Les louanges de Javier Pastore envers Nasser al-Khelaïfi
Javier Pastore a été la première grosse recrue du PSG version qatari. Quinze ans après son arrivée à Paris, l’Argentin s’est montré dithyrambique envers Nasser al-Khelaïfi.
Durant l’été 2011, le PSG a changé de dimension en devenant la propriété de QSI. En quinze ans, le club de la capitale a enchaîné les succès avec notamment le graal des deux dernières saisons avec le back-to-back en Ligue des champions. Il a aussi vu les meilleurs joueurs du monde porté le maillot des Rouge & Bleu. Le premier à avoir cru au projet du PSG se nomme Javier Pastore. Il avait rejoint le club de la capitale en provenance de Palerme contre 42 millions d’euros. Il jouera sept ans au PSG (2011-2018, 269 matches, 45 buts, 60 passes décisives) et partira à l’AS Roma en légende. Dans une interview accordée au Parisien, El Flaco a évoqué son ancien président au PSG, Nasser al-Khelaïfi.
Son amitié avec Nasser al-Khelaïfi
« Il me témoigne cette reconnaissance encore aujourd’hui, c’est incroyable. Quand j’ai quitté Paris en 2018 pour la Roma, il a continué à me parler tout le temps. On est restés en étroite relation. Il me demandait pourquoi je n’avais pas joué, pourquoi on n’avait pas gagné, on parlait de Rome et de Paris, de tout ce qu’il mettait en place pour gagner la Ligue des champions. Et quand le PSG a gagné en 2025, il m’a dit : « Merci beaucoup parce que si on est là, c’est parce que tu as commencé avec nous. » Ça fait huit ans que je suis parti, on n’a pas forcément besoin de se dire des choses, mais on est toujours là l’un pour l’autre. »
Son choix que je rapporte le trophée avant la finale contre l’Inter Milan ?
« Oui. L’UEFA préférait Youri Djorkaeff qui a gagné la Coupe d’Europe avec le PSG en 1996 et qui a joué à l’Inter Milan. Mais Nasser leur a dit non, il avait fait son choix, il voulait que ce soit moi. Depuis le jour de mon arrivée, il n’a pas cessé de dire qu’on gagnerait la Ligue des champions. Mais contrairement à ce que pouvaient dire les médias, il ne nous mettait pas de pression, il savait qu’il fallait du temps et que le chemin serait long. »
Un président proche des joueurs ?
« Oui. Au début, il venait à chaque entraînement. C’était incroyable, nous les joueurs on n’avait jamais vu un président aussi présent. Il ne vient pas du foot alors, pour apprendre, il avait besoin d’être là. Il voulait observer et échanger avec tout le monde. Qu’est-ce qui se passe à l’entraînement ? Que font les joueurs ? Que fait l’entraîneur ? Que fait l’intendant ? Il voulait tout comprendre. Alors, il était là. Il y avait beaucoup de choses qu’il ne comprenait pas alors il a écouté, il a compris, il s’est mis à jour. Il n’est pas du genre à dire : « Je suis à Paris, je suis le président du PSG et je reste les mains dans la poche. » Non, il est allé sur le terrain, il a dit : « J’aime pas ça, je veux faire comme ça. » Il s’est construit personnellement, il a reconstruit le club et aujourd’hui il est l’une des personnes les plus importantes du monde du foot. »
Surpris de voir ce qu’il est devenu ?
« Dès notre première rencontre, j’ai senti le président qu’il est aujourd’hui. Il avait une vision tellement claire de ce qu’il voulait faire. Après, heureusement qu’on est champions en 2013 parce que sinon, l’histoire aurait été très différente. Là, on a commencé à jouer la Ligue des champions tous les ans, le club est monté petit à petit pour devenir ce qu’il est. Quand on voit ce qu’il est aujourd’hui, c’est une folie. »
Comment fait-il pour être aussi à l’aise avec un jeune joueur qu’avec un président d’un grand club ?
« Il traite tout le monde de la même façon. Normalement, un président d’un club du standing du PSG ne voit que des personnes qui sont au top. Mais lui, il parle avec tout le monde. Quand j’étais au Qatar avec lui, je le voyais traiter avec le même égard et le même respect son chauffeur et Florentino Pérez. C’est sa manière de vivre. Il respecte tout le monde et il a toujours été comme ça. »





