Luis Enrique : « La première Ligue des champions restera dans l’histoire, mais je ne suis pas intéressé par ça. La deuxième est la plus importante »
À la veille du derby francilien face au Paris FC en Ligue 1, l’entraîneur du PSG, Luis Enrique, a répondu aux questions des médias en conférence de presse d’avant-match.
Ce dimanche soir (21h sur Ligue 1+), le PSG disputera son dernier match de la saison en Ligue 1. Pour le compte de la 34e journée du championnat, l’équipe de Luis Enrique défiera le Paris FC au stade Jean-Bouin pour le troisième derby francilien de la saison. À la veille de ce match, le coach des Rouge & Bleu s’est présenté en conférence de presse d’avant-match.
Lens, un bel adversaire cette saison (PSG TV)
« Je ne me souviens d’aucun match facile à l’extérieur. C’est difficile à valoriser, mais c’est vrai. On a gagné beaucoup de matchs dans la souffrance et avec de la résilience. Après le match à Munich, nous ne sommes pas habitués à défendre autant. On a fait un peu la même chose contre Lens. Lorsqu’il y avait des moments de souffrance, on défendait tous ensemble. Nous sommes une équipe très dangereuse en contre-attaque. Ça a été une belle victoire qui montre le vrai niveau des deux équipes, avec beaucoup de bonheur. À la fin, on a gagné ce championnat de manière juste, mais ça a été compliqué.
Ce qu’il a le plus apprécié cette saison en Ligue 1 (PSG TV)
« Cette saison a été très particulière. Après avoir remporté la Ligue des champions, on n’a pas pu faire la fête comme d’habitude et on n’a pas eu de vacances. Après les célébrations, on a disputé le Mondial des clubs. Après cette finale de la Ligue des champions, les joueurs vont partir jouer la Coupe du monde. Le calendrier est ainsi. Le plus motivant pour moi, c’est de montrer à tout le monde le même esprit dans cette année particulière, et la même mentalité, qu’importe l’équipe qui joue et les joueurs. On peut voir la même mentalité pour préparer le match. Ça montre le niveau individuel de chaque joueur et je suis très content. Après l’entraînement d’aujourd’hui, on a montré les choses à améliorer individuellement pour chaque joueur. C’est un plaisir de voir ce type de joueurs et de voir comment ils travaillent. »
Le match face au Paris FC (PSG TV)
« Nous sommes les champions et nous devons gagner avec le maillot du PSG face à un bon Paris FC. On est contents de jouer ce dernier match à la maison. Même si on est l’équipe à l’extérieur, il n’y a pas de voyage et on peut faire la fête après le match. La meilleure manière de préparer la finale (de Ligue des champions) c’est d’être performants lors du match de demain. Je n’ai aucun doute que l’équipe va jouer avec la même mentalité. »
Ce qu’il veut valoriser dans le parcours de son équipe cette saison
« Une saison particulière, c’est un mot que j’ai dit beaucoup de fois. C’est vrai que ça a été particulier. Je suis le plus heureux de la mentalité qu’on a montrée toute la saison. La résilience est un mot que j’aime. Ça a été dur car Lens a fait un très beau boulot. Ils ont gagné beaucoup de matchs consécutifs. »
Un Bradley Barcola qui a vécu une saison par cycles
« Ce n’est pas le moment de parler individuellement des joueurs. On est une équipe concentrée sur les derniers matchs. Ce match de Ligue 1 est utile pour préparer la finale de Ligue des champions. Ce n’est pas le moment de parler individuellement des joueurs, avant ou après leur blessure. C’est le moment de rester concentrés, de préparer le match de demain, de faire les entraînements lors des deux semaines pour arriver dans les meilleures conditions à la finale de Ligue des champions. C’est la chose la plus importante pour moi et pour les joueurs. »
Son regard sur la situation de Lucas Chevalier, pas convoqué pour la Coupe du monde
« Demain, ce sera un vrai test de ce que nous cherchons en tant qu’équipe. Si nous avons montré tout le temps que nous sommes une vraie équipe, c’est parce que la situation individuelle n’est pas plus importante que l’équipe. En ce moment, il n’y a aucun sujet individuel plus important que la situation de l’équipe. Il reste deux matchs : un match pour préparer la finale de la Ligue des champions, puis la finale. C’est notre objectif. On reste concentrés sur cela. »
Sur quoi va-t-il axer pour préparer la finale de Ligue des champions
« La première chose à faire, c’est de s’adapter au calendrier. On ne joue pas la finale de la Coupe de France, il faut donc préparer les deux prochaines semaines. On aura le temps de faire des entraînements tactiques pour parler sur la défense et l’attaque. L’objectif est d’arriver avec les joueurs dans les meilleures conditions physiques et techniques pour la finale. Lors d’une finale, c’est impossible de désigner un favori. »
Pour la préparation de la finale, préfère-t-il garder les choses ainsi ou faire des choses différentes ?
