
Vu et lu au sujet du PSG dans la presse hexagonale ce mardi 20 janvier 2026. Le match face au Sporting CP en Ligue des champions (21h sur Canal Plus Foot), le double défi des Parisiens, la montée en puissance attendue de Désiré Doué, le retour de Nuno Mendes au Sporting, focus sur les Portugais du PSG…
Dans son édition du jour, L’Equipe consacre sa Une à la rencontre du PSG sur la pelouse du Sporting CP (21h sur Canal Plus Foot), pour le compte de la 7e journée de la phase de ligue de la Ligue des champions. S’il manque encore quelque chose pour retrouver le PSG du printemps dernier, certains éléments montrent une progression dans le jeu des Parisiens : le contre-pressing et le retour d’un Ousmane Dembélé efficace. Ce soir, « Paris va continuer à poursuivre deux objectifs parallèles : valider sa présence en huitièmes, qui s’accorde à son statut ainsi qu’à ses intérêts, éventuellement, et retrouver pas à pas l’allure d’un grand d’Europe, qu’il n’a pas cessé d’être, il ne faut pas quand même pousser, mais qu’il est dans une moindre mesure, pour l’instant. » C’est surtout dans son animation offensive que le club de la capitale semble s’être éloigné de ses standards. Les Rouge & Bleu ne sont pas deuxièmes de Ligue 1 et éliminés de la Coupe de France par hasard : « ils ont moins de marge, actuellement, et il est difficile d’identifier exactement la nature du déclic qui pourrait ramener à la surface le meilleur de leur force. Mais puisqu’ils gardent une bonne attitude face à la difficulté, cette marge est aussi athlétique. » L’objectif de cette seconde partie de saison sera de retrouver de l’impact et de l’intensité sur la durée.
Le quotidien sportif fait également un focus sur Désiré Doué. Freiné par deux blessures cette saison, le numéro 14 du PSG traverse cette Ligue des champions dans la discrétion avec seulement 75 minutes disputées et deux apparitions. Un faible temps de jeu pour le héros de la finale à Munich le 31 mai dernier. Deux blessures (mollet droit et cuisse droite) qui l’ont éloigné des terrains six semaines à chaque fois. « À l’image de nombre de ses partenaires du PSG, ces dernières semaines, Doué aligne les prestations où se mêlent les séquences brillantes et les temps faibles. Sa première période contre Lille (3-0, vendredi dernier), comme celle face à l’OM au Trophée des champions (2-2, 4-1 aux t.a.b., le 8 janvier), ont donné à voir des contrôles brouillons, des mauvais choix, une emprise sur le jeu assez quelconque. » Mais par moment, on retrouve le joueur brillant, capable d’être virevoltant et créatif sur la pelouse.
Après un premier retour brillant (3 buts et 2 passes décisives en 4 matchs), la rechute de Désiré Doué a conduit le staff et l’intéressé à une prudence maximale. « Dans le vestiaire, depuis le mois d’août, certaines conversations tournent autour de la meilleure façon de gérer cette nouvelle saison à rallonge, avec l’objectif d’arriver ‘à point’ au début du printemps. » Aujourd’hui, l’ancien Rennais a retrouvé la pleine possession de ses moyens et une montée en puissance est attendue. Et à la différence de son arrivée à l’été 2024, l’international français n’a plus besoin de faire ses preuves. « Là où il était avant tout un homme de déséquilibre, il est devenu un élément décisif et incontournable dans les grands rendez-vous. D’un point de vue statistique, son rendement s’avère d’ailleurs supérieur, avec 6 buts et 3 passes décisives (et 2 penalties provoqués) en 16 apparitions, contre 16 buts et 14 offrandes en 61 apparitions la saison passée », conclut L’E.
