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Denis Renaud : “Contre le PSG actuel, tu ne peux pas anticiper”

Denis Renaud, ancien coach de Niort a affronté deux fois le PSG en Coupe de France. une fois en 2008 avec Carquefou (défaite 1-0) et la deuxième, la saison dernière en huitième de finale avec Niort (défaite 2-0). Dans une interview accordée à Ouest France, l’entraîneur a donné des conseils aux Herbiers afin de poser des problèmes au PSG, en s’appuyant sur son expérience.

Contre le PSG actuel, tu ne peux pas anticiper et régler tous les problèmes. Il y en a trop. On avait mis en place un bloc médian-bas, avec des attaquants qui se replacent dans l’arc de cercle de l’adversaire au milieu de terrain. On ne voulait pas jouer trop bas pour ne pas subir mais on savait aussi qu’il était impossible d’aller les chercher. Il y avait trop d’écart de niveau. J’avais aussi pris l’option de délaisser les couloirs, même si on sait que leurs latéraux ont une grosse importance dans leur système. J’avais préféré mettre de la densité dans l’axe. Dans leur 4-3-3, les deux milieux offensifs du PSG rentrent beaucoup dans l’axe et je ne voulais pas que les latéraux touchent trop facilement Cavani et les deux milieux offensifs. On a donc tenté de couper toutes les passes dans les intervalles. J’avais « dessiné » une sorte de rectangle devant ma défense. Mbappé n’était pas là, il l’est aujourd’hui. C’est le seul ou presque à prendre vraiment la profondeur au PSG. C’est la raison pour laquelle je ne crois pas que ce serait un risque énorme de laisser un peu d’espace dans le dos de la défense des Herbiers. J’insiste : il faut prendre des options car on ne peut pas tout régler.”

Avant de conclure. “Sur le plan mental, les Vendéens ont commencé à se conditionner dès qu’ils ont pris conscience de l’affiche de cette finale. Ils vont en effet devoir gérer la taille du stade, l’importance de l’évènement. Je suppose que Stéphane Masala s’est appuyé sur la vidéo pour que ses joueurs s’imprègnent du Stade de France. Peut-être aussi qu’il aura fait visionner des matches d’équipes hors Ligue 1 qui avaient été capables de réussir leur prestation en finale. Histoire d’enlever un peu de pression à ses joueurs. Mais le plus important, ça reste le plan de jeu. Offensivement, ils n’auront pas 40 occasions, ils le savent.”

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