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	<title>polin - Canal Supporters PSG 24-7</title>
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	<description>Les infos sur le PSG en non stop</description>
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		<title>Focus #13 Carlos Bianchi, le grand buteur esthète du PSG</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Polin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Carlos Bianchi, ancien goleador du PSG, fête aujourd&#8217;hui, 26 avril, ses 71 ans. L&#8217;occasion de vous re-proposer son « Focus ». ? ¡Feliz cumpleaños, Carlos Bianchi! ?#PSGLegend ?? pic.twitter.com/HNz6exyWsf&#8212; Paris Saint-Germain (@PSG_espanol) April 26, 2020 Nous sommes le 26 avril 1949 et c&#8217;est à Buenos Aires que débute cette histoire, celle de Carlos Bianchi. En Argentine, les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="has-background has-very-light-gray-background-color"><strong>Carlos Bianchi</strong>, ancien goleador du PSG, fête aujourd&rsquo;hui, 26 avril, ses <strong>71 ans</strong>. L&rsquo;occasion de vous re-proposer son « Focus ».</p>



<figure class="wp-block-embed-twitter wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="es" dir="ltr">? ¡Feliz cumpleaños, Carlos Bianchi! ?<a href="https://twitter.com/hashtag/PSGLegend?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#PSGLegend</a> ?? <a href="https://t.co/HNz6exyWsf">pic.twitter.com/HNz6exyWsf</a></p>&mdash; Paris Saint-Germain (@PSG_espanol) <a href="https://twitter.com/PSG_espanol/status/1254402094137856001?ref_src=twsrc%5Etfw">April 26, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-261682 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/02/bianchi.jpg" alt="" width="259" height="194"></p>
<p>Nous sommes le 26 avril 1949 et c&rsquo;est à Buenos Aires que débute cette histoire, celle de <strong>Carlos Bianchi</strong>. En Argentine, les habitants des villes portuaires sont appelées des <em>Porteños</em>. Mais à Buenos Aires, un Porteño est un enfant d&rsquo;immigré, et c&rsquo;est pour cette raison que le petit Carlos est considéré comme un <em>Porteño</em>, et c&rsquo;est dans le quartier de Liniers que le petit Argentin découvrira le football. <strong>Il fait ses gammes au sein du club de Velez Sarsfield et à 18 ans il fait son entrée dans le monde professionnel.</strong> Il y restera six ans, durant lesquelles l&rsquo;attaquant a pu commencer à marquer les esprits. 121 buts en 165 matches. Carlos Bianchi fait tourner les têtes européennes en faisant tourner les têtes des défenseurs argentins. Il finit d&rsquo;ailleurs deux années de suite meilleur buteur d&rsquo;une compétition : le Nacional en 1970 et le Metropolitano en 1971.<em> El Virrey</em> devient un très bon joueur et un grand homme. En 1972, il épouse Margaret Mary Pilla avec qui il aura Mauro Carlos et Brenda. Mais en 1973, <strong>L&rsquo;Europe le regarde et il est temps pour le petit Carlos de devenir le grand Bianchi.</strong> Direction la France, où le Stade de Reims s&rsquo;apprête à accueillir le canonnier.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-261683 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/02/carlos-bianchi-reims-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150"></p>
<p>Après avoir fait venir l&rsquo;Argentin Delio Onnis, Reims flaire le bon filon et enrôle Carlos Bianchi. Le joueur livre d&rsquo;ailleurs une anecdote assez savoureuse, propre à sa mentalité. Ne parlant pas un mot français, Carlos Bianchi donne un simple accord oral aux dirigeants rémois. Pourtant, le lendemain il inscrit un triplé face à San Lorenzo, Champion en titre, et les clubs espagnols ont tout juste le temps de sauter sur lui en proposant des salaires bien plus conséquents. L&rsquo;accord n&rsquo;étant qu&rsquo;oral, Reims tremble. Mais Carlos Bianchi rejoint la Champagne française.&nbsp;<em>«&nbsp;J&rsquo;avais donné ma parole. Les clubs espagnols me proposaient pourtant trois ou quatre fois plus&nbsp;»</em> On a sûrement du mal à s&rsquo;en rendre compte aujourd&rsquo;hui, mais avant un accord oral était un accord. C&rsquo;est donc en Ligue 2 que débarque Carlos Bianchi. Bon club de seconde division, il ne rayonne toutefois plus des rayons de Raymond Kopa et Just Fontaine. <strong>Les Rémois se classent sixième, mais l&rsquo;Argentin plante 30 mandrilles et finit meilleur buteur.</strong> La seconde saison fut bien moins prolifique, et pour cause ! &nbsp;Lors d&rsquo;un match amical tout a fait inutile entre le FC Barcelone et une équipe formée de joueurs de Reims et du Paris FC, Carlos Bianchi se blesse gravement en se fracturant le tibia et le péroné suite à un contact avec Francisco Gallego. Clin d’œil de l&rsquo;histoire, c&rsquo;est au Parc des Princes qu&rsquo;il se blesse, dans ce match <em>« organisé par les journalistes alors que l&rsquo;on était premier du classement »</em> selon les dires du joueur. Mais qu&rsquo;à cela ne tienne, Carlos Bianchi est bien présent lors de sa troisième saison et plante même 34 buts. En 1976-1977, sa quatrième et dernière saison, Bianchi mène Reims en finale de Coupe de France mais n&rsquo;y participe pas et ne peux donc pas empêcher la défaite 2-1 face à l&rsquo;AS Saint-Etienne d&rsquo;un Dominique Bathenay buteur. <strong>Pourtant, il finit tout de même meilleur buteur de Division 1 avec 28 buts.</strong> Les temps sont durs du côté des finances rémoises, et Carlos Bianchi s&rsquo;envole vers sa nouvelle aventure. Il est temps pour l&rsquo;Argentin de faire rêver les supporters du PSG.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-261681 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/02/dahleb-mpelé-bianchi-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150"></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-261684 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/02/bianchi-dahleb-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300"></p>
<p>C&rsquo;est donc lors de l&rsquo;été 1977 que débarque à Paris Carlos Bianchi. <strong>Et il faudra peu de temps d&rsquo;adaptation pour l&rsquo;Argentin qui, dès sa première saison, finit meilleur buteur de Division 1 avec 37 buts en 38 matches.</strong> Pour la quatrième fois. Une excellente saison pour Bianchi qui se verra offrir le Soulier d&rsquo;Argent. Il perd de peu face à l&rsquo;Autrichien Johann Krankl, alors au Rapid Vienne (41 buts en 36 matches). Un fait important car, si Krankl s&rsquo;engage au FC Barcelone dans la foulée, il a joué une saison dans un championnat à dix équipes avec quatre matches aller-retour. Il ne jouait donc pas plus et pas moins que <em>El Goleador</em>, mais quatre fois contre le dernier, et quatre fois contre l&rsquo;avant-dernier. Bref. Au trophée honorifique de meilleur buteur du championnat s&rsquo;ajoute celui de meilleur joueur du championnat. Sa seconde saison sera presque du copier/coller puisqu&rsquo;il sera encore désigné meilleur joueur et meilleur buteur mais avec dix buts de moins. Malheureusement, Carlos Bianchi évolue dans une jeune équipe encore en construction. <strong>Le palmarès collectif de l&rsquo;Argentin n&rsquo;est donc pas en adéquation avec son talent.</strong> Et, dans sa quête de trophée, il rejoint donc en 1979 le Racing Club de Strasbourg, champion de France en titre, après avoir rompu son contrat avec le PSG.</p>
<p>Malheureusement pour lui, son entente avec l&rsquo;entraîneur Gilbert Gress sera très mauvaise et l&rsquo;impact de l&rsquo;Argentin ne s&rsquo;imprègne pas sur l&rsquo;équipe alsacienne. Bianchi ne restera donc qu&rsquo;une saison à Strasbourg et retournera à la maison, au Velez Sarsfield<strong>. Il y restera 4 ans et demi et en deviendra le meilleur buteur de l&rsquo;histoire du club (206 buts)</strong>, avant de venir achever sa carrière tout en entamant la suite de sa vie. De retour à Reims, alors en Division 2, Carlos Bianchi n&rsquo;est plus aussi prolifique, l&rsquo;âge pesant de tout son poids, mais deviendra entraîneur-joueur les quatre derniers mois.<strong> L&rsquo;Argentin met fin à sa vie de joueur et débute sa glorieuse après-carrière : celle d&rsquo;entraîneur.</strong> 565 matches, 397 buts, un seul titre de Champion. Malheureusement, son palmarès en club est bien moins étoffé que ses trophées individuels (huit fois meilleur buteur, entre autres). Il est temps pour Carlos Bianchi de changer la donne.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-261685 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/02/bianchi-entraîneur-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169"></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-261686 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/02/bianchi-boca-juniors-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150"></p>
<p>Si ses premières aventures sur le banc sont décevantes (à Reims et à Nice), <strong>Carlos Bianchi va se révéler être un tacticien réputé en Amérique du Sud.</strong> Si en Europe il n&rsquo;arrive pas à insuffler sa philosophie, sur ses terres natales sa méthode fait fureur. Il fait du Velez Sarsfield le club le plus redouté l&rsquo;Argentine dans les années 90. Carlos Bianchi s&rsquo;appuie sur des joueurs talentueux tels que José Luis Chilavert et José Oscar Turu Flores et, à la tête de Velez Sarsfield, il rempli enfin son armoire à trophées. Trois championnats (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tournoi_d'ouverture_et_de_cl%C3%B4ture">Un Apertura et deux Clausuras</a>), une Copa Libertadores, une Copa Interamericana et une Coupe Intercontinentale face à l&rsquo;AC Milan. Sur le Velez Sarsfield, le technicien argentin se montrera toujours très dithyrambique :<em> « J&rsquo;ai toujours dis que j&rsquo;étais un fan de Velez. J&rsquo;y suis né, je sais à quel point je l&rsquo; aime et je sais que ses sentiments peuvent ne pas être bénéfiques et utiles. Le professionnel doit savoir que vous ne devez pas confondre. Le jour où je cesserai de travailler, je continuerai d&rsquo; aller voir Velez. C&rsquo;est&nbsp;mon quartier, ça me fait plaisir quand j&rsquo;y vais. »</em> Une brève interlude ratée à l&rsquo;AS Roma le ramènera de nouveau en Argentine mais à Boca Juniors. Dans le mal, le célèbre club va retrouver sa gloire passée grâce à Carlos Bianchi. Le tacticien remporte deux Aperturas, une Clausura, deux Copa Libertadores de suite et une Coupe Intercontinentale. Malheureusement, l&rsquo;aventure se finira mal. Le président du club décide d&rsquo;entamer un nouveau virage, commercial. Le premier Japonais de l&rsquo;histoire du football argentin débarque à Boca, un dénommé Naohiro Takahara. Une arrivée qui est censée rapporter des retombées commerciales pour le club dont le président souhaite s&rsquo;ouvrir au marché asiatique mais qui a pour effet immédiat de voir Carlos Bianchi quitter le navire.<em>&nbsp;«&nbsp;<strong>Le football, ce n’est pas du commerce et un club, ce n’est pas un magasin. Personne ne me dictera mes choix, surtout pour faire n’importe quoi.</strong> »</em> Il finira finalement par revenir un an et demi plus tard, en 2003, et remportera un triplé dès son retour : Apertura, Copa Libertadores et la Coupe Intercontinentale. Carlos Bianchi retentera l&rsquo;aventure européenne mais ne restera que quelques mois à l&rsquo;Atletico Madrid avant de se faire limoger pour mauvais résultats. Il deviendra ensuite directeur sportif de Boca, une première dans l&rsquo;histoire du football argentin, puis refusera deux fois la sélection nationale avant de se rasseoir sur le banc de Boca en décembre 2012 qui le licenciera en août 2014&nbsp;pour mauvais résultats.</p>
<p></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-261688 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/02/Champagne-Carlos-Bianchi-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300"></p>
