Le choix de la stabilité de l’effectif, un problème ou une solution ?
Après une saison 2024-2025 historique, le PSG a décidé de conserver un effectif quasi identique pour défendre ses titres. Une stabilité assumée par Luis Enrique.
Après une saison 2024-2025 historique sur tous les plans, le PSG n’a pas révolutionné son équipe à l’intersaison. En effet, le club de la capitale a seulement enregistré trois arrivées (Renato Marin, Lucas Chevalier et Illia Zabarnyi) et a vu un seul cadre de son effectif quitter le club (Gianluigi Donnarumma). Et avec déjà six défaites cette saison, dont trois en 2026, plusieurs facteurs peuvent expliquer les difficultés actuelles des Rouge & Bleu : l’absence de vacances et la fatigue athlétique et mentale qui en a suivi.
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Un exemple similaire à l’AC Milan et au Real Madrid
Mais un autre problème existe aussi cette saison. « Pour l’instant, Paris est moins fort parce que ses meilleurs joueurs n’ont encore jamais fait un grand match le même jour. Pour l’instant, la saison n’a pas tranché la pertinence du choix de la stabilité de l’effectif, au détriment de sa régénération par le recrutement », explique L’Equipe dans son édition du jour. « Même s’il faut résister à la tentation de juger un recrutement au milieu de la saison, Paris s’est affaibli au poste essentiel de gardien et, en cherchant à introduire de la concurrence en défense centrale, il a surtout introduit de la fébrilité quand Zabarnyi joue. »
Face au Stade Rennais, Luis Enrique a pu aligner huit joueurs de champ qui avaient débuté la finale de la Ligue des champions, et cela n’a pas permis d’avoir le résultat espéré. « Parce qu’ils n’ont pas assez souvent rejoué ensemble, cette saison ? C’est possible. » En quarante ans, seules deux équipes ont réussi à conserver leur titre européen : l’AC Milan d’Arrigo Sacchi et le Real Madrid de Zinedine Zidane. Dix des onze titulaires milanais de 1989 face au Steaua Bucarest (4-0) l’étaient encore, un an plus tard, face à Benfica (1-0). Concernant le club merengue, il avait aligné le même onze lors des finales en 2017 et 2018. Si les deux formations n’avaient pas changé de gardien, l’idée de base se rapproche de celle de Luis Enrique. « Et curieusement, ou non, le PSG peut trouver un parallèle dans ses difficultés domestiques actuelles : le Real n’aura été champion d’Espagne qu’une fois (2017) pendant ses trois saisons de domination européenne, et Milan a échoué en 1989 (3e) comme en 1990 (2e). Ce n’est pas son rêve, a priori, mais, sur ce plan-là, Luis Enrique est encore dans les temps pour faire comme les autres », conclut le quotidien sportif.





