Luis Enrique s’explique sur la mise au repos d’Ousmane Dembélé

Présent en conférence de presse ce jeudi, à la veille du match face au LOSC, l’entraîneur du PSG, Luis Enrique, a répondu aux nombreuses questions des médias.

Ce vendredi soir (20h45), le LOSC et le PSG s’affrontent au stade Pierre-Mauroy, en ouverture de la deuxième journée de Ligue 1. Très attendu en conférence de presse, l’entraîneur parisien, Luis Enrique, a répondu aux questions des différents médias, notamment sur la mise au repos d’Ousmane Dembélé, le départ à venir de Bradley Barcola ou le tirage au sort de la Ligue des champions.

Une semaine pour parfaire les automatismes (PSG TV)

« Oui, c’est clair. On a démarré la saison avec deux coupes en peu de temps. Maintenant, on a le temps de préparer chaque match calmement. C’est un bon moment pour parler avec les joueurs des choses que l’on veut améliorer. »

Un nouveau match à l’extérieur (PSG TV)

« Il n’y a aucun match facile à l’extérieur. C’est un scénario positif pour nous, parce qu’on peut essayer des choses qu’on va chercher à préparer pour la Ligue des champions. Ce sont des matchs avec une motivation spéciale. »

Le tirage au sort de la Ligue des champions (PSG TV)

« Les trois premières années, je l’ai regardé dans mon bureau. Les trois fois, ça a été catastrophique avec un calendrier très difficile. Aujourd’hui je vais prendre mon vélo et rouler autour de Paris. Et quand je vais rentrer, tout le monde va me ternir au courant. Pire que l’année dernière, je pense que ce sera difficile. »

Ce qu’il manque encore au PSG en ce début de saison

« Cette année, c’est différent, on a eu plus de temps. On a le niveau technique, mais à ce niveau de la compétition, il manque encore des choses, comme pour les autres équipes. Il n’y a rien de préoccupant. »

La raison de la mise au repos de Dembélé

« Rien n’est nouveau. L’année dernière, il y a des moments où nous avons donné du temps de repos aux joueurs comme Ousmane, Hakimi et plusieurs autres joueurs. Il y a trois ans, c’était pareil avec Ousmane et Kyky (Kylian Mbappé). Je suis un grand admirateur d’Ousmane Dembélé, c’est un joueur essentiel et de haut niveau. Il a fait un gros effort pendant ses vacances pour participer aux deux finales (Supercoupe d’Europe et Trophée des Champions). Il a été, il est et il sera un joueur important pour nous. Je suis content et il a pris une bonne décision cette semaine. Pendant toute la saison, il devra faire avec d’autres joueurs. Je suis convaincu qu’on est dans le bon chemin. À chaque fois que tu prends une décision difficile, il y a du bruit autour du PSG. Quand il ne joue pas bien, on pense qu’il y a de meilleurs solutions pendant un match, c’est normal puisque nous sommes une équipe. Il faut l’accepter. Je pense que les joueurs sont déjà habitués à ma manière de gérer ça. Je suis convaincu qu’à l’avenir, on cherchera à retrouver le même niveau qu’avant. »

Le bilan de Barcola, en instance de départ

« Bradley Barcola est encore un joueur du PSG »

Un durcissement de la concurrence au PSG cette saison

« C’est important de souligner cela. Avec les joueurs qui sont revenus avec moins de jours de repos à cause de la Coupe du monde, je suis toujours ouvert à leur donner du temps de repos. C’est très important de savoir se déconnecter. Cela est déjà arrivé par le passé avec différents joueurs. C’est la même chose pour Ousmane. Il a fait ce bel effort pour être avec l’équipe lors des deux finales. Après cela, c’est le moment de prendre du temps pour se déconnecter. Je me répète, je suis un grand admirateur d’Ousmane Dembélé. C’est un joueur différent. Il est un vrai leader sur le terrain. On continue à gérer cela de cette manière. »