<p>De passage à Paris pour le Clasico, Carlos Bianchi a pu profiter du spectacle aux côtés de Rai et de Juan Pablo Sorin.<strong> Et à l&rsquo;heure où les gens parlent d&rsquo;Ibrahimovic, Cavani, voire Pauleta, l&rsquo;Histoire retiendra aussi le nom de Carlos Bianchi, l&rsquo;esthète argentin.</strong> Et quand certains tâtonnent pour embrasser une après-carrière, l&rsquo;ancien buteur parisien est devenu le seul entraîneur au monde à voir remporté quatre Copa Libertadores. De plus, il est co-recordman du titre de meilleur buteur du Championnat de France (cinq avec Delio Onnis et Jean-Pierre Papin) et son ratio de 0,88 but/match avec le PSG mérite un profond respect. Seul Zlatan a fait mieux. Et si les images de ses buts ne résonnent plus que dans l&rsquo;esprits des plus anciens d&rsquo;entre nous, sa légende persistera. Pour toujours.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-247286 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2016/10/raï-bianchi-sorin-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150"></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Les précédents « focus » sur les anciens Parisiens</strong></span><br>
<a href="http://canal-supporters.com/2016/12/focus-n7-michel-bibard-le-canari-du-parc-des-princes-avec-sa-participation/"><strong>Focus #7 :</strong> Michel Bibard, le Canari du Parc des Princes (avec sa participation)<br>
</a><a href="http://canal-supporters.com/2016/12/focus-n8-georges-weah-un-ballon-dor-au-parc-des-princes/"><strong>Focus #8 :</strong> Georges Weah, un Ballon d&rsquo;Or au Parc des Princes<br>
</a><a href="http://canal-supporters.com/2016/12/focus-n9-julio-dely-valdes-buteur-aux-dents-en-or/"><strong>Focus #9 :</strong> Julio César Dely Valdés, buteur aux dents en or<br>
</a><a href="http://canal-supporters.com/2017/01/focus-n10-jerome-alonzo-une-histoire-de-famille/"><strong>Focus #10 :</strong>&nbsp;Jérôme Alonzo, une histoire de famille</a><br>
<a href="http://canal-supporters.com/2017/01/focus-n11-pierre-ducrocq-rouge-et-bleu-devant-leternel/"><strong>Focus #11 :&nbsp;</strong>Pierre Ducrocq, Rouge et Bleu devant l&rsquo;Eternel</a><br>
<a href="http://canal-supporters.com/2017/01/focus-12-jean-marc-pilorget-le-recordman-rescape/"><strong>Focus #12 : </strong>Jean-Marc Pilorget, le recordman rescapé</a></p>
<p><a href="https://canal-supporters.com/focus-13-carlos-bianchi-le-grand-buteur-esthete-du-psg/">Source</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>La très sombre histoire de Godwin Okpara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Polin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 20:15:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Il est des histoires extra-sportives qui peuvent prêter à sourire, d&#8217;autres instaurent le malaise. Certains faits, toutefois, font peur. Très peur. C&#8217;est sûrement ce qu&#8217;il ressort de l&#8217;affaire Godwin Okpara. Modeste footballeur nigérian passé par le PSG de 1999 à 2001 condamné à 10 ans de réclusion pour viol et séquestration sur mineure. Du Nigéria &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des histoires extra-sportives qui peuvent prêter à sourire, d&rsquo;autres instaurent le malaise. Certains faits, toutefois, font peur. Très peur. C&rsquo;est sûrement ce qu&rsquo;il ressort de l&rsquo;affaire <strong>Godwin Okpara</strong>. Modeste footballeur nigérian <strong>passé par le PSG de 1999 à 2001</strong> condamné à <strong>10 ans de réclusion pour viol et séquestration sur mineure.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-332573 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/10/okpara-psg-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Du Nigéria à la France en passant par la Belgique</strong></span></p>
<p>Né le 20 septembre 1972 à Ogbaku, ville nigériane composée de 18 petits villages, Godwin Okpara débute sa carrière professionnelle au sein du club d&rsquo;<strong>Obanta United</strong> dans la ville d&rsquo;Ijebu Ode. il n&rsquo;y reste que quelques mois puisque son physique rugueux et sa capacité à jouer des deux pieds lui permettent de rapidement s&rsquo;envoler vers l&rsquo;Europe.  C&rsquo;est donc en 1989, après avoir participé à la Coupe du monde U17, que Godwin Okpara pose ses valises à Anvers afin de porter les couleurs du <strong>K Beerschot VAC</strong>, l&rsquo;un des plus grands clubs de l&rsquo;histoire du football belge, malheureusement disparu depuis 1999. Après 21 matches, le Nigérian quitte le club avant que ce dernier ne redescende en Division 3 et rejoint l&rsquo;<strong>Eendracht Alost</strong>, club qu&rsquo;il côtoiera le plus longtemps.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-332572 size-thumbnail alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/10/okpara-strasbourg-petite-taille-150x150.jpeg" alt="" width="150" height="150" />Promu en Division 1 belge, l&rsquo;Alost voit en 1991 débuter son âge d&rsquo;or. Après une relégation rapide en seconde division et une saison supplémentaire ensuite en Division 2, le club belge remonte en première division et manque de peu les places européennes. L&rsquo;attaquant Gilles De Bilde reçoit le Soulier d&rsquo;Or et le club alostois montre qu&rsquo;il a fait peau neuve et qu&rsquo;il est un club sérieux de la première division belge. <strong>Des résultats auxquels a grandement participé Godwin Okpara, élu meilleur joueur africain du championnat belge en 1995</strong> (soulier d&rsquo;ébène belge), et qui lui permettent en 1996 de rallier le championnat français et plus précisément le <strong>RC Strasbourg</strong> après 98 matches et un but.</p>
<p>Première saison en Alsace et premier trophée collectif pour Godwin Okpara qui remporte la Coupe de la Ligue face à Bordeaux.<strong> A Strasbourg, le Nigérian participe à 117 matches et inscrit 7 buts.</strong> Il sera de la partie lors du joli parcours européen en Coupe UEFA (qualifications face aux Glasgow et à Liverpool, victoire 2-0 en huitièmes de finale aller face au Milan de Djorkaeff et Ronaldo). <strong>Godwin Okpara est désormais un nom connu en Division 1</strong> et, après 126 matches de D1 pour 7 buts (ainsi qu&rsquo;une participation à la Coupe du Monde 98), le <strong>PSG</strong> où joue le maître à jouer (et ami du Strasbourgeois) <strong>Jay-Jay Okocha</strong>, l&rsquo;enrôle lors de l&rsquo;été 1999.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-332574 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/10/okpara-dhorasoo-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A Paris, le Nigérian jouera 22 matches en deux ans et n&rsquo;aura pas l&rsquo;apport escompté sur le jeu parisien. <em>Canal+</em> devenu propriétaire du club à hauteur de 98%, le club parisien recrute et Godwin Okpara n&rsquo;est pas retenu malgré, en 2000, son titre à la CAN, la finale perdue en Coupe de la Ligue et le titre honorifique de vice-champion de France. <strong>Le défenseur central quitte donc le club de la capitale par la petite porte (22 matches) et revient en Belgique où il a brillé auparavant.</strong> En 2001, Okpara rejoint le prestigieux club du Standard de Liège. Mais ce qu&rsquo;il ne sait pas encore, c&rsquo;est qu&rsquo;il signe dans le dernier club de sa carrière. Après avoir joué trois ans à Liège (70 matches, 1 but), le défenseur central passe des rubriques sportives aux rubriques faits divers, puis judiciaires. Débute en 2005 l&rsquo;une des affaires les plus sordides du football européen puisque le défenseur central <strong>va être écroué pour viol et séquestration sur une mineure alors âgée de 13 ans</strong> : <strong>Tina Okpara</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>De footballeur à violeur</strong></span></p>
<p><figure id="attachment_332575" aria-describedby="caption-attachment-332575" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-332575" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/10/tina-okpara-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /><figcaption id="caption-attachment-332575" class="wp-caption-text">Tina Okpara &#8211; L&rsquo;Express crédits</figcaption></figure></p>
<p>Achetée sous couvert d&rsquo;adoption (mais achetée 375 euros au Nigéria), la très jeune Tina (13 ans) servait officiellement de bonne auprès de la famille Okpara.<strong> En réalité, la jeune demoiselle était une esclave des temps modernes.</strong> Le procès ne durera pas bien longtemps tant les faits sont graves et attestés. Le 29 mai 2007, le procès s&rsquo;ouvre. Le premier juin, soit trois jours plus tard, la sentence est donnée : <strong>l&rsquo;ancien Parisien est reconnu coupable et condamné à 13 ans de réclusion criminelle pour viols répétés.</strong> Sa femme est encore plus lourdement condamnée puisqu&rsquo;elle écope de 15 ans de prison pour viols également mais aussi <strong>torture et actes de barbarie</strong>. Quelques jours plus tard, la sentence pour de Godwin est allégée de trois ans, mais le couple restera également sanctionné d&rsquo;une <strong>interdiction définitive du territoire français.</strong> Retour sur cette sordide histoire&#8230;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-332579 size-thumbnail" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/10/tina-okpara1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />Nous sommes le 13 août 2005 lorsque s&rsquo;échappe de la maison familiale des Okpara une jeune femme de 17 ans.<strong> Terrorisée, en larmes, il s&rsquo;agit de la jeune Tina.</strong> A Chatou, dans les Yvelines, la vie est pourtant relativement tranquille. C&rsquo;est ce que devait se dire la voisine des Okpara avant d&rsquo;entendre la jeune Nigériane toquer fortement à sa porte. C&rsquo;est à cette voisine que Tina racontera son calvaire, ce que lui font subir Godwin, sa femme et sa belle-mère. Pourtant, elle pensait quitter les difficultés de la vie au Nigéria lorsque son père Simon, très proche de Godwin, veut <em>« offrir une vie meilleure »</em> à sa fille en l&rsquo;envoyant en France. « <i>Rien ne me fait plus souffrir que de ne pas avoir été à l&rsquo;école. C&rsquo;était pour cela que mon père m&rsquo;avait fait venir en France.</i> » <strong>Aux abords de Paris, Tina s&rsquo;occupe des quatre enfants du footballeur, s&rsquo;occupe des tâches domestiques de 6h00 à 1h00 du matin, et dort sur un vieux matelas humide installé dans la cave.</strong> <em>« Je me levais à 6 heures, j&rsquo;habillais les quatre enfants, les emmenais à l&rsquo;école, faisais les courses, le ménage, la lessive, le jardinage et couchais au sous-sol, tard dans la nuit, sur un matelas trempé. » </em>Pas d&rsquo;école, pas de camarades, rien. Pourtant, une scolarité lui est promise, mais rien ne vient pour celle qui rêvait alors d&rsquo;être infirmière.<strong> Linda, simulacre de mère adoptive, la maltraite et l&rsquo;humilie constamment.</strong> Et, si c&rsquo;est c&rsquo;est à l&rsquo;époque difficile à croire pour Linda, tout va encore s&#8217;empirer. <strong>Godwin la viole pour la première fois lorsqu&rsquo;elle est âgée d&rsquo;à peine 15 ans,</strong> avant de recommencer tous les jours. Pourquoi elle? C&rsquo;est ce que se demandait sans cesse la jeune Tina. <em>« Parce que toi tu es à la maison, dehors il y a des maladies »</em>, voilà ce que lui répondra Godwin.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-332580 size-thumbnail" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/10/tina-okpara-livre-150x150.jpeg" alt="" width="150" height="150" /></p>
<p>Les viols se répéteront tous les jours, et la situation s&#8217;empirera quand la femme de Godwin surprendra son mari avec l&rsquo;adolescente. <strong>Elle mutilera alors, en compagnie de sa mère, le vagin de Tina à l&rsquo;aide d&rsquo;un rasoir et d&rsquo;injection de piment, en affirmant lui infliger une cicatrice dont elle se souviendra toute sa vie. Mission réussie.</strong> Puis, après lui avoir rasé la tête, elles lui ont brûlé le visage en lui écrasant une cigarette sur la joue, et asséné plusieurs coups de pied et de cuillères en bois.</p>