Enfin, L’Equipe évoque aussi les retrouvailles entre Nuno Mendes et son club formateur, le Sporting CP. Arrivé à l’âge de 10 ans, le latéral gauche a pris quelques années avant d’exploser. Une blessure à l’adolescence (fracture de la jambe) lui a permis d’avoir le déclic, le point de départ d’une transformation physique. Son entraîneur en U11, Joao Plantier, explique l’évolution du joueur : « Ce n’était pas l’un des meilleurs, il n’avait pas le talent qu’il a maintenant, il était plutôt dans un second groupe mais il était déjà spécial, avec une activité différente, une résistance incroyable, il n’arrêtait pas de courir. À l’époque, c’était du 7 contre 7 et il couvrait toute l’aile gauche. Physiquement, il était en retard, c’était l’un des plus petits. Mais il faisait toujours ce qu’on lui demandait. Au fond de lui, il avait déjà ce rêve de devenir professionnel (…) Ce qui a favorisé sa croissance, c’est une blessure. C’est à ce moment-là qu’il a fait de la musculation et qu’il a connu ce ‘jump’. Le Sporting lui a donné le temps. Ce n’est pas parce que tu es petit que tu ne te développeras pas. Il mérite tout ce qui lui arrive. »
Puis son entraîneur en U17, Filipe Antunes, a pu assister à la montée en puissance de l’international portugais au fil des années. « C’est à partir de 16 ans qu’il a commencé à grandir et que son développement a été très rapide. Certains grandissent plus vite que d’autres et certains ne comprennent pas pourquoi ils ne jouent pas. Nuno, lui, n’a jamais changé d’état d’esprit. Il voulait jouer, évidemment, mais pour lui, chaque minute était une opportunité. Il donnait le maximum à chaque fois. C’est ce qui le différenciait des autres. Parfois, les bons joueurs font ce qu’ils savent faire. Lui, il faisait ce dont le coach avait besoin. Il pouvait faire énormément de choses : bien défendre, bien attaquer, jouer 3e défenseur, ailier… C’était une question de temps (…) L’année d’après il était aussi revenu très fort après sa blessure. Je pouvais imaginer qu’il passerait pro, mais à l’époque, impossible de deviner qu’il deviendrait le joueur qu’il est aujourd’hui. Nuno, c’est le rêve pour n’importe quel coach. »
Au PSG depuis l’été 2021, Nuno Mendes est devenu un relais sportif important chez les Rouge & Bleu. À 23 ans, il dispose désormais d’un physique fiable. Depuis 2023, en accord avec la direction parisienne, le latéral gauche travaille avec Antonio Gaspar, le kinésithérapeute de l’équipe nationale portugaise, dans le but de prévenir des blessures. Sa grosse blessure à la cuisse en 2023 lui a également fait passer un cap mentalement, comme l’explique Antonio Gaspar : « Il a aussi changé mentalement. Il est beaucoup plus focalisé sur son travail, il est devenu un professionnel fantastique. Cette blessure l’a aidé. Je pense qu’il est dans la meilleure forme physique de sa carrière. »
De son côté, Le Parisien se concentre aussi ce match entre le Sporting CP et le PSG en Ligue des champions. Le retour d’un contre-pressing efficace et d’un Ousmane Dembélé finisseur peuvent permettre aux Rouge & Bleu d’accomplir leur objectif d’une qualification pour les 8es de finale de la compétition. Mais il faudra l’atteindre avec un groupe réduit, où seulement 18 joueurs, dont trois gardiens, ont été convoqués. Avec une victoire, Paris réglerait quasiment l’affaire. Il y a un an, le club de la capitale avait dû batailler pour arracher une place de barragiste. « La rencontre peut servir de nouveau tremplin ou juste suivre les traces. Ce PSG 2025-2026 enfile surtout la tunique du combattant retrouvé quand sonne la Ligue des champions, avec quatre victoires sur six sorties et la meilleure attaque des engagés (…) Paris a abandonné la Coupe de France et ne sera peut-être pas champion de France avec cet incroyable Lens mais demeure traversé par deux forces et un cap : la Ligue des champions et n’offrir aucun titre à l’OM, un trophée en soi. Si la seconde partie de ses obsessions s’est achevée au Koweït, la première, la plus prégnante, la plus folle, la plus essentielle, celle qui fournit et éveille le plus d’émotions, reste active », rapporte LP.
Enfin, le quotidien francilien met en avant les nombreux Portugais présents à Paris. Arrivé au PSG à l’été 2022, Vitinha garde une profonde affection pour son club du FC Porto. Et à Paris, le milieu de 25 ans a trouvé à la fois un club où il s’épanouit et une ville où il peut cultiver ses racines : « J’aime acheter de la nourriture dans des marchés portugais à Paris, parce qu’il y a des produits de chez moi qu’on ne trouve que là-bas. Ça m’aide aussi à garder ce petit lien avec mon pays. » De son coté, Nuno Mendes va retrouver son club formateur ce mardi soir. Et le latéral gauche a laissé une grosse empreinte au Sporting, comme l’explique son entraîneur en U23, Leonel Pontes : « Quand je l’ai connu pour la première fois, il a montré immédiatement sa vitesse, son agressivité offensive. Il n’a cessé d’impressionner. »
Formé au SL Benfica, Gonçalo Ramos reste toujours dans les mémoires de ses formateurs grâce à son « sérieux » et ses « bonnes notes ». L’attaquant de 24 ans conserve aussi un lien très fort avec son père, qui avait été coach au centre de formation du club portugais. « Le club lisboète occupe une place prépondérante dans la famille Ramos puisque le petit frère Lourenço, 14 ans, évolue à son tour dans les équipes de jeune. » Également passé par le SL Benfica, João Neves est devenu le petit chouchou du club et du pays, où son départ est encore pleuré par certains habitants. « La grande critique faite au président de Benfica, c’est d’avoir vendu João Neves », rapporte un proche du club lisboète.