« Ça dépend de ce dont l’équipe a besoin. Si l’équipe a besoin de changer, on change tout. Si l’équipe a besoin de répéter les choses qu’elle fait bien… Ça dépend des blessures, de la condition de chaque joueur et de ce qu’ils montrent à l’entraînement. Je suis toujours ouvert avec mes joueurs lors des entraînements. Je profite des séances d’entraînement pour voir s’il y a un joueur qui est à 100 % alors qu’il ne joue pas. Pour moi, un entraînement est comme un match. Après, bien sûr que tu dois te montrer lors des matchs, mais il n’y a pas seulement un chemin pour arriver à la finale. Je suis tout le temps ouvert pour changer ce qui doit l’être. Je n’ai aucun problème à changer les choses. Mon travail ne repose pas sur le hasard, c’est quelque chose de plus important que ça. »
Le derby parisien face au Paris FC avec un stade très proche
« Je pense que c’est très spécial. Quand j’étais venu jouer contre le PSG avec le FC Barcelone, j’avais été étonné que ce soit juste à côté. C’est spécial mais c’est merveilleux pour nous. On est très contents de jouer le dernier match à l’extérieur mais à Paris. C’est un voyage de moins à faire. Le Paris FC a montré sa capacité à rester en Ligue 1. Pour nous, c’est toujours spécial de jouer un derby. Il faut préparer le match. C’est une opportunité de montrer notre niveau. C’est important de préparer la finale du 30 mai. »
Une remise du trophée qui aura lieu avant le match
« Normalement, il y a toujours des problèmes, quel que soit le pays et le championnat. Quand tu dois célébrer, il y a toujours des personnes un peu énervées. J’ai déjà célébré le titre. Qu’importe la célébration, nous sommes champions et c’est la chose la plus importante. »
L’importance des remplaçants dans cette saison de Ligue 1
« Cette saison a été particulière pour cela. Je n’ai pas pu faire comme d’habitude car il y avait des moments où on ne pouvait pas faire de turnover ou de gestion. On a eu beaucoup de blessés et ça a été très difficile. Mais, en même temps, cela a montré le niveau des joueurs qui n’avaient pas beaucoup de temps de jeu. Pendant toute la saison, on a montré notre capacité à gérer les trois compétitions. Malheureusement, on a été éliminé contre le Paris FC en Coupe de France. Mais à la fin, ça a été positif parce qu’on avait une compétition de moins à jouer. »
Face au Paris FC, est-ce qu’il y aura des places à gagner pour être dans le onze contre Arsenal ?
« Il y a encore beaucoup de joueurs qui ne peuvent pas jouer demain. On va gérer les charges de minutes pour arriver au 30 mai, c’est la condition la plus importante. Après, peu importe le joueur, on aime être performants, c’est notre manière de voir les choses. On cherchera à gagner le match de demain. »
Comment fait-on pour être compétitif sans préparation ?
« C’est la génétique. Moi et les membres du staff avons cette gêne compétitive pour être prêts, peu importe la compétition. Si tu me vois sur les plages de Gijón, je suis compétitif aussi. Quand je joue avec mes enfants, je suis compétitif. C’est génétique, ce n’est pas un effort pour moi et les gens qui travaillent avec moi, comme Luis Campos. C’est important de savoir ça. Ça aide à préparer tous les matchs. Je me réveille prêt. »
Comment les joueurs abordent-ils cette deuxième finale de Ligue des champions ?
« La première a été incroyable et inoubliable. Mais actuellement, je ne me rappelle plus de la première : elle appartient à l’histoire et je ne m’intéresse pas à l’histoire. La première, il n’y a pas de valeur. Elle restera dans l’histoire mais je ne suis pas intéressé par ça. La deuxième est la plus importante, c’est celle que nous voulons gagner. Si je suis honnête, on n’a pas encore parlé profondément de la finale. On a parlé de l’importance du match de demain où il faudra montrer quel type d’équipe nous sommes. La meilleure manière de préparer la finale, c’est de jouer demain avec de l’intensité. Après, il y aura des moments pour parler et réfléchir sur la finale. La finale se jouera sur des petits détails, comme contre Liverpool, Chelsea ou le Bayern Munich. »
Ce qu’il avait ressenti au moment de soulever la Ligue des champions avec le PSG
« Si je suis honnête, je ne me rappelle de rien. Si tu penses au passé, tu es distrait, et je ne veux pas être distrait. Je suis pleinement convaincu qu’on peut gagner la deuxième Ligue des champions. C’est ma motivation et celle de l’équipe. C’est pour cela qu’on prépare le match de demain dans ces conditions. Si tu restes concentré sur le passé ou sur ce que tu peux faire, tu peux être distrait. Je ne veux aucun joueur distrait. Je veux que tout le monde soit prêt, et les supporters aussi. Je sais que les supporters seront là parce qu’ils ont toujours été là, à domicile et à l’extérieur, peu importe le résultat. On veut être à cette hauteur. Pour cela, il faut rester concentré sur les choses qu’on peut contrôler. La chose qu’on peut contrôler, c’est le match de demain. »