<p>La jeune femme parvient à fuguer une première fois mais les policiers ne la croient pas. Quand elle raconte, dans un français extrêmement limité, que Godwin Okpara, joueur du PSG, la viole, les forces de l&rsquo;ordre semblent perdre toute logique. Ils disposaient d&rsquo;une certaine admiration pour les joueurs de football comme l&rsquo;estimera Tina plus tard. <strong>Ils convoquent la famille Okpara, ne pouvant imaginer qu&rsquo;un célèbre footballeur puisse faire une chose pareille, et renvoient la jeune femme chez ses bourreaux.</strong> Retour à la case départ jusqu&rsquo;à la nouvelle fugue, salvatrice cette fois-ci. Les policiers arrivent suite à l&rsquo;appel de la voisine, et cette fois-ci font leur travail.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Le procès, symbole de la libération de Tina Okpara</strong></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-332585 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/10/godwin-et-linda-okpara-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" />En 2008, <strong>la femme de Godwin Okpara sera condamnée à 15 ans de prison pour viols, tortures et asservissement</strong> ainsi qu&rsquo;à une interdiction de présence sur le territoire français. Lors de l&rsquo;annonce de la sentence, madame Okpara regarda Tina et lui lanca un <em>« Merci, merci beaucoup Tina. Bonne chance en France! »</em> avant d&rsquo;improviser une danse dans le box des accusés, tenant des propos incompréhensibles en direction de la jeune fille, tête basse. L&rsquo;ancien footballeur, décrit par les experts comme <strong>un être à l&rsquo;intelligence médiocre</strong> et apparu comme « écrasé » et absent lors du procès, a quant à lui a purgé <strong>une peine de dix ans de prison</strong> et vit aujourd&rsquo;hui à Lagos au Nigéria. Au procès, le joueur est resté sibyllin et à déclaré <em>« Quoi que ma famille ait pu te faire et quoi que tu dises que je t&rsquo;ai fait, nous nous excusons »</em>. Interviewé pour l&rsquo;émission belge <em>De Kleedkamer,</em> <strong>l&rsquo;ancien Parisien continue toutefois de tout nier</strong>, comme lors du procès (il n’avait reconnu qu’une seule relation sexuelle avec la jeune fille, en affirmant qu’elle en</p>
<p><figure id="attachment_332581" aria-describedby="caption-attachment-332581" style="width: 150px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-332581 size-thumbnail" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/10/Linda-Okpara-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /><figcaption id="caption-attachment-332581" class="wp-caption-text">Linda Okpara</figcaption></figure></p>
<p>avait pris l’initiative) : <em>« Beaucoup de choses ont été dites mais seuls mes enfants connaissent la vérité. Je ne me sens pas coupable mais je suis marqué à jamais. Je vais porter ça jusqu&rsquo;à la fin de mes jours. En vrai, je ne veux pas reparler du passé. Je regarde uniquement de l&rsquo;avant ». </em>Un avant toujours marqué par la violence puisque le joueur sera jugé en janvier prochain pour violences sur sa femme Linda en août 2017&#8230;</p>
<p>En conclusion du procès, et de cet article, le conseiller de Godwin Okpara, Maître Joseph Cohen Sabban, a déclaré ceci : <strong><em>« On peut avoir des jambes en or et ne jamais rejoindre sa propre histoire, celle d&rsquo;un petit Nigérian immature propulsé dans l&rsquo;univers du football rempli de villas et de pique-assiette. »</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-332584 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/10/9697_psg_strasbourg_domivsokparahfa-e1540103632795-300x191.jpg" alt="" width="300" height="191" /></p>
<p><a href="https://canal-supporters.com/la-tres-sombre-histoire-de-godwin-okpara/">Source</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Reportage &#8211; France / Australie entre Français et Australiens&#8230; à Brisbane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Polin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jun 2018 22:08:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La France a remporté son premier match de la Coupe du Monde 2018 face à l&#8217;Australie. Présent sur les terres des Socceroos, Canal Supporters a pu glaner quelques réactions à la fois françaises et australiennes. Le match de Kylian Mbappé et plus globalement celui des nations, les supporters ont livré à chaud leurs avis. ﻿ &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La France a remporté son premier match de la Coupe du Monde 2018 face à l&rsquo;Australie.</strong> Présent sur les terres des <em>Socceroos</em>,<em> Canal Supporters</em> a pu glaner quelques réactions à la fois françaises et australiennes. Le match de Kylian Mbappé et plus globalement celui des nations, les supporters ont livré à chaud leurs avis.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x6m3fuz?autoPlay=1" width="600" height="330" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span></iframe></p>
<p>Il est 20h au centre-ville de <strong>Brisbane</strong>. Les buildings dominent la ville, la grande roue illumine les bords du fleuve. Pourtant les bruits ne résonnent pas dans les rues mais plutôt dans les bars. Fini le match de rugby entre la Nouvelle-Zélande et le XV de France, place désormais au premier match des Bleus dans cette Coupe du Monde 2018 et le rendez-vous est donné un peu partout dans la ville. Les Français se précipitent au comptoir pour remplir leurs verres de bière, les maillots sont fièrement portés. Parmi une marée de jaune et vert, de fiers et irréductibles Français parsèment la foule. <strong>La France est là, sur le terrain russe comme devant les écrans.</strong> Et pour ce premier match, tous espèrent se sentir comme chez eux, entourés de part et d&rsquo;autres par les Australiens. Le match débute, les occasions se font mais pas de but. Un certain agacement, mêlé à de la crainte, se fait sentir côté français tandis que les Australiens commencent à penser à l&rsquo;exploit. Jusqu&rsquo;au but d&rsquo;Antoine Griezmann sur penalty. La joie et les cris des supporters français font trembler les murs du <em>Pig&rsquo;N&rsquo;Whistle</em>, bar australien. Rapidement éteints par le patriotisme australien suite à l&rsquo;égalisation. Les insultes, de bon aloi, pleuvent, les deux camps se chambrent mais c&rsquo;est bien la France qui aura le dernier mot grâce à Paul Pogba. Pourtant, un goût amer reste toutefois dans la bouche des supporters français. <strong>L&rsquo;écart de niveau ne s&rsquo;est pas vérifié sur le tableau d&rsquo;affichage, et c&rsquo;est bien là où le bât blesse.</strong> Au coup de sifflet final, <strong>Andrew</strong>, Australien pourtant supporter des Bleus légèrement déçu de la teneur de la rencontre, nous livre son avis sur la qualité du match des Bleus :</p>
<p><em>« On n&rsquo;a pas joué comme on aurait dû le faire même si l&rsquo;on a assez bien joué si l&rsquo;on considère les joueurs et le potentiel que nous avons sur le papier. Je trouve que le milieu de terrain n&rsquo;était pas au niveau. Il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;équivalent à ce que Zidane pouvait être pour ce secteur de jeu, c&rsquo;est pour ça. <strong>Je pense que lors du prochain match on devra se concentrer sur le contrôle du jeu.</strong> La possession de balle devait être d&rsquo;environ 53%, ou quelque chose comme cela, ce qui n&rsquo;est pas assez pour une équipe comme la nôtre. »</em></p>
<p>L&rsquo;occasion également d&rsquo;évoquer la performance d&rsquo;un <strong>Kylian Mbappé</strong> à l&rsquo;aise mais bien muselé par une défense australienne concentrée : <em>« Il a bien joué même s&rsquo;il n&rsquo;était pas à fond. Ce fut le cas de tous les joueurs. Ils n&rsquo;ont pas été au niveau que j&rsquo;attendais.<strong> Kylian a bien joué par moment mais c&rsquo;est une question de cohérence et je ne pense pas que les joueurs en avaient ce soir.</strong>« </em></p>
<p>Même son de cloche du côté d&rsquo;Alex, supporter des <em>Socceroos</em> et spectateur attentif du football mondial : <em>« Mbappé a bien joué mais on l&rsquo;a peu vu durant la partie. Lorsqu&rsquo;il était balle au pied il a fait ce qu&rsquo;il fallait mais cela était assez rare. <strong>S&rsquo;il s&rsquo;investit plus dans le jeu il peut devenir un top player</strong>, notamment sur le flanc droit de l&rsquo;attaque française durant cette Coupe du Monde. Mais il était loin de son meilleur niveau ce soir. »</em></p>
<p>Les discussions s&rsquo;enchaînent et les avis restent les mêmes, notamment concernant la qualité du match : <em>« J&rsquo;ai apprécié la partie. <strong>J&rsquo;ai toutefois l&rsquo;impression que la France n&rsquo;a pas joué le jeu à fond en attaque, surtout si l&rsquo;on considère la qualité des joueurs offensifs français.</strong> Même si l&rsquo;Australie a très bien défendu. J&rsquo;aurai aimé que les Socceroos joue plus en contre-attaque et qu&rsquo;ils pressent plus haut, surtout après le second but des Bleus. C&rsquo;est un résultat final plutôt juste puisque si l&rsquo;on avait égalisé en fin de match on se serait senti extrêmement chanceux. »</em></p>
<p>Face à l&rsquo;Australie la France n&rsquo;a disputé qu&rsquo;un seul match, mais les avis se partagent déjà quant au reste du parcours des Bleus :<em> « Je crois que l&rsquo;on peut gagner cette compétition seulement, et seulement si nous commençons à jouer comme une équipe, </em>estime Andrew<em>. Tout cela se construit petit à petit, <strong>notre milieu de terrain a besoin d&rsquo;être plus fort car si ce n&rsquo;est pas le cas nous finirons par subir une défaite</strong>, défaite qui peut être cuisante face à des équipes comme l&rsquo;Allemagne ou le Brésil qui sont très forts dans ce secteur de jeu. Ils ont eu des matches de préparation, ils devaient être prêts. Ils ont eu quatre ans pour se préparer à jouer cette compétition alors ils auraient dû être prêts pour ce match. On a eu les trois points, c&rsquo;est le principal. Ce soir, on a pas joué comme une équipe qui va gagner la Coupe du Monde. »</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-318492 size-thumbnail" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/06/received_10155474568826003-150x150.jpeg" alt="" width="150" height="150" />Premier match, première victoire donc pour ces Bleus qui démarrent la compétition avec trois points au compteur. <strong>L&rsquo;Australie</strong>, 36ème au classement FIFA,<strong> a été des plus étonnantes, n&rsquo;abdiquant pas face à une équipe de France ronronnante.</strong> De quoi faire légèrement frémir pour le reste de la compétition selon Alex : <em>« Cela ne sent pas bon pour la France. Ils auraient dû gagner facilement contre nous. Ils devraient s&rsquo;améliorer après les phases de groupes mais je ne les vois pas aller bien loin. Quarts de finalistes to</em><em>ut au mieux. <strong>Avec leur effectif de grande qualité je m&rsquo;attendais à bien mieux de la part de cette équipe, notamment suite aux largesses australiennes et aux espaces qu&rsquo;on leur a offert.</strong> Même s&rsquo;il y a eu une part de chance, j&rsquo;ai vu une défense australienne bien contenir les offensives bleues. J&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;il y a eu un manque de créativité en attaque et aucun joueur offensif, à mes yeux, ne s&rsquo;est illustré. Ce n&rsquo;est pas bon signe pour la France. »</em></p>
<p>Les feux semblent déjà au orange pour la France selon certains spectateurs pessimistes (un pessimisme qui semble toutefois assez rapide), même si les Bleus n&rsquo;ont à l&rsquo;heure actuelle disputé qu&rsquo;un seul match. Suite de la réponse jeudi prochain face au Pérou (ou vendredi en Australie), onzième au classement FIFA et équipe « hype » du groupe C selon certains.</p>
