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Roger-Petit : “A quand un plan Leproux pour éjecter du Parc cette partie du public ?”

Le vrai public football au Parc des Princes est dans les virages, et les sifflets hier l’ont encore prouvé, affirme Bruno Roger-Petit. Il est temps selon le journaliste d’aller vers une nouvelle voie avec des supporters plus que des spectateurs.

“Cavani et Ibrahimovic sifflés au Parc des Princes. On se pince pour ne pas croire à tant de bêtise, lance le journaliste sur son blog du Figaro. Et pourtant, une fois de plus, la majorité des tribunes Borelli et Paris ont osé ce crime contre l’esprit du football, en dépit de toute raison. Et plutôt que de célébrer le sublime but marqué par le PSG contre Rennes, lumineux enchainement de passes conclu par Lavezzi, on ne parle que de ces spectateurs qui conspuent des artistes. La honte. A quand un plan Leproux pour éjecter du Parc cette partie du public qui ne mérite que le qualificatif de bourgeois stupide ? Il faut aussi le dire : comme d’habitude, une bonne partie des tribunes Boulogne et Auteuil, et des virages, ont scandé le nom de Cavani. Et n’ont pas sifflé Ibrahimovic. C’est là que se respire le football, désormais, dans les tribunes du Parc. C’est là que l’on aime le foot comme les Anglais. Avec le respect dû aux joueurs. Quelles que soient les performances. Quels que soient les résultats. (…) On pourrait aussi mentionner que Laurent Blanc, une fois de plus, ne s’est guère montré à la hauteur de la gestion psychologique de ses joueurs. Sortir Cavani dans les secondes suivant une salve de sifflets lui étant adressés, c’était comme livrer le joueur en pâture au public bourgeois stupide. C’était maladroit, et Cavani a eu bien raison de lui signifier. (…) Cet incident des sifflets tombe bien, qui permet de montrer que le débat sur l’actuel défaut d’ambiance de football vrai au Parc des Princes mérité d’être lancé. Il faut désormais que le PSG trouve le moyen de faire revenir au stade des supporters à la culture anglaise du football, tout en conservant l’acquis du plan Leproux, à savoir que l’on peut enfin venir en famille au stade sans trembler pour ses enfants. Il y a là une synthèse à construire.”

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