
PSG – Luis Enrique, ou l’art de la maîtrise totale
Arrivé au PSG durant l’été 2023, Luis Enrique a révolutionné le PSG. L’entraîneur espagnol est guidé par une obsession de tout maîtriser.
Luis Enrique est le premier entraîneur à avoir offert la Ligue des champions au PSG. Le coach espagnol a révolutionné le club de la capitale, n’hésitant pas à mettre de côté des joueurs importants tout en misant sur le collectif. Des choix forts qui lui ont permis de remporter presque tous les titres qui se sont présentés à lui. Dès ses premiers pas d’entraîneur, l’actuel coach du PSG a planté le décor. De Rome à Paris en passant par le Barça ou la sélection, il a exposé les mêmes plans, présenté les mêmes exigences. Primo, dans la sphère technique, il n’y a qu’un boss : lui. Secundo, il n’y a qu’une philosophie de jeu envisageable et immuable : être « protagoniste » (possession maximale, pressing, jeu de position…). Deux conditions imposées pour signer dans la Ville Lumière, qui l’avaient conduit à ne pas donner suite aux avances de Chelsea et son envahissant patron Todd Boehly quelques semaines plus tôt, avance L’Equipe. Ces deux axes rejoignent une même obsession, ne jamais subir.
Sur les pelouses et sur les bancs, il a passé sa vie à donner tort, non sans plaisir
Cet impératif d’avoir la main, directe ou indirecte, est le fruit de plusieurs facteurs. Les fêlures de son propre parcours, déjà. Un gamin recalé deux fois par le centre de formation de Gijon puis – on le sait moins – à 18 ans par le Barça. Le coach du PSG en a tiré une leçon essentielle : ne pas prendre le jugement des autres pour argent comptant et ne laisser personne décider pour lui. De là est née une défiance envers le monde extérieur. « Sur les pelouses et sur les bancs, il a passé sa vie à donner tort, non sans plaisir. Ce « self-made-man » a tiré de sa propre trajectoire une confiance en lui et une méthode qu’il projette aujourd’hui sur ses joueurs. Au cœur de son système : engagement total, discipline, mise sous pression. Mais aussi compositions d’équipe dévoilées au dernier moment, contrôle permanent du poids, respect des horaires (des cadres se retrouvent régulièrement sur le banc pour des retards sans qu’il en parle en public), consignes tactiques ultra-précises. Tout est pensé, préparé, et n’est pas sujet à discussion. » Revers de la médaille de ce socle immuable : pas de remise en cause, pas de plan de substitution. Un cadre aussi rigide n’est pas sans créer des tensions, récurrentes dans ses équipes. Celles-ci n’ont d’ailleurs pas connu que des succès, même si partout, on reconnaît sa force de travail, conclut L’Equipe.