<p><a href="https://canal-supporters.com/reportage-france-australie-entre-francais-et-australiens-a-brisbane/">Source</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Sur les traces de Moulaye Thiam, victime de la jungle du football</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Polin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Apr 2018 08:07:02 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-313156" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/04/moulaye-thiam-numero-10.bmp" alt="" width="400" height="305" /></p>
<p>(Avec l&rsquo;aimable participation de monsieur Moulaye Thiam)</p>
<p>C&rsquo;est en mars 1983 au Sénégal que voit le jour <strong>Moulaye Thiam</strong>. Si ce nom n&rsquo;est pas connu de tous les supporters parisiens, c&rsquo;est parce que ce talentueux milieu offensif n&rsquo;a évolué qu&rsquo;un an au sein de la formation parisienne. Non, si son nom résonne dans la tête des afficionados du ballon rond, c&rsquo;est surtout pour son histoire, son parcours tragique.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><em>« Je n&rsquo;ai jamais trouvé Selim Benachour bon »</em></span></p>
<p>Début des années 90, c&rsquo;est dans le XIIème arrondissement de Paris que Moulaye pose ses valises. Sa maman le voit pilote d&rsquo;avion et le fait venir en France afin qu&rsquo;il puisse étudier.<em> « Le foot, j&rsquo;ai commencé dès mon arrivée en France. Le professeur d&rsquo;EPS m&rsquo;a vu jouer avec les camarades de classe et m&rsquo;a conseillé de m&rsquo;inscrire au sein du club de l&rsquo;école. J&rsquo;ai commencé là-bas. Après un entrainement il m&rsquo;a conseillé d&rsquo;aller dans un vrai club. <strong>J&rsquo;ai donc commencé à Châtenay-Malabry avec Hatem Ben Arfa.</strong> Je me rappelle de lui, il venait me voir en bas de chez moi et me demandait de l&#8217;emmener à Rennes quand j&rsquo;ai rejoint le club breton. Au club francilien, on croisait souvent Hatem qui jouait avec nous.<strong> Il était déjà technique mais tout petit.</strong> Des très bons souvenirs, le destin a fait qu&rsquo;on était du même quartier. Je suis ensuite allé a Fontenay-Aux-Roses. »</em></p>
<p><figure id="attachment_313157" aria-describedby="caption-attachment-313157" style="width: 320px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-313157 size-full" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/04/moulaye-thiam-psg.bmp" alt="" width="320" height="400" /><figcaption id="caption-attachment-313157" class="wp-caption-text">Moulaye, tout à droite lors du tournoi international pupilles à Nantes</figcaption></figure></p>
<p>Des fois, la vie ne tient qu&rsquo;à un fil. Il en est de même pour la carrière sportive. Pour certain(e)s, toutes les étoiles sont alignées. Pour d&rsquo;autres, tout ne ressemble qu&rsquo;a un long périple sans fin. Si, pour ces derniers, la raison est à voir du côté du manque de talent, pour d&rsquo;autres parfois, les raisons sont plus nébuleuses. Manque de chance, entourage néfaste, choix compliqués. Sûrement un peu des trois concernant Moulaye Thiam.<strong> Passé par le centre de formation du PSG en 1995, Moulaye est rapidement surclassé en équipe de jeunes, et ce dès ses 13 ans.</strong><em> « Nambatingue Toko m&rsquo;a repéré à l&rsquo;US Voltaire. J&rsquo;ai fait un essai au PSG, ce fut concluant. »</em> Aux côtés de Mounir Obbadi, Houssine Kharja, Selim Benachour (ou encore Jean-Michel Badiane), Moulaye travaille son apprentissage.<em> « Quand je suis arrivé au PSG, on a fait l&rsquo;entrainement le premier jour. J&rsquo;ai entendu les parents ne parler que de Selim Benachour. Mais un père présent à dit « les parents de Selim tremblent, il y a Moulaye. » Je me souviens, le père d&rsquo;un joueur m&rsquo;a même proposé de me donner 50 francs à chaque but que j&rsquo;inscrirais, ainsi qu&rsquo;un sandwich et un coca. J&rsquo;ai trop marqué alors il a arrêté (rires). Avec ces sous j&rsquo;achetais des gâteaux à tous mes amis. »</em> Jean-Michel Badiane s&rsquo;en souvient d&rsquo;ailleurs très bien puisqu&rsquo;il raconte, sur le plateau de l&rsquo;émission <em>Le Vestiaire</em>, cette anecdote très représentative du niveau de Moulaye : <em>« Au coup d&rsquo;envoi de la seconde mi-temps d&rsquo;un match des U13 que ces derniers perdaient 1-0, Moulaye dribble toute l&rsquo;équipe. Il dribble des bouchers. Il marque. Il y a eu un silence général de la part des supporters. »</em> Et les intérêts de différents clubs français commencent à faire leur apparition.<strong> A Lille, en même temps qu&rsquo;un certain Franck Ribéry, Moulaye effectue son premier essai.</strong> <em>« Ma mère ne voulait pas que je joue au foot. Au PSG, ils ne me voyaient pas arriver à l&rsquo;heure tout le temps, mais ils ne savaient pas la galère que c&rsquo;était pour moi (sic), ma mère ne voulait pas que j&rsquo;y aille. C&rsquo;est le PSG qui m&rsquo;a financé la carte orange. <strong>Ma mère m&rsquo;enfermait à la maison pour pas que je ne parte.</strong> L’entraîneur appelait sur le téléphone fixe et je lui disais que j&rsquo;étais enfermé. Du coup les entraîneurs conservaient mes affaires, les lavaient et me les donnait les jours de match. Pour être à l&rsquo;heure aux matches, les parents de Selim m&rsquo;accueillaient chez eux pour que je puisse jouer. »</em> Des souvenirs, beaucoup, partagés avec le jeune Benachour qui, pourtant, n&rsquo;a rapidement plus donné de nouvelles : <em>« Certains ont des nouveaux amis avec la réussite. De toute façon, honnêtement, j e n&rsquo;ai jamais trouvé Selim bon. Techniquement il faisait des choses, mais il y avait de meilleurs joueurs dans l&rsquo;équipe. Je trouvais Obbaddi bien meilleur par exemple. »</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><em>« Franck Ribéry me collait tout le temps »</em></span></p>
<p><figure id="attachment_313155" aria-describedby="caption-attachment-313155" style="width: 250px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-313155" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/04/moulaye-thiam-jeune.bmp" alt="" width="250" height="246" /><figcaption id="caption-attachment-313155" class="wp-caption-text">2ème en bas en partant de la gauche à l&rsquo;US Voltaire</figcaption></figure></p>
<p>Le nom de Moulaye commence à circuler et le jeune joueur va donc faire un essai à Lille, aux côtés de Franck Ribéry.<em> « Au tournoi de Béziers, je marque d&rsquo;un coup du foulard en finale face à Dortmund. Je dansais au poteau de corner, c&rsquo;est moi qui fait gagner le trophée à Lille. Ribery me collait tout le temps lors du test : « Comment tu fais? Comment tu fais? » (rires). </em> C&rsquo;est alors que, avant même de recevoir la réponse des Dogues, <strong>l&rsquo;agent de Didier Drogba se déplace en personne sur Paris pour toquer à la porte de la famille du jeune Moulaye pour l&rsquo;amener à Rennes.</strong><em> « Il a entendu parler de moi à un tournoi, celui de Béziers justement, où j&rsquo;étais décisif très souvent. »</em> Quand l&rsquo;agent dit à sa mère qu&rsquo;il pourrait être vendu après sa formation rennaise, elle prend Moulaye à part, lui tire l&rsquo;oreille et lui dit : <em>« dis lui que moi je ne vends pas mes enfants, l&rsquo;esclavage c&rsquo;est fini . »</em> <strong>Un chèque accompagnant les promesses de l&rsquo;agent (donné une fois à Rennes), l&rsquo;entourage du milieu offensif accepte et rejoint la Bretagne à seulement 11 ans et demi.</strong> <em>« Gérard Lefillatre, le manager général de Rennes, m&rsquo;attendait d&rsquo;ailleurs à la gare Montparnasse. »</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><em>« A Rennes, je voulais que le club donne 20.000 francs à ma famille »</em></span></p>
<p><figure id="attachment_313161" aria-describedby="caption-attachment-313161" style="width: 400px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-313161" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/04/rennes-jeunes-96-97.bmp" alt="" width="400" height="224" /><figcaption id="caption-attachment-313161" class="wp-caption-text">Moulaye Thiam, rangée du bas tout à gauche</figcaption></figure></p>
<p><figure id="attachment_313162" aria-describedby="caption-attachment-313162" style="width: 400px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-313162" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/04/rennes-jeunes.bmp" alt="" width="400" height="269" /><figcaption id="caption-attachment-313162" class="wp-caption-text">Moulaye, 2ème en bas en partant de gauche. A sa droite Trésor Luntala, international zaïrois de Birmingham et Guingamp. En haut vers la droite, Moussa Dabo, frère d&rsquo;Ousmane.</figcaption></figure></p>
<p>A Rennes, chez les jeunes, Moulaye Thiam continue de progresser et les clubs commencent de plus en plus à s&rsquo;intéresser à lui. <strong>Ils franchit les paliers et fait ses gammes chez les moins de 15, puis les U17.</strong> Jusqu&rsquo;à, parfois, jouer contre la réserve du Stade Rennais, composée par moment de Jean-Claude Darcheville ou encore Sylvain Wiltord. <em>« J&rsquo;étais super content d&rsquo;être en centre de formation. Plus d&rsquo;enfermements avant les matches. Quand je suis arrivé au centre,  le premier à me dire bonjour c&rsquo;est Makhtar Ndiaye, qui participera à la Coupe du Monde 2002 avec le Sénégal. Si j&rsquo;ai voulu rester à Rennes, c&rsquo;est grâce aux Sénégalais. Il y avait une sorte de communauté. L&rsquo;ambiance a fait que j&rsquo;ai voulu y rester. »</em> Et tout va très vite pour Moulaye, qui continue d&rsquo;être surclassé. <em>« J&rsquo;arrive, <strong>Landry Chauvin me dit que je vais m&rsquo;entraîner avec les U17 alors que je n&rsquo;avais que 12 ans.</strong> J&rsquo;étais petit, maigre. Pourtant, c&rsquo;était terrible et dans le bon sens du terme. Cela m&rsquo;arrive encore d&rsquo;être choqué de ce que je faisais, cela m&rsquo;a fait énormément plaisir. Même si je n&rsquo;ai pas fait la carrière espérée, j&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;avoir gagné la coupe d&rsquo;Europe. Je suis fier de moi. Ma mère ne savait rien de tout ça. On parlait de moi dans Ouest-France, on me comparait à Maradona et à Scifo. »</em> Pourtant, la présence de Moulaye Thiam ne plaît pas à tout le monde, et certains de ses coéquipiers ont tenté à plusieurs reprises de stopper le jeune milieu dans son élan : <em>« Quand je faisais les confrontations, j&rsquo;étais le plus jeune de tous. Je me souviens, Saliou Lassisi</em> (international ivoirien qui a ensuite évolué en Serie A, ndlr) <em>arrive derrière moi et je lui met un petit pont. Après l&rsquo;entrainement, il m&rsquo;a menacé en m&rsquo;intimant l&rsquo;ordre de ne plus l&rsquo;humilier sinon j&rsquo;allais avoir des représailles. Jérôme Le Bouc</em> (ancien joueur de Laval, ndlr) <em>était très jaloux de moi. Il me lançait beaucoup de regards noirs. Sylvain Wiltord lui me regardait dans les yeux et était impressionné. Tous les pros me connaissaient, ils m&rsquo;appréciaient. »</em> <strong>Le manager général lui donne de l&rsquo;argent, pas aux autres. Cela attire la jalousie.</strong><em> « Il m&rsquo;avait appelé dans son bureau, il a allumé la TV et m&rsquo;a montré un reportage sur Wiltord et m&rsquo;avait promis que je le remplacerais. »</em> Au club, le jeune prodige est choyé, protégé. <em>« Tcherno Seydi, l&rsquo;agent de Drogba, s&rsquo;était engagé à s&rsquo;occuper de moi. Je n&rsquo;étais au courant de rien, j&rsquo;étais jeune. <strong>Mais une fois mon arrivée à Rennes, je voulais que le club donne 20 000 francs à ma famille.</strong> On m&rsquo;avait conseillé de négocier car Rennes avait fait ça pour un autre jeune dont la famille avait reçu du liquide du club. Pourtant, au début, je ne pouvais pas jouer car Michel Denisot</em> (alors président du PSG, ndlr)<em> refusait de donner ma lettre de sortie à Rennes pour me retenir. Je faisais partie d&rsquo;une liste de joueurs représentant l&rsquo;avenir du PSG. Même Georges Weah venait me caresser la tête. »</em> Son nom commence à filtrer outre-Hexagone et, au moment où les carrières se font, celle de Moulaye prendra un détour malheureux.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Une pubalgie synonyme de rêve brisé</span></p>
