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Kezman : Le Guen a tout gâché

Mateja Kezman sera une dernière fois au Parc des Princes ce soir, mais dans les tribunes sous forme d’adieu avec le club. Le Serbe, qui n’aura jamais vraiment brillé sous le maillot parisien mais qui n’aura jamais eu l’opportunité d’être aligné plusieurs fois de suite, a vidé son sac dans L’Equipe : « Pendant longtemps, j’ai gardé l’espoir que les choses évoluent. Mais quand tu vois qu’on ne te fait pas jouer alors que les autres attaquants ne marquent pas un but, tu t’interroges. J’ai beaucoup de respect pour Mevlut et Guillaume, mais ils traversent une mauvaise passe. Dans les autres lignes, la concurrence existe. Pas en attaque, visiblement. Je me suis dit : “ Si je ne joue pas alors qu’ils ne marquent plus un but, que se passera-t-il le jour où ils vont se remettre à scorer ? ” J’ai compris qu’il n’y avait plus d’avenir.»

Mais pour Kezman, un homme l’a conduit à sa perte au PSG, c’est Paul Le Guen : « Je n’ai aucun mal à dire sur le PSG. Mais il y a une chose que je n’ai jamais comprise, c’est pourquoi le club ne me laissait même pas enchaîner cinq matches d’affilée, alors qu’il avait payé 5 M€ pour mon transfert et m’avait offert un gros contrat. En fait, quelqu’un a tout gâché… Paul Le Guen. Avec lui, la donne était faussée dès le début. Avant que j’arrive, je n’étais pas son premier choix. Mais bon, il avait dit oui à ma venue. Dès le premier jour, j’ai senti qu’il n’était pas heureux de m’avoir dans son groupe. Le jour de la signature de mon contrat, quand il m’a serré la main, j’ai ressenti des ondes négatives. Il ne m’aimait pas. J’ai vraiment commencé à trouver les choses étranges, quand il m’a sorti de l’équipe alors que je venais de marquer contre Nantes et Kayserispor. Trois jours après le match en Turquie, on jouait à Saint-Étienne (0-1) et, lors de l’opposition de la veille, il m’aligne avec les remplaçants… Je suis allé le voir pour lui demander quel était le problème avec moi. Il m’a dit : “ C’est Jimmy Briand que je voulais, pas toi. ” Dès lors, tout est devenu très compliqué, très tendu. Il me provoquait et j’ai commencé à bouillir. Au point que j’en arriverai à jeter mon maillot.»

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