette en Coupe d’Europe. « C’est une histoire éternelle, depuis que l’entraîneur espagnol a mis de l’eau dans son vin en acceptant de mettre de la transition rapide dans son jeu de position. Elle raconte que le PSG préfère attaquer en attaques placées mais qu’il peut mordre à tout instant en contres avec la vitesse de ses attaquants ou des passes des milieux dans le dos de la défense. »

En face, Liverpool, malgré un été à 500M€, n’a pas pu empêcher les vagues parisiennes et a fini par jouer comme une équipe de Ligue 1 de deuxième partie de tableau. « Obsédé par les points forts du PSG, Arne Slot a organisé une défense à cinq, onze joueurs derrière le ballon, des touches longues comme le football écossais il y a quarante ans pour contrer le champion d’Europe. » Malgré l’ouverture du score rapide de Désiré Doué, les Reds n’ont jamais changé leur tactique frileuse. Le champion d’Europe en titre peut même regretter de ne pas avoir aggravé le score lors de ses nombreuses transitions rapides. « En se découvrant davantage, Liverpool a semblé pourtant diffuser un début de menace, notamment grâce à Hugo Ekitike. Mais les Reds sont restés avares de leur supposé talent. La Ligue des champions, cette épreuve du vacarme et de l’éclat permanent, punit ceux qui ne jouent pas. »

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