<p>Pourtant, comme souvent, le poison est emballé avec un joli ruban. Un ruban aux couleurs vert et blanc, les couleurs du Sporting Portugal. Et bien souvent, avant de blâmer le poison, il faut s&rsquo;en prendre à celui qui vous l&rsquo;offre. Pour Moulaye, ce donateur s&rsquo;appelle <strong>Luis Norton de Matos</strong>. Ce dernier, agent de joueurs, contacte la famille Thiam pour lui faire part du projet Sporting. <strong>Un contrat professionnel de 3 ans lui est proposé tandis que le Stade Rennais ne lui propose « que » le parcours classique, à savoir sur 4 ans tout en passant les échelons « stagiaire » et « aspirant pro ».</strong> Comme pour beaucoup de jeunes joueurs, l&rsquo;appât du gain sera trop fort.<em> « C&rsquo;était mon rêve d&rsquo;être professionnel. Je voulais être le meilleur joueur du monde. Rennes n&rsquo;était pas content, ils ne l&rsquo;ont pas digéré. <strong>Quand j&rsquo;ai voulu revenir en France quelques années plus tard, des clubs me voulaient mais Rennes me mettait des bâtons dans les roues.</strong> Ils ont été déçus donc ont conseillé aux clubs de ne pas me prendre. Le football c&rsquo;est la mafia. <strong>Quand je suis parti de Rennes pour le Sporting, peut-être que les deux clubs ont manigancé pour tuer ma carrière. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que des gens ne voulaient pas que je perce.</strong>« </em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-313159 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/04/moulaye-thiam.bmp" alt="" width="200" height="316" />C&rsquo;est donc à l&rsquo;âge de 16 ans que Moulaye s&rsquo;envole pour le Portugal où un appartement lui est fourni et des entraînements avec les pros proposés. <em>« Quand je suis arrivé aux vestiaires, les joueurs ont cru que je m&rsquo;étais trompé. Ils me montraient du doigt le vestiaire des jeunes. Je ne parlais pas portugais, je ne comprenais pas. Les joueurs me regardaient, rigolaient. Je n&rsquo;ai rien dit, je leur ai prouvé sur le terrain. »</em> Mais à 16 ans, il est difficile physiquement de résister aux rudes entraînements professionnels.<strong> A force de pousser son corps jusqu&rsquo;à ses limites, ce dernier craque. Et pour Moulaye, ce sont les adducteurs qui n&rsquo;ont pas tenu.</strong> Une pubalgie synonyme de début de galère pour le milieu offensif. <em>« C&rsquo;était pendant la préparation physique, très lourde. Les pros étaient KO, moi je tenais le coup. Mais mon corps n&rsquo;a pas tenu. Les adducteurs me faisaient mal, je faisais des petits pas en rentrant à la maison. J&rsquo;en ai parlé au club, j&rsquo;ai eu des aménagements. <strong>Quand ils ont vu que j&rsquo;allais mal, ils ont commencé à m&rsquo;injecter des piqûres sans me les proposer.</strong> Pour moi c&rsquo;était normal, je n&rsquo;avais jamais vu cela en France. Une seringue dans les fesses par semaine et je n&rsquo;avais plus mal, j&rsquo;étais boosté.<strong> Cela a aggravé ma douleur et détruit ma carrière.</strong> Mais les douleurs aujourd&rsquo;hui ne sont pas que physiques, elles sont aussi mentales. Ma rage est devenue positive désormais. »</em> Le Sporting n&rsquo;a pas trouvé le moyen de le soigner et ne lui proposait que des piqûres pour faire, temporairement, oublier la douleur. Sans même faire attention aux dégâts que cela allait occasionner.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Du Sporting Portugal à Feirense, en passant par Porto</span></p>
<p>Soudain, sa carrière va de nouveau prendre un virage inattendu. <strong>Son agent lui fait signer un papier en portugais, lui expliquant qu&rsquo;il va signer au FC Porto.</strong> On l&rsquo;installe alors dans une voiture, puis dans un avion. On lui dit qu&rsquo;un autre agent le récupérera une fois arrivé à destination mais qu&rsquo;il doit faire croire qu&rsquo;il arrive tout juste de France et non de Lisbonne. <strong>On lui dit qu&rsquo;il ne doit surtout pas parler de son précédent club, et encore moins de son agent Luis Norton de Matos.</strong> Moulaye ne saisit pas tout mais le fait est qu&rsquo;il intègre bel et bien le célèbre club. Cette fois, pas question de s&rsquo;entraîner avec les pros, c&rsquo;est avec les jeunes que Moulaye touche le ballon. Pourtant, rien n&rsquo;est signé durant six mois. Le doute s&rsquo;installe dans la tête de Moulaye qui demande à parler à la direction. Lors de cet entretien, il déballe tout. Son passage au Sporting, son entente avec Luis Norton de Matos. Moulaye rentre chez lui le soir-même, et c&rsquo;est la dernière fois qu&rsquo;il verra les installations du FC Porto. <strong>Dès le lendemain, on l&rsquo;envoie à Feirense, alors en D2 portugaise.</strong> Aucune nouvelle de ses agents qui le laissent seul dans un appartement des plus rudimentaires. Sa blessure étant toujours présente, le club de D2 refuse de lui faire signer un contrat et Moulaye est donc contraint de rentrer chez lui, en France.</p>
<p>De retour sur ses terres d&rsquo;adoption, Moulaye rejoint <strong>Thouars</strong>, alors en National, puis effectue une saison au sein de<strong> La Vitréenne</strong> de 2001 à 2002. Il rejoint ensuite <strong>Saint-Malo</strong> avant d&rsquo;arrêter d&rsquo;effleurer le cuir durant huit ans. Une éternité pour cet amoureux du ballon. <strong>Une carrière gâchée, avec deux protagonistes que Moulaye pointe du doigt : le Sporting et Luis Norton de Matos.</strong> C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs à ceux-là que Moulaye réclame des indemnités à hauteur d&rsquo;un million d&rsquo;euros. D&rsquo;un côté l&rsquo;agent qui aurait récupéré tout l&rsquo;argent du contrat. De l&rsquo;autre, le club lisboète qui n&rsquo;a pas su prendre soin de son joueur. Le Titi parisien réclame donc réparation, et ses reproches ne plaisent pas à tout le monde puisque le joueur aurait reçu des menaces de mort fin 2014 sur son téléphone.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-313154 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/04/moulaye-thiam-costume.bmp" alt="" width="300" height="300" />Si son passé est gris, Moulaye fait tout pour éclaircir son avenir. S&rsquo;il rejette l&rsquo;éventualité d&rsquo;être agent de joueur, le Sénégalais souhaite toutefois être en contact étroit avec les jeunes afin de leur prodiguer les conseils qu&rsquo;il aurait surement aimé recevoir il y a quelques années.<em> « <strong>Je veux conseiller les jeunes, je ne veux pas être un agent.</strong> Seulement les conseiller. Les suivre tout au long de leur carrière, sans contrat. Être un grand frère, bien les encadrer. Mon expérience que j&rsquo;exploite ici c&rsquo;est la France qui me l&rsquo;a offerte, en particulier Rennes. Je dois tout à la France, je ne l&rsquo;oublie pas. Je veux faire de la prévention auprès des jeunes et leurs familles. <strong>Il ne faut pas que l&rsquo;entourage du joueur ne pense qu&rsquo;à l&rsquo;argent, comme beaucoup de parents le font.</strong> Les jeunes veulent jouer par passion, des fois ce ne sont pas que les agents qui gâchent une carrière, les parents le font aussi très bien. »</em> Mais il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;en France que Moulaye veut apporter son expérience : <em> « Je veux que les Sénégalais jouent au foot mais aillent aussi à l&rsquo;école. Ils doivent  avoir des diplômes. »</em> Et pour que son expérience heurte un peu plus l&rsquo;esprit des jeunes, <strong>l&rsquo;ancien milieu de terrain prospecte pour que son histoire soit retranscrite en film.</strong> Pour que tous sachent ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé, pour que tous sachent que le football n&rsquo;est pas rose.</p>
<p>Moulaye Thiam, une aventure aux virages sinueux, aux détours malheureux. Une histoire qui vaut la peine d&rsquo;être contée pour éviter qu&rsquo;elle ne soit répétée.</p>
<p><figure id="attachment_313160" aria-describedby="caption-attachment-313160" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-313160" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2018/04/moulaye.bmp" alt="" width="600" height="600" /><figcaption id="caption-attachment-313160" class="wp-caption-text">Moulaye Thiam avec Thierry Goudet, ancien joueur de Rennes et du Havre puis entraîneur du HAC</figcaption></figure></p>
<p><em>Photo de couverture d&rsquo;article : copyright Le Journal de Vitré</em></p>
<p><a href="https://canal-supporters.com/sur-les-traces-de-moulaye-thiam-victime-de-la-jungle-du-football/">Source</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Focus #15 Safet Susic, le Pape qui a fait briller le PSG fête ses 63 ans aujourd&#8217;hui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Polin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 15:30:50 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Régulièrement, <em>Canal Supporters</em> vous propose de revenir sur la carrière d&rsquo;un joueur passé par le PSG. Pour ce 15ème numéro, nous avons retracé la carrière sportive de Safet Sušić, mais également les passages de sa vie qui ont fait l&rsquo;homme qu&rsquo;il est. Focus sur <strong>Safet Sušić</strong>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266307 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/safet-susic-juventus-turin-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266308 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/safet-susic-sarajevo-400x335-300x251.jpg" alt="" width="300" height="251" />Safet Sušić</strong>. Ce nom sonne encore magique dans le creux de l&rsquo;oreille des supporters parisiens. Ce nom réveille encore des souvenirs impérissables dans le cœur des aficionados du club de la capitale. <strong>Plus qu&rsquo;un joueur, une religion.</strong> Et la magie, c&rsquo;est le 13 avril 1955 qu&rsquo;elle s&rsquo;éveille, dans la ville de Zavidovići, alors en Yougoslavie. Ville teintée par une passion sportive puisque les handballeurs Edin Bašić et Venio Losert y ont vu le jour, mais également le basketteur Suad Mujić. Et la vie de Safet étant rythmée par la musique du football, Asim Bajramovic, compositeur, y a également fait ses premiers pas. C&rsquo;est donc sur les bords de la rivière Gostović que le jeune Safet égrène son ballon. Zavidovići, la ville du bois, est donc le premier témoin du talent qui réside dans les veines de ce jeune homme. Dans un pays où se conjuguent tant de nationalités et de religions différentes, c&rsquo;est en écriture cyrillique que s&rsquo;écrivent les premières années de Safet.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266309 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/susic-fk-sarajevo-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>C&rsquo;est au sein du club local de Zavidovići, le club de Krivaja, qu&rsquo;il apprend les bases du football. Il y est formé, et son amour pour le ballon rond éclot jour après jour. Son talent est remarqué et lors de la saison 1972-1973, à seulement 17 ans, Safet rejoint le club de l&rsquo;actuelle capitale bosnienne, le FK Sarajevo. <strong>Le 3 août 1973, Safet est titulaire. </strong>Modeste club yougoslave, le FK Sarajevo va désormais jouer les premiers rôles grâce à son génial meneur de jeu. Durant dix ans, le magicien participera à 221 matches et inscrira 85 buts<strong>. Dix ans où il brillera, dix ans où il deviendra une idole sur ses terres.</strong> Il sera même meilleur buteur du championnat yougoslave en 1980 avec 17 buts, championnat dont il sera élu meilleur joueur la même saison. En 1977, il découvre la sélection nationale. Pour sa première sélection, le 5 octobre 1977, il inscrit deux buts. Ce fut face à la Hongrie. Son deuxième match, face à la Roumanie, se passe encore mieux puisqu&rsquo;il réaliste un hat-trick. Puis un autre coup du chapeau face à l&rsquo;Italie en 1978, et encore un autre face à l&rsquo;Argentine deux mois plus tard. <strong>Dix ans à la maison donc, avant de s&rsquo;envoler vers le Paris Saint-Germain.</strong> La France le connait sur le papier puisque <em>France Football</em> le place parmi les 10 meilleurs joueurs européens en 1979. Très bon lors de la Coupe du monde 1982, le joueur est toutefois éliminé dès les phases de poule. Troisième à égalité avec l&rsquo;Espagne, deuxième, la Yougoslavie est éliminée à cause d&rsquo;une moins bonne attaque (3 buts pour l&rsquo;Espagne, 2 pour les Yougoslaves). Mais les performances de Sušić tapent dans l&rsquo;œil du Paris SG qui entre alors en contact avec le milieu offensif. L&rsquo;histoire de sa carrière, l&rsquo;histoire de sa vie, va prendre un nouveau tournant. Un tournant Rouge et Bleu.<br />
