Le CUP réagit à la fermeture partielle de la Tribune Auteuil contre Lille
Ce vendredi soir (21 heures, beIN SPORTS 1), le PSG affronte Lille. La Tribune Auteuil sera partiellement fermée. Le CUP réagit à cette sanction.
Le PSG va retrouver le Parc des Princes ce vendredi soir avec la réception de Lille dans le cadre de la dix-huitième journée de Ligue 1. Pour ce choc contre les Lillois, le club de la capitale sera privé d’une partie de ses supporters. En effet, la commission de discipline de la LFP a sanctionné la Tribune Auteuil d’une fermeture partielle pour un match en raison d’utilisation de fumigènes, mais également le lancement de chants insultants lors du derby parisien le 4 janvier dernier. Le Collectif Ultras Paris a tenu à répondre à cette sanction.
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« Nous prenons acte, mais nous condamnons fermement cette sanction »
« Le Collectif Ultras Paris prend acte de la décision de la LFP d’imposer un huis clos partiel pour le match de demain (aujourd’hui, NDLR). Nous prenons acte, mais nous condamnons fermement cette sanction qui vide les tribunes et tue peu à peu la passion du football français. Les saisons se succèdent et rien ne change : les instances continuent de prendre des décisions qui éloignent les supporters des stades sans engager le moindre dialogue avec les principaux concernés, lance le CUP dans son communiqué. Les chants ici qualifiés « d’homophobes » ou « racistes » ne le sont pas. Comme nous l’avons d’ailleurs déjà expliqué, ce sont des expressions classiques des tribunes françaises. Des provocations crues, certes parfois grossières, pour déstabiliser l’adversaire. Il n’y a aucune intention de viser ou de discriminer les gens. C’est juste la façon brute dont les supporters vivent les rivalités depuis toujours. Pourtant, une fois de plus, c’est le Collectif Ultras Paris et le PSG qui paient le plus lourd tribut, avec la fermeture partielle de la Tribune Auteuil. Pourquoi le PSG et ses supporters sont-ils toujours les plus sanctionnés ? Car taper sur Paris et ses supporters ne sert qu’à couvrir médiatiquement vos hypocrisies et plaît au politique vu notre exposition médiatique. (…) Enfin, appliquer la sanction vendredi, et sans prévenir et de manière aussi précipitée, pénalise des milliers de supporters qui ont tout organisé depuis longtemps. Le but est clair : sanctionner immédiatement pour que la sanction ne tombe pas sur le Classico qui suit. L’audience télévisée et l’ambiance d’un match vitrine passent ainsi avant la cohérence de la lutte contre l’homophobie. À sanctionner aussi bêtement, vous ne ferez que renforcer le sentiment d’injustice et obtenir l’effet inverse. Aujourd’hui, comme hier et comme demain, nous continuerons de nous battre contre l’homophobie et le racisme, mais nous refusons que ce combat serve d’excuse pour aseptiser et tuer l’âme des stades français. »





