
Revue de presse PSG : Chevalier, Auxerre, Manchester City…
Vu et lu au sujet du PSG dans la presse hexagonale ce vendredi 23 janvier 2026. Chevalier pas encore adoubé par le vestiaire du PSG, le PSG veut reprendre provisoirement la tête de la Ligue 1, ou en est vraiment le PSG un an après le match contre City…

Dans son édition du jour, L’Equipe fait un focus sur Lucas Chevalier et sa place dans le vestiaire du PSG. « Un élément est clair : la situation de l’ex-Lillois n’est pas aisée. Son recrutement à la place d’un Gianluigi Donnarumma apprécié et influent dans le vestiaire a, dès le départ, suscité des questions en interne. Et n’a pas été compris. Dès les premières semaines, si la qualité de Chevalier, au pied notamment, a été saluée, une différence dans sa capacité à être aussi décisif sur sa ligne que « Gigio » a été actée par plusieurs de ses coéquipiers. Sans qu’une comparaison avec Matvey Safonov ne soit toutefois établie. » Des joueurs cadres comme Marquinhos se sont efforcés, par des gestes simples du quotidien comme dans leur discours public, de favoriser l’adaptation de Chevalier. Et maintenant ? « On est dans un contexte différent d’une époque où des cadres comme « Ibra » pouvaient être hyper durs par exemple. Je me souviens l’avoir entendu dire à Salvatore Sirigu : « T’es nul ! », souffle un salarié du PSG. Là, on a des personnalités différentes avec de vrais gentils. Marquinhos peut te faire un regard sombre mais ça restera bienveillant », assure le quotidien sportif. Ce groupe-là a montré, ces derniers mois, une unité évidente.Mais si Chevalier ne fait pas gagner de matches, le risque de « lâchage » du vestiaire, naturellement, existe, avance L’Equipe. Lucas Chevalier très sûr de lui et qui apparaissait, ces derniers jours, très calme quant à sa capacité à inverser la dynamique actuelle et à conserver son poste malgré le retour de blessure de Safonov, dispose d’une personnalité différente de son prédécesseur. Sa relation avec ses coéquipiers doit être nourrie, conclut L’Equipe.
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De son côté, Le Parisien évoque le match contre Auxerre et la possibilité de voir le PSG reprendre provisoirement la tête de la Ligue 1 et mettre la pression au RC Lens. Avant l’explication face à Newcastle mercredi en Ligue des champions dont la galaxie parisienne salive d’avance, Auxerre-PSG permet de revenir à la banalité de la Ligue 1 dans un week-end qui n’a rien d’anodin ni d’anecdotique. Mercredi soir, Paris se qualifiera peut-être directement pour les 8e de finale de la Ligue des champions. Il s’y présentera peut-être dans la peau d’un leader du Championnat de France, une position qu’il a cédée à Lens le 30 novembre, lance le quotidien francilien. « Il n’y a pas de vacances, ou alors du pouvoir espère-t-on à Paris, mais c’est un week-end de chassé-croisé sur les routes de la Ligue 1. Sur le papier. Avec un déplacement chez le 17e et un OM-Lens le lendemain, les deux premiers n’ont pas le même calendrier. Mais c’est oublier que le football reste un sport capricieux pour employer plus de formes que Luis Enrique après le revers à Lisbonne mardi soir. » Le meilleur moyen d’espérer un résultat de l’OM — pour une fois, les Parisiens ne médiront pas sur leur rival intime —, c’est d’abord de finir une bonne journée de boulot à l’Abbé-Deschamps ce vendredi soir à 20 heures. Avec de nouvelles ressources qui ressemblent à chaque fois à des recrues. Après le retour des blessés en attaque, voilà les pensionnaires de la CAN, dont le vainqueur avec le Sénégal, Ibrahim Mbaye, alors qu’Achraf Hakimi pourrait se reposer, conclut Le Parisien.

Le quotidien francilien se demande aussi où en est vraiment le PSG un an après sa victoire importantissime contre Manchester City. L’équipe parisienne a changé de statut et n’est plus tout à fait la même… mais, footballistiquement, elle continue de partager quelques similitudes avec sa version 2024-2025, estime Le Parisien. « Les huit réalisations inscrites en moins en Ligue 1 cette saison (40 contre 48) sont contrebalancées par les dix supplémentaires marquées en Ligue des champions (20 contre 10), fort du carton infligé à Leverkusen (7-2). Au cours du dernier mois, le PSG a certes dominé son sujet, mais sa faculté à se procurer des occasions vraiment nettes et son déchet devant le but rappellent grandement les prestations de l’automne 2024 contre le PSV ou l’Atlético de Madrid. » Le repositionnement d’Ousmane Dembélé avait alors tout changé. Le Ballon d’Or continue de marquer, mais le manque de lucidité des autres offensifs continue de porter préjudice à une formation toujours aussi frustrante dans ce registre, souligne le quotidien francilien. Le PSG est passé d’une équipe qui pouvait douter à une équipe sûre de sa force mentale, portée par une confiance inébranlable symbolisée par de multiples retournements de situation. « Les cinq revers subis après trente matchs (une première depuis 2020-2021) démontrent que Paris ne peut pas éternellement s’en remettre à son état d’esprit et à sa résilience. Mais ses hommes ne veulent pas paniquer, malgré un moins bon bilan comptable en Ligue 1 (42 points contre 46), un fond de jeu moins séduisant et un gardien pas assez décisif. Deuxième de Ligue 1, l’effectif se sait capable d’inverser la tendance et continue d’afficher son optimisme, même quand le bateau tangue un peu plus », assure Le Parisien. Un an après City, le principe d’équipe type est une notion abstraite presque fantasmée au PSG. Depuis la finale de la Ligue des champions, les dix joueurs de champ alignés le 31 mai à Munich n’ont jamais débuté ensemble une rencontre. En France ou sur la scène européenne, les adversaires rêvent de faire tomber le champion d’Europe et de s’offrir une victoire qui marque les esprits. Paris a désormais une cible dans le dos et n’avance plus masqué. En affirmant vouloir décrocher une deuxième Ligue des champions consécutive, Luis Enrique et ses joueurs ont conscience des attentes énormes qui les entourent, conclut Le Parisien.