</p>
<p>Il n&rsquo;est pas encore l&rsquo;heure pour vous d&rsquo;ouvrir le roman des aventures de Safet Sušić au PSG. Non, il est pour le moment l&rsquo;heure de vous faire patienter. Car un épisode est à insérer entre ces deux passages : celui du Torino. En Yougoslavie, tu ne peux quitter ton pays qu&rsquo;à l&rsquo;âge de 28 ans. <strong>Forcément, le palier de Sušić est rempli de prétendants, et pas des moindres. </strong>Le Yougoslave pose ses conditions sur un papier avec l&rsquo;Inter Milan, un papier qu&rsquo;il signe mais le Torino propose une meilleure offre. Safet Sušić décide donc de rejoindre les <em>Grenats</em> italiens<em> </em>mais les Interistes, remontés, font remonter une plainte jusqu&rsquo;aux instances de l&rsquo;UEFA qui sanctionne le joueur d&rsquo;une interdiction de rejoindre l&rsquo;Italie durant un an. Entre temps, Ivica Surjak parle de son compatriote à Francis Borelli. Quelques temps plus tard, le milieu de terrain rejoint donc le PSG, un club qu&rsquo;il aimera tant et qu&rsquo;il aurait pourtant pu ne jamais rallier.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266310 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/safet-susic-psg-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>« Sušić était exceptionnel, capable de faire une passe entre le mur et la peinture ! » </em></p>
<p style="text-align: center;">Nambatingue Toko</p>
<p>Son aventure au Paris SG commence toutefois d&rsquo;une bien drôle de façon. Aligné par Georges Peyroche lors Tournoi de Paris de 1982 (le PSG termine 3ème, l&rsquo;Atletico Mineiro premier), Safet Sušić verra son transfert bloqué par la loi yougoslave<strong>. Ce sera seulement au tout dernier match de l&rsquo;année 1982, face à Monaco le 18 décembre 1982, que Safet Sušić apparaîtra pour la première fois avec la tunique parisienne.</strong> A la 53ème minute, le Yougoslave entre à la place de Nambatingue Toko. Cela faisait déjà de longues minutes que le public du Parc scandait son nom, de longues minutes que les amoureux du PSG réclamaient son entrée. Malheureusement, Sušić ne put empêcher la défaite de sa nouvelle équipe (0-1, but de Bruno Bellone). Mais trop tard, la magie a déjà opérée. <strong>L&rsquo;homme des premiers trophées, l&rsquo;homme des premiers émois. </strong>Le PSG a ouvert son armoire à trophée pour la première fois quelques mois avant son arrivée (Coupe de France 1982), mais réitèrera l&rsquo;exploit en 1983, une saison où il sera élu meilleur joueur étranger de Division 1. Et, clairement, Safet y est pour quelque chose. Sa « spéciale » est imparable. Devenu expert dans le domaine de la passe, Sušić adresse des ballons parfaits grâce à une passe sèche de l&rsquo;intérieur du pied. Et ce fameux soir du dimanche 11 juin 1983, il adresse sa spéciale à Toko. <strong>La passe du magicien yougoslave transperce la défense nantaise, et l&rsquo;attaquant parisien n&rsquo;a plus qu&rsquo;à croiser le ballon au fond des filets. </strong>Quelques minutes avant, il s&rsquo;amusait déjà de la défense nantaise avant d&rsquo;adresser un missile pleine lucarne. Il est même à créditer du décalage sur Pascal Zaremba lors de l&rsquo;ouverture du score de ce dernier.<br />
</p>
<p style="text-align: center;"><em>« Il fait partie des meilleur joueurs qui sont passé au PSG. L’un des 5 meilleurs. Un très bon joueur, avec des grosses qualités tactiques et techniques. Très bon passeur et tireur de coup franc. Un coéquipier modèle, discret, humble, respectueux et respecté de tous. Jamais personne n&rsquo;a eu de problème avec lui. Un homme généreux. Avant de jouer avec lui, je l&rsquo;ai affronté en finale de Coupe de France 83, il nous avait fait très mal. »</em></p>
<p style="text-align: center;">Michel Bibard (pour Canal Supporters)</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266312 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/susic-psg-206X344-206x300.jpg" alt="" width="206" height="300" /></p>
<p>La passe. Son domaine de prédilection. L&rsquo;égoïsme n&rsquo;a jamais eu d&rsquo;effet sur ce joueur. Amoureux du beau geste, du service, du caviar<strong>. En 287 matches de D1, s&rsquo;il inscrira 67 buts, il adressa 61 passes décisives. Un record au PSG, encore aujourd&rsquo;hui.</strong> Preuve de son talent, un certain soir de septembre 1984, il délivre 5 passes décisives face à Bastia (victoire 7-1). D&rsquo;autres s&rsquo;y sont essayé, mais personne n&rsquo;aura réussi (Leonardo, 4 passes décisives face au Steaua Bucarest et Zlatan Ibrahimovic, 4 passes décisives face au Dinamo Zagreb). Sa technique était bien supérieure à la normale, et sa conduite de balle sublime. Le seul problème restera cette impression de choisir ses matches, et cette envie de sans cesse vouloir dribbler, même quand cela ne semblait pas nécessaire. <strong>S&rsquo;il réfute choisir ses matches, Safet Sušić reconnait avoir été plus motivé lors des grandes rencontres.</strong> Malgré tout, son talent explose aux yeux de tous et devient, pour la première fois de sa carrière, Champion de France en 1986. Et pour démontrer à quel point Safet Sušić est important pour le PSG, le club de la capitale joue le maintien lorsque le Yougoslave est mis à l&rsquo;écart par Gérard Houllier lors de 1987-1988. Son retour sur les terrains en fin de saison est indubitablement lié au maintien du club.<strong> Safet Sušić aime le PSG, et le PSG l&rsquo;aime.</strong> C&rsquo;est indéniable. Et cet amour se traduira par un niveau de jeu retrouvé la saison suivante. Le PSG aura besoin du talent de son numéro 10 pour lutter avec l&rsquo;OM tout au long de la saison 1988-1989. Ce sera finalement les Phocéens qui seront champions, et les Parisiens dauphins. <strong>Mais, plus de six ans après son arrivée, Safet Sušić est devenu un membre à part entière du club, un cadre, un pilier. Une idole. </strong>Et le Yougoslave tombe également amoureux de la France, au point de se faire naturaliser en octobre 1988.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266311 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/susic-papin-psg-om-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>Et pourtant, si son sang semble Rouge et Bleu, Safet Sušić aurait pu, aurait dû, rejoindre l&rsquo;Olympique Marseille. Peu avant le Clasico du 5 mai 1989, et peu après, Bernard Tapie prend contact avec Tomislav Ivic et Safet Sušić afin qu&rsquo;ils rejoignent le Vieux Port la saison suivante. Face au RC Lens le 20 mai 1989, Safet Sušić n&rsquo;est pas dans le groupe. La direction parisienne évoque un problème tactique<strong>. En réalité, Safet Sušić avait donné son accord à l&rsquo;OM. </strong>Mais finalement, Bernard Tapie annulera les discussions une fois le titre de Champion acquis. Le PSG a perdu le trophée, mais a gagné Sušić, on peut voir les choses comme cela.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266313 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/susic-safet-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>C&rsquo;est finalement en 1991 que Safet Sušić tournera la page PSG. Sûrement, logiquement, évidemment, la plus belle de sa carrière. Mais, Parisien dans l&rsquo;âme, il n&rsquo;émigrera pas très loin puisqu&rsquo;il s&rsquo;engagera au Red Star, le temps d&rsquo;une saison. Mais revenons au PSG. Neuf ans, 344 matches, 85 buts, aucune blessure. Jamais le Yougoslave ne sera sur le flanc, et ça c&rsquo;est remarquable. Neuf ans donc, où Sušić a brillé. <strong>En 2010, il est élu meilleur joueur de l&rsquo;histoire du club par <em>France Football</em>.</strong> Mais il est temps désormais de tourner la page des terrains, afin de découvrir celle du banc. Il était une fois, Safet Sušić l&rsquo;entraîneur.</p>
<p></p>
<p style="text-align: center;"><em>« <span class="goog-text-highlight">J&rsquo;ai vu jouer de grands joueurs mondiaux</span><span class="goog-text-highlight">, mais Safet Sušić est unique, le seul et unique. C&rsquo;était un artiste.</span> »</em></p>
<p style="text-align: center;">Miroslav Blazevic</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266314 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/safet-susic-entraîneur-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>C&rsquo;est à l&rsquo;AS Cannes que Safet Sušić découvre le métier de coach. Et pour ses débuts, il fait fort puisqu&rsquo;il entre dans l&rsquo;histoire&#8230; de Fenerbahçe ! Lors du premier tour de l&rsquo;Europa League, les Cannois affrontent l&rsquo;un des tous meilleurs clubs turcs de tous les temps et l&rsquo;écrase 9-1 sur le score cumulé (4-0 à l&rsquo;aller, 1-5 au retour). Cette unique saison sur la Côte d&rsquo;Azur est bonne pour une première puisque l&rsquo;AS Cannes termine neuvième et Safet Sušić fait éclore les jeunes Patrice Vieira et Johan Micoud. <strong>Dès l&rsquo;été 1995, le coach va découvrir un nouvel amour : la Turquie.</strong> Mise à part une brève saison en Arabie Saoudite à la tête d&rsquo;Al Hilal Riyad, Sušić passera 13 ans a entraîner en Turquie. Il coachera Istanbulspor AS, Konyaspor, Ankaragücü, Rizespor-Caykur et Ankaraspor. Il ne quittera la Turquie que pour devenir sélectionneur de son pays, depuis devenu la Bosnie-Herzégovine, en décembre 2009. Il manque de peu la qualification pour l&rsquo;Euro 2012 mais parvient à se qualifier pour la Coupe du Monde 2014. Pourtant, lors des éliminatoires de l&rsquo;Euro 2016, les mauvais résultats de la Bosnie contraignent la fédération à licencier Safet Sušić.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266315 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/susic-evian-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>C&rsquo;est en France que rebondira l&rsquo;entraîneur, plus précisément à Evian Thonon-Gaillard alors en Ligue 2, mais n&rsquo;y restera que quelques mois. Après cinq défaites et un nul en six matches, Sušić est licencié en janvier 2016. Sans club depuis, proche de rejoindre la sélection du Sultanat d&rsquo;Oman, Safet Sušić s’assiéra finalement sur le banc d&rsquo;Alanyaspor. En Turquie, bien évidemment.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266316 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/safet-susic-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>S&rsquo;il  a marqué le PSG, Safet Sušić a aussi marqué la France<strong>. Le magazine <em>France Football </em>l&rsquo;a par ailleurs nommé en 2012 meilleur joueur étranger à avoir joué en France. Surnommé « <em>Le Pape »</em> sur sa terre natale, il aspire à une vision presque divine aux yeux des supporters parisiens qui transforment son surnom en « <em>Papet »</em>. Et si l&rsquo;UEFA l&rsquo;a désigné en 2003 meilleur joueur bosnien de ces 50 dernières années, il revêt aux yeux de beaucoup de fans parisiens la tunique du meilleur joueur de l&rsquo;histoire du PSG.</strong> Peu de joueurs, et même depuis l&rsquo;ère QSI, disposent d&rsquo;une telle cote d&rsquo;amour. A tel point que beaucoup d&rsquo;aficionados du club l&rsquo;adorent sans même l&rsquo;avoir vu jouer. Dans la vie, les paroles s&rsquo;envolent et les écrits restent. Mais tes buts, tes gestes, ta classe Safet, tout cela restera gravé en nous. A tout jamais Parisien. A tout jamais dans nos cœurs. A tout jamais le meilleur, mais là, messieurs-dames, c&rsquo;est mon cœur qui parle.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-266317 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/susic-platini-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Les précédents « focus » sur les anciens Parisiens</strong></span><br />
