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Anciens – Van der Wiel explique souffrir de dépression et de crises d’angoisse

Après quatre ans au PSG, Gregory Van der Wiel a quitté le club de la capitale en juin 2016 (132 matches, 4 buts). Sa carrière a ensuite été très difficile, enchaînant les mauvaises expériences. Fenerbahçe (17 matches, saison 2016-2017), Cagliari (2017-2018, 6 matches). Il arrive tout de même à se relancer en rejoignant la MLS et le Toronto FC. Mais après une seule saison, le club canadien décide de ne pas renouveler son contrat. Depuis pratiquement deux ans, l’ancien latéral droit parisien (32 ans) est sans club. Une situation qui le pèse comme il l’a fait savoir dans un long texte sur son site internet. Van der Wiel y confie souffrir de dépressions et de crises d’angoisse.

Depuis plus d’un an maintenant, je suis en proie à des crises de panique et à de l’anxiété. C’est quelque chose qui a commencé quand je me détendais chez moi à Los Angeles. À ce moment-là, je ne savais pas ce qui m’arrivait, je pensais être victime d’une crise cardiaque, raconte Gregory Van der Wiel. J’ai d’abord cru qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas physiquement. Mais avec différents hôpitaux et médecins, nous avons vérifié tout mon corps, et la conclusion était que tout fonctionnait de manière optimale. Après cette confirmation, j’ai donc commencé à me concentrer sur l’aspect mental, sur lequel je travaille encore à ce jour. En tant que joueur de football professionnel, j’ai toujours eu la pression de montrer le meilleur de moi-même, peu importe ce que je ressentais. J’ai toujours mis mes émotions de côté, et c’est quelque chose qui s’est construit après toutes ces années. Frustration, colère, déception, tristesse, j’ai tout mis de côté et j’ai continué ma vie et ma carrière. Dire ‘Je m’en fiche’ est facile, et c’est ce que j’ai fait. Les dernières années de ma carrière n’ont pas été faciles. Après n’avoir pas toujours été pleinement heureux à Paris, après une année difficile à Istanbul et quelques mauvais mois à Cagliari, le plus gros choc émotionnel est venu lorsque j’ai été contraint de quitter le Toronto FC. […] Ma carrière s’est lentement arrêtée. À ce moment-là, je ne réalisais pas ce que cela m’avait fait émotionnellement. En plus, il y a le sentiment de ne pas savoir ce qui va se passer ensuite dans votre vie. Me réveiller tous les jours et ne pas savoir quoi faire me tuait. Je suis passé d’une routine d’entraînements quotidiens et de matchs hebdomadaires, à ne pas avoir d’objectifs ni de routine du tout. Six mois plus tard, mes crises de panique ont commencé.

Grégory Van der Wiel conclut sur une note positive, expliquant aller beaucoup mieux actuellement, lui qui est de retour dans son pays natal. “De retour à Amsterdam, je vais beaucoup mieux. L’amour pour le jeu est toujours là, il n’a jamais disparu. C’est pourquoi j’essaie de revenir sur le terrain quoi qu’il arrive et je suis très chanceux d’avoir trouvé un club qui est prêt à m’aider à y parvenir. Le RKC Waalwijk  m’a accueilli à bras ouverts et m’a proposé de m’aider pour tout. […] Je voulais partager cela avec vous parce que cela fait partie de la vie. Peu importe qui vous êtes, nous sommes tous des êtres humains, et cela peut arriver à n’importe qui.” Un texte beau et poignant à retrouver en intégralité sur son site internet. On souhaite bien évidemment le meilleur pour Grégory Van der Wiel.

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