Son regard sur Davide Ancelotti, le coach du LOSC

« Bien sûr que je le connais, tout le monde le connaît. Il a été très important ces dernières années avec Carlo Ancelotti. Je suis toujours attentif parce que j’aime ce qu’il a montré sur le banc et ses opinions sur son père. Ce que j’ai vu de lui et la manière dont il a géré le Real Madrid, c’est très intelligent. C’est un très bon coach et il aura l’opportunité de le montrer à Lille. Ça va être excitant de le rencontrer et j’ai hâte de jouer ce match. »

Une exigence plus élevée avec les nombreux titres remportés

« Gagner des titres, c’est important, mais il y a la manière. Ce qui nous rend le plus fier, c’est la manière dont on joue chaque match. Après, tu peux perdre ou gagner, il y aura de tout cette saison. Mais c’est la manière dont tu gères les victoires et les défaites qui est la plus importante. C’est l’identité que nous avons. C’est notre motivation. Ce sera ma troisième (quatrième, ndlr) année dans le même club, c’est un record pour moi. Mais j’ai la motivation du premier jour. J’ai le club et la direction sportive avec moi, je sens la confiance de l’équipe et des supporters aussi. C’est un très beau chemin, qui, j’espère va durer très longtemps. »

Ne pas regarder le tirage au sort de Ligue des champions, est-ce par superstition ?

« Quelle superstition ? La superstition c’est argentin et italien ! Je rigole un peu. Je ne peux rien dire de mauvais sur la Ligue des champions. Je rigole, mais je vais vraiment le faire (ne pas regarder le tirage au sort). Il y aura Luis Campos et Olivier (Gagne) sur place, on est entre de bonnes mains. Je serai tranquille sur mon vélo avec Joaquin Valdes et, quand on rentrera à la maison, on verra le menu. Mais je signe pour les résultats des deux dernières années. »

Ferran Torres peut-il avoir une place dans le onze du PSG ?

« Vous aimez cataloguer les joueurs : qui est titulaire, qui est sur le banc. Pour gagner des trophées comme nous l’avons fait ces trois dernières années, il faut une équipe. Nous avons gagné car nous avons eu des joueurs comme Kang-In Lee, Gonçalo Ramos et Bradley Barcola qui ont été très importants. Tu ne gagnes rien avec seulement 11 joueurs. Je suis très ouvert quand je parle avec les joueurs. Si tu montres que tu es meilleur que les joueurs qui démarrent les matchs, pour moi, il n’y a pas de problème. Normalement, on cherche à trouver les meilleurs joueurs, mais pour gagner plusieurs trophées importants, tu as besoin d’une équipe, tu as besoin de 23 joueurs, pas de 11 joueurs. »

Les coups de pied arrêtés peuvent-ils devenir une arme supplémentaire ?

« Au début, quand je suis arrivé ici, vous m’avez toujours posé des questions sur les coups de pied arrêtés. Mais après deux ans, plus personne n’a posé cette question. Si tu poses la question aujourd’hui, c’est très positif car nous sommes l’une des meilleures équipes en Europe, dans le top 5 sur l’aspect défensif et offensif sur les coups de pied arrêtés. Et dans notre championnat, l’an dernier, on a été les meilleurs, offensivement et défensivement, ce sont les statistiques. Nous en avons parlé cette semaine avec l’équipe, et on a fait des erreurs sur les derniers matchs. C’est ça, le football, il faut toujours être attentif. C’est un sujet que nous avons beaucoup amélioré avec Rafel Pol, Borja Alvarez et Guillem Hernandez, mais spécialement avec Rafel Pol, qui fait un travail incroyable. On continue à améliorer notre façon de jouer. »

L’importance de récompenser sportivement ou financièrement celui qui est à l’origine de l’action, et pas uniquement le buteur

« C’est un sport d’équipe. Si tu n’as pas le gardien qui commence l’action ou les latéraux ou les milieux, ton équipe ne fonctionne pas. La chose la plus difficile, c’est de finir l’action. Mais finir l’action dépend de beaucoup de choses. Il y a deux ans, on a commencé à beaucoup plus valoriser le joueur qui fait la passe décisive. C’est la manière de montrer qu’il faut avoir l’effort de tous les joueurs pour trouver le succès. »

Youtube : Canal Supporters Paris

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