<a href="http://canal-supporters.com/2017/01/focus-n10-jerome-alonzo-une-histoire-de-famille/"><strong>Focus #10 :</strong> Jérôme Alonzo, une histoire de famille</a><br />
<a href="http://canal-supporters.com/2017/01/focus-n11-pierre-ducrocq-rouge-et-bleu-devant-leternel/"><strong>Focus #11 : </strong>Pierre Ducrocq, Rouge et Bleu devant l&rsquo;Eternel</a><br />
<a href="http://canal-supporters.com/2017/01/focus-12-jean-marc-pilorget-le-recordman-rescape/"><strong>Focus #12 : </strong>Jean-Marc Pilorget, le recordman rescapé</a><br />
<a href="http://canal-supporters.com/2017/04/focus-13-carlos-bianchi-le-grand-buteur-esthete-du-psg/"><strong>Focus #13 </strong>Carlos Bianchi, le grand buteur esthète du PSG</a><br />
<a href="http://canal-supporters.com/2017/02/focus-14-mustapha-dahleb-le-fennec-qui-a-conquit-la-capitale/"><strong>Focus #14</strong> Mustapha Dahleb, le Fennec qui a conquis la capitale</a></p>
<p><a href="https://canal-supporters.com/focus-15-safet-susic-quand-le-pape-fait-briller-psg/">Source</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Focus #12 : Jean-Marc Pilorget, le recordman rescapé, fête ses 60 ans aujourd&#8217;hui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Polin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 11:07:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
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					<description><![CDATA[Régulièrement, Canal Supporters vous propose de revenir sur la carrière d&#8217;un joueur passé par le PSG. Pour le 12ème numéro, nous avions retracé la carrière sportive de Jean-Marc Pilorget, mais également les passages de sa vie qui ont fait l&#8217;homme qu&#8217;il est. Focus sur Jean-Marc Pilorget, qui fête ses 60 ans aujourd&#8217;hui. Son nom perdurera encore &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Régulièrement, <em>Canal Supporters</em> vous propose de revenir sur la carrière d&rsquo;un joueur passé par le PSG. Pour le 12ème numéro, nous avions retracé la carrière sportive de Jean-Marc Pilorget, mais également les passages de sa vie qui ont fait l&rsquo;homme qu&rsquo;il est. Focus sur <strong>Jean-Marc Pilorget, qui fête ses 60 ans aujourd&rsquo;hui.</strong></p>
<p>Son nom perdurera encore longtemps, autant dans le cœur des Parisiens que dans les livres de statistiques. <strong>Jean-Marc Pilorget, le recordman.</strong> C&rsquo;est sur les terres de ses futurs exploits que Jean-Marc voit le jour, à Paris, le 13 avril 1958. C&rsquo;est à Morangis, dans l&rsquo;Essonne, qu&rsquo;il apprend les bases du football. Nous sommes alors en 1967 et le futur défenseur est loin de comprendre qu&rsquo;il vient de faire son premier pas vers l&rsquo;avenir. Durant huit ans, il portera les couleurs du FC Morangis et c&rsquo;est lors du stage de recrutement de Pâques 1975 que René Baule, recruteur du PSG, le repère. Un contrat aspirant est proposé au jeune joueur de désormais 17 ans, qui accepte. Cinq mois plus tard, soit le 21 décembre 1975, il fait partie des Quatre Mousquetaires, ces quatre jeunes joueurs qui font leur première entrée ensemble : François Brisson, Thierry Morin, Lionel Justier et Jean-Marc Pilorget. Le premier soir de l&rsquo;hiver en France, mais nul doute qu&rsquo;une douce chaleur estivale régnait alors dans leurs cœurs et dans leurs têtes<strong>. Et le défenseur est encore loin de se douter qu&rsquo;il offrira, un soir de mai 1982, le premier trophée majeur du PSG</strong> en inscrivant le penalty victorieux en finale de Coupe de France face à l&rsquo;AS Saint-Etienne de Michel Platini. Quelques temps après avoir participé au premier match européen du PSG face au Lokomotiv.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-258840 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/01/lacombe-pilorget-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si son histoire d&rsquo;amour avec le PSG n&rsquo;en est qu&rsquo;à ses premières bribes, malgré ses deux Coupes de France remportées en 1982 et 1983, <strong>son aventure avec l&rsquo;Equipe de France ne débutera jamais, ou presque.</strong> Appelé en U21 en 1977, il est ensuite convoqué avec les A pour affronter le Brésil le 15 mai 1981 (défaite 1-3, avec un but de Socrates, le frère de Raï), il n&rsquo;est finalement pas sur la feuille de match alors que les <em>Bleus</em> évoluaient chez lui, au Parc des Princes. Cela aurait pu, cela aurait dû, n&rsquo;être que partie remise. Mais, après avoir participé à 3 matches avec l&rsquo;Equipe de France Olympique, et alors qu&rsquo;il est convoqué à Font-Romeu avec les A pour le stage hivernal de préparation à l&rsquo;Euro, <strong>Jean-Marc Pilorget échappe de peu à la mort </strong>lors d&rsquo;un grave accident de la route, sa fille aînée sur la banquette arrière. C&rsquo;était dans la nuit du 18 au 19 décembre 1983. Un drame qui aura raison de sa carrière internationale, de sa fin de saison 1983-1984 mais de la quasi-intégralité de la suivante puisqu&rsquo;il ne jouera qu&rsquo;un seul match, le 23 mars 1985 face à Nancy.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-258839 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/01/jean-marc-pilorget-300x191.jpg" alt="" width="300" height="191" /></p>
<p>Mais son histoire d&rsquo;amour avec le football reprend de plus belle. Jean-Marc Pilorget sors la tête de l&rsquo;eau et, en vrai pied-de-nez aux événements passés, participe à l&rsquo;intégralité des rencontres lors de la saison 1985-1986 <strong>et devient ainsi Champion de France.</strong> Son histoire d&rsquo;amour avec le PSG reprend de plus belle. Fort mentalement, Pilorget est sorti du trou dans lequel son accident l&rsquo;avait poussé pour devenir titulaire et désormais, c&rsquo;est brassard au biceps qu&rsquo;il évoluera sur les pelouses françaises pour défendre les couleurs du PSG. Il restera 14 ans au PSG, même s&rsquo;il est prêté à l&rsquo;AS Cannes son avant-dernière année. <strong>Une éternité qui permettra à Jean-Marc Pilorget de devenir le joueur le plus capé de toute l&rsquo;histoire du PSG avec 435 matches pour 17 buts.</strong> Alors que certains professionnels de nos jours n&rsquo;atteindront jamais un tel nombre de matches en L1, Pilorget l&rsquo;a fait avec un seul et même club. Et c&rsquo;est fort de ce record qu&rsquo;il quitte donc son club pour rejoindre l&rsquo;En Avant Guingamp à l&rsquo;aube de la saison 1989-1990. Une saison, une seule, avant de tirer le rideau sur sa carrière de joueur professionnel. Mais pour mieux mettre en lumière la suite de sa carrière, lui qui passera deux ans en amateur au Stade Raphaëlois.</p>
<p>Jean-Marc Pilorget n&rsquo;en a toutefois pas fini avec le football <strong>puisqu&rsquo;il démarre une carrière d&rsquo;entraîneur </strong>en 1992 en prenant en main durant une saison le club de l&rsquo;US Marseille Endourne Catalans avant d&rsquo;entraîner une centaine de kilomètres plus loin, à Fréjus, à l&rsquo;époque où Adil Rami y était formé. Il y restera quatre ans, dont une année où il entraîna les jeunes, avant de rejoindre la région parisienne. Durant onze ans, l&rsquo;ancien défenseur officie près du club à qui il a tant donné. L&rsquo;ES Viry-Châtillon, le Paris FC (<strong>avec qui il devient Champion de CFA groupe D en 2006</strong>), le SO Romorantin, de nouveau le Paris FC, tel est le parcours d&rsquo;entraîneur francilien de Jean-Marc Pilorget qui, finalement, reviendra dans le Sud-Est.</p>
<p></p>
<p>Car des fois, la vie d&rsquo;un Homme ne tient qu&rsquo;à un fil. Et parfois, la tristesse prend le dessus sur tout. <strong>Et Jean-Marc Pilorget est de ces personnes qui survivent quand la peine emplie les cœurs.</strong> Car, un soir de 2011, sa vie a basculé quand, sur l&rsquo;autoroute, il apprend le décès de Julie, sa fille. Partie en Thaïlande, elle ne reviendra jamais de ses vacances. Une myocardite (inflammation du cœur) a eu raison de la vie de Julie. Les raisons exactes de cette maladie ne sera jamais connue, <strong>et chaque jour Jean-Marc Pilorget se bat pour elle</strong>, pour sa mémoire. Jour après jour. Car les raisons évoquées pour le décès de sa fille ne le convainquent pas. <em>« Nourriture, surdosage de médicaments, pesticides, empoisonnement? La mort de Julie est un mystère total qui entraîne une torture psychologique tous les jours,</em> confie d&rsquo;ailleurs Jean-Marc Pilorget au <em>Parisien. Il y a une omerta à cause du tourisme et de l&rsquo;argent. Est-ce qu&rsquo;on aurait moins de douleur si on savait de quoi elle est morte? Je ne sais pas, mais au moins on aurait une explication… » </em>Pour sa seconde fille, Jean-Marc reste fort. Reste un homme. <em>« Au-delà du foot, j&rsquo;essaie de m&rsquo;occuper, mais chaque jour quelque chose me ramène à Julie… Un événement, une musique… »</em> D&rsquo;ailleurs, Noël ne sera plus jamais célébré, le dernier ayant été organisé par Julie. « <em>À un moment donné, j’ai senti que je prenais moins de plaisir, alors que c’est le plus important</em>, déclare-t-il à<em> France Football. Le décès de ma fille m’a fait énormément changer, comme homme, mais aussi comme entraîneur. Quand elle est partie, je me suis réfugié dans le foot, parce que je n’avais pas le choix pour survivre, et je suis reconnaissant à la famille Fakri</em> (propriétaire de l’AS Cannes à l’époque, ndlr) <em>de m’avoir tendu la main quand, ailleurs, on pensait qu’il fallait se débarrasser de moi. Après un drame comme ça, beaucoup de gens ont pensé que j’étais brisé, et c’est vrai que je l’étais. Mais ils pensent aussi que vous n’êtes plus capable de rien, et c’est faux.</em>»</p>
<p>Il essaiera de s&rsquo;occuper grâce à son métier et c&rsquo;est au sein de l&rsquo;AS Cannes qu&rsquo;il entraînera de 2012 à 2014 qu&rsquo;il mènera jusqu&rsquo;en quart de finale de Coupe de France, avant de prendre la tête de l&rsquo;ES Fréjus Saint-Raphaël. Une simple pause avant de retrouver le club cannois. Une après-carrière où le légendaire Jean-Marc Pilorget s&rsquo;épanoui, lui qui restera pour toujours dans l&rsquo;Histoire du PSG. Et dans nos cœurs.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-258841 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/01/pilorget-cannes-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Les précédents « focus » sur les anciens Parisiens</strong></span><a href="http://canal-supporters.com/2016/11/focus-n6-patrick-mboma-lion-devenu-roi-au-pays-du-soleil-levant-avec-la-participation-du-joueur/"><br />
</a><a href="http://canal-supporters.com/2016/12/focus-n7-michel-bibard-le-canari-du-parc-des-princes-avec-sa-participation/"><strong>Focus #7 :</strong> Michel Bibard, le Canari du Parc des Princes (avec sa participation)<br />
</a><a href="http://canal-supporters.com/2016/12/focus-n8-georges-weah-un-ballon-dor-au-parc-des-princes/"><strong>Focus #8 :</strong> Georges Weah, un Ballon d&rsquo;Or au Parc des Princes<br />
</a><a href="http://canal-supporters.com/2016/12/focus-n9-julio-dely-valdes-buteur-aux-dents-en-or/"><strong>Focus #9 :</strong> Julio César Dely Valdés, buteur aux dents en or<br />
</a><a href="http://canal-supporters.com/2017/01/focus-n10-jerome-alonzo-une-histoire-de-famille/"><strong>Focus #10 :</strong> Jérôme Alonzo, une histoire de famille</a><br />
<a href="http://canal-supporters.com/2017/01/focus-n11-pierre-ducrocq-rouge-et-bleu-devant-leternel/"><strong>Focus #11 : </strong>Pierre Ducrocq, Rouge et Bleu devant l&rsquo;Eternel</a></p>
