Everton trouve « injuste » qu’on le qualifie de pire recrue de l’histoire du PSG

Durant le mercato hivernal 2008, le PSG s’est offert les services de deux joueurs brésiliens, Everton et Souza. Ce sera finalement deux flops. Le premier cité n’aime pas qu’on le considère comme la pire recrue de l’histoire du PSG.

Le mercato est fait de paris qui fonctionnent ou pas. En janvier 2008, le PSG recrute deux joueurs brésiliens, un jeune joueur brésilien prometteur, Everton, et Souza, un peu plus expérimenté. Ces paris vont très rapidement se montrer infructueux. Le premier cité ne jouera que trois matches avant de retourner au Brésil à Fluminense, alors que le second ne restera également que six mois à Paris, pour tout de même 17 rencontres. Actuellement âgé de 39 ans, Everton Santos a pris sa retraite après avoir connu de nombreux clubs au Brésil et en Asie. Dans une interview accordée au Parisien, l’attaquant est revenu sur sa courte aventure au PSG

Le niveau pour jouer au PSG ?

« Je n’avais pas peur. Il y avait un peu d’incertitude, mais c’était naturel. J’avais 21 ans, c’était ma première expérience hors du Brésil et je suis arrivé à Paris en plein hiver. Cela a été un énorme choc culturel. Mais sur le plan footballistique, je me sentais capable. J’étais en pleine progression, j’étais dans une bonne période avant ma blessure et j’étais convaincu que je pouvais apporter quelque chose. Le défi n’était pas seulement sur le terrain : il fallait gérer la langue, le climat et la pression d’être dans un grand club. »

Les joueurs qui ont facilité son intégration

« Pedro (Pauleta), Mario (Yepes), Ceara et Zoumana (Camara) m’ont aidé à être moins « perdu » au début. Je jouais avec Pauleta aux jeux vidéo et pouvoir partager le vestiaire avec lui a été un immense plaisir. C’est le joueur qui m’a le plus impressionné. L’été suivant, Claude (Makelele) a été formidable. Il a souhaité me faire découvrir l’environnement du club et la culture du pays. Il a même organisé un dîner dans un restaurant pour créer ce lien. Je n’oublie pas mon traducteur, Manuel, qui a toujours été toujours très attentionné. Je lui ai offert ma voiture quand je suis retourné au Brésil pour le remercier. »

Considérer comme l’une des pires recrues de l’histoire du PSG ?

« Les gens sont libres d’exprimer leur opinion. Si on ne regarde que le résultat final, c’est très facile de me pointer du doigt. J’ai ma part de responsabilité : j’aurais pu agir différemment, emmener ma famille, être plus ferme, faire preuve de plus de courage. Mais mon manque d’expérience a pesé lourd. J’étais un garçon de 21 ans qui ne se sentait pas accueilli. J’ai entendu des conversations, j’ai vu des regards. Cela m’a affecté. À un moment donné, le rêve s’est transformé en cauchemar, et je voulais juste rentrer chez moi. Avec la maturité que j’ai aujourd’hui, je suis sûr que les choses auraient pu être totalement différentes. Ce genre d’opinion ne me démoralise pas. Je sais ce que j’ai vécu. »

J’aurais mérité une deuxième chance ?

« Je pense que je n’ai même pas eu de première chance. La blessure et l’adaptation difficile ne m’ont pas du tout aidé. J’ai ma part de responsabilité, bien sûr. Mais un club qui recrute un joueur de 21 ans doit être plus prudent. Une partie de mon échec est également imputable au club et à ceux qui y travaillaient. Il y a eu un manque de tact, d’empathie, de soutien. Et cela continue de se produire. On voit des cas comme Gabriel Moscardo au PSG, Vitor Roque à Barcelone, Endrick au Real Madrid… Ce sont des joueurs au potentiel énorme, qui ne reçoivent pas le soutien nécessaire. »

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Avec le recul, si on vous proposait un transfert au PSG, feriez-vous le même choix ?

« Oui. Je n’ai jamais regretté d’être allé au PSG. Même avec tout ce qui s’est passé, ce fut une expérience formidable. J’aurais fait les choses différemment. Je me serais moins soucié de ce que les gens disaient, et je me serais mieux protégé. Cela m’a servi de leçon pour la vie. Tout ce que j’ai vécu m’a forgé. Cela m’a apporté de la maturité, m’a appris des choses sur le football et, surtout, sur la vie. J’ai grandi en tant qu’athlète, mais j’ai encore plus grandi en tant qu’être humain. »























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