<p><a href="https://canal-supporters.com/focus-12-jean-marc-pilorget-le-recordman-rescape/">Source</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Focus #18 : Nambatingue Toko, le premier héros européen du PSG</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Polin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Sep 2017 15:04:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Régulièrement, Canal Supporters vous propose de revenir sur la carrière d’un joueur passé par le PSG. Pour le 17ème numéro, nous avions retracé la carrière sportive de Jay-Jay Okocha, mais également les passages de sa vie qui ont fait l’homme qu’il est. Aujourd&#8217;hui, focus sur Nambatingue Toko. Le 21 août 1952, la chaleur semble plier l&#8217;air en plusieurs strates &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Régulièrement, <em>Canal Supporters</em> vous propose de revenir sur la carrière d’un joueur passé par le PSG. Pour le <strong>17ème numéro</strong>, nous avions retracé la carrière sportive de Jay-Jay Okocha, mais également les passages de sa vie qui ont fait l’homme qu’il est.</p>
<p><strong>Aujourd&rsquo;hui,</strong> focus sur <strong>Nambatingue Toko.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-288280 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/09/toko-asse.jpg" alt="" width="280" height="187" />Le 21 août 1952, la chaleur semble plier l&rsquo;air en plusieurs strates visibles. Et sous ce soleil de plomb, <strong>Nambatingue Tokomon Dieudonné</strong> pousse ses premiers cris. Dans les rues de la capitale tchadienne, N&rsquo;Djamena, le jeune homme fera ses premiers pas, puis poussera ses premiers ballons avant d&rsquo;inscrire ses premiers buts. <strong>Nambatingue, un prénom qui lui sied à ravir puisqu&rsquo;il signifie « <em>l&rsquo;indomptable</em>« </strong>. Personne ne domptera la bête tchadienne aux jambes élancées, pas même les rugueuses défenses françaises. Il apprend le football dans son pays natal dans différents petits clubs aux alentours de sa ville, mais c&rsquo;est au sein du Yal-Tchad N&rsquo;Djamena qu&rsquo;il se fera remarquer pendant la saison 1973-1974 par les recruteurs de Grenoble. Nambatingue a 22 ans, il ne pouvait refuser une telle opportunité, celle d&rsquo;intégrer un championnat où le football est meilleur et où les retombées sur sa vie personnelle seraient bien plus grandes. Il arrive donc dans l&rsquo;Isère où un temps d&rsquo;adaptation à son nouvel environnement est nécessaire. Nambatingue est arrivé en France, <strong>le premier Tchadien footballeur professionnel de France</strong>, et là débute son histoire d&rsquo;amour avec ce pays. Qu&rsquo;il lui rendra au centuple.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-288274 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/09/toko-nice-164x300.jpg" alt="" width="164" height="300" />Sa première saison sera convaincante. Après six mois à Grenoble, Nambatingue débarque à l&rsquo;<strong>US Albi</strong> qui évoluait, alors, dans le championnat français de troisième division. <strong>Là-bas, il montre de réelles qualités d&rsquo;attaquant grâce à son physique impressionnant, dit « tentaculaire ».</strong> Ses longues jambes ratissaient le terrain, s&rsquo;en servant pour récupérer de nombreux ballons tout en ayant une couverture de balle très dissuasive. Ses buts étaient, en plus, très souvent décisifs et spectaculaires. Albi finira la saison à la septième place du groupe Sud à six points de la réserve du SC Bastia. Une seule saison, une seule, et les clubs de l&rsquo;élite posent déjà leurs yeux sur le Tchadien d&rsquo;Albi, l&rsquo;<strong>OGC Nice</strong> en particulier. Le club azuréen cherchait alors des joueurs offensifs susceptibles de remplacer Charly Loubet et Leif Eriksson, les deux sur le départ pour Cannes. L&rsquo;opportunité était trop belle et <strong>Nambatingue accepte de rejoindre la Côte d&rsquo;Azur</strong> où il apprendra beaucoup aux côtés de joueurs expérimentés tels que Vahidin Musemic, Marc Molitor, Jean-François Douis, Roger Jouve, Jean-Marc Guillou, Jean-Noël Huck, Dario Grava, Josip Katalinski. Mais également auprès de deux futurs Parisiens : <strong>Jean-Pierre Adams et Dominique Baratelli</strong>. L&rsquo;entraîneur niçois, Vlatko Markovic, permet à douze reprises à Toko de fouler les pelouses de Division 1 qui inscrira quatre buts. L&rsquo;OGCN terminera deuxième, à trois points de Saint-Etienne. Une belle saison en championnat, tandis que le club azuréen échoue en huitièmes de finale face au SC Bastia sur le score cumulé de 6-2 (2-2 et défaite 4-0). Une compétition où le Tchadien aura marqué un but en trois rencontres. De quoi le satisfaire, en attendant de bien plus jouer. Et son apogée azuréenne n&rsquo;aura pas tardé. Suite aux départs de Molitor et Musemic, le natif de N&rsquo;Djamena deviendra titulaire indiscutable sur le front de l&rsquo;attaque niçoise aux côtés de Daniel Sanchez et de Nenad Bjekovic. Moins efficace que ce dernier, le Tchadien gardera toutefois la confiance des trois entraîneurs qui prendront place sur le banc des Aiglons durant la saison 1976-1977 (Vlatko Markovic, Jean-Marc Guillou et Léon Rossi). Pour sa première saison dans la peau d&rsquo;un titulaire, il inscrira cinq buts en D1, quatre en coupe nationale et son tout premier but européen (en C3, face à l&rsquo;Espanyol Barcelone). Soit 10 buts en 45 matchs toutes compétitions confondues, tandis que son compère néo-niçois Bjekovic terminera avec 33 buts en 41 rencontres. L&rsquo;OGC Nice finira septième de D1, ratant de trois points une qualification européenne, et ira jusqu&rsquo;en demi-finales de Coupe de France avant de perdre 3-1 (score cumulé) contre le Stade de Reims (deux défaites par 2-1 et 1-0). La saison suivante, Nambatingue sera tout de même l&rsquo;un des pions essentiels des Aiglons malgré la lumière qui entoure Nenad Bjekovic, l&rsquo;un des tous meilleurs buteurs serbes de l&rsquo;histoire du championnat de France et futur entraîneur des Aiglons. L&rsquo;OGC Nice terminera huitième et perdra en finale de la Coupe de France contre Nancy sur un but de Michel Platini. A Nice, le joueur est apprécié. <strong>Berlio, journaliste niçois, historien du Gym et éditorialiste</strong> du site <a class="twitter-timeline-link" dir="ltr" title="http://OGCN.net" href="https://t.co/4hWjZgHzAF" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-expanded-url="http://OGCN.net"><span class="js-display-url">OGCN.net</span><span class="tco-ellipsis"><span class="invisible"> </span></span></a> (Paninissa sur <em>Twitter</em>) se remémore pour <em>Canal Supporters</em> le passage de Toko sur la Côte d&rsquo;Azur :</p>
<p><em>« A Nice, on l&rsquo;appelait tous Toko. Parce qu&rsquo;on n&rsquo;arrivait pas à se souvenir de son nom à rallonge : Nambatingue Tokomon Dieudonné ! On aurait pu l&rsquo;appeler Dieudo, ce sera Toko, de N&rsquo;Djamena, comme il disait ! La première fois que je l&rsquo;ai vu, j&rsquo;étais gamin, pour le fameux match au sommet au Ray contre Saint-Etienne, le leader trois points devant Nice, le 11 mars 1976 pour la 26e journée ! A l&rsquo;époque, Nice aligne l&rsquo;équipe des Millionnaires de la Côte (Baratelli, Katalinski, Guillou, Huck, Jouve, Molitor, Musemic). Et Toko est tout jeune, 24 ans, et il est grand, très grand, 1,87 m, le plus imposant de l&rsquo;équipe, plus que Jean-Pierre Adams, l&rsquo;autre black du Gym qui ne joue pas ce match. <strong>Toko est l&rsquo;attaquant le plus dangereux et rend les Verts fou de rage</strong>, il claque un but incroyable, un centre-tir qui lobe Curkovic (1-1) ! Toko aurait pu donner la gagne au Gym à la 88e d&rsquo;une tête sur un centre de Huck, je la voyais au fond, sauf Lopez qui dévia le ballon de la main ! Tout le stade l&rsquo;a vu sauf l&rsquo;arbitre, un certain Robert Wurtz, qui refuse le penalty évident et prive Nice de la victoire et sûrement du titre de champion. <strong>Toko, habituel remplaçant, entrait ce jour-là dans le cœur des Niçois!</strong> Il fera ensuite deux grosses saisons titulaires au Gym avec le duo Sanchez et Bjekovic, l&rsquo;une des plus belles attaques du Gym de tous les temps. Il claque une dizaine de buts en deux ans, mais surtout Toko c&rsquo;était un attaquant moderne dans ces 70&rsquo;s au jeu ultra classique. <strong>Il était athlétique, longiligne, percutant, efficace, au début un peu brouillon, puis il a vachement progressé.</strong> Toko te sortait des dribbles de l&rsquo;au-delà, quand il partait comme une flèche sur son aile toute la tribune latérale se levait et gueulait « Toko, Toko, Toko ». Un peu comme Jules Bocandé, passé lui aussi par Nice et le PSG. Comme d&rsquo;autres titulaires, Toko s&rsquo;en ira après la finale de la coupe de France perdue en 1978 contre le Nancy de Platini (1-0) et gagnera des titres avec Strasbourg (avec Roger Jouve) et le PSG (avec Doumé Baratelli). A Nice, cette génération dorée des années 70 n&rsquo;a jamais rien gagné&#8230; <strong>A Nice, on l&rsquo;adorait</strong>, le grand black cool, qui se déplaçait en vélosolex toujours le bras levé pour faire coucou aux supporteurs, et le sourire aux lèvres. <strong>On l&rsquo;a regretté&#8230; »</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-288275 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/09/toko-strasbourg.jpg" alt="" width="170" height="261" />Nambatingue Toko sera resté 3 ans à Nice, aura participé à 99 matches et inscrit 26 buts. Décrié pour sa maladresse devant le but, il quittera Nice pour brièvement rallier Bordeaux, le temps de 9 matches (1 but) de juillet à septembre 1978, mais rejoindra rapidement le <strong>RC Strasbourg.</strong> Pendant cet été 1978, Toko décidera d&rsquo;écouter les avances du nouveau président girondin Claude Bez qui voulait faire de Bordeaux l&rsquo;une des meilleures du championnat de France de D1. Le recrutement est massif : Jacky Vergnes, Georges Van Straelen, André Tota, André Guesdon, Christian Delachet, Philippe Redon, Momcilo Vukotic et Luis Carniglia comme nouvel entraîneur. Mais Nambatingue Toko ne s&rsquo;adaptera pas au système de jeu établi par Carniglia, l&rsquo;amenant à demander à quitter le club aquitain au mois d&rsquo;octobre 1978.<strong> Une simple saison à Strasbourg, 1978-1979, le temps de remporter son premier trophée en devenant Champion de France.</strong> Pourtant, l&rsquo;entraîneur Gilbert Gress préférait jouer avec Albert Gemmrich, Joël Tanter, Roland Wagner et voire Francis Piasecki (autre ancien Parisien). Toko se contentera de jouer les utilités mais jouera tout de même vingt rencontres (deux buts toutes compétitions confondues). Toko, alors le seul joueur étranger du RC Strasbourg.</p>
<p>Une saison, c&rsquo;est également le temps qu&rsquo;il aura passé à Valenciennes où il sera flamboyant. Voulant retrouver une place de titulaire, Nambatingue décida de s&rsquo;engager en faveur de Valenciennes afin de remplacer Roger Milla parti à Monaco. Avec douze buts en 35 rencontres de championnat, Toko trouvait enfin le club qui lui permettait d&rsquo;accéder au statut mérité de buteur vedette. De toute sa carrière, ses meilleures statistiques sur un exercice furent à <strong>Valenciennes</strong>. <strong>Comme un symbole, une prémonition de son futur parisien, il inscrira un triplé face à l&rsquo;Olympique de Marseille (victoire 3-6).</strong></p>
<p><em>« Il n&rsquo;y avait pas beaucoup d&rsquo;argent. On faisait les déplacements en voitures particulières, en bus, en train, en métro&#8230; Mais il y avait une ambiance extraordinaire. VA a été un tremplin pour moi, pour aller au PSG. A Valenciennes, on était une équipe amateur qui jouait avec l&rsquo;élite . » </em></p>
<p>Les supporters valenciennois l&rsquo;adorent et le supplient de rester, mais le Tchadien préfère rejoindre le PSG, son prochain amour. Le club pour lequel son cœur continuera de battre, encore aujourd&rsquo;hui.</p>
<p style="text-align: center;"> <strong><em>« J&rsquo;ai vécu une saison extraordinaire dans le Nord mais je ne peux refuser l&rsquo;offre du PSG »</em></strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-288276 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/09/rocheteau-toko-300x194.jpg" alt="" width="300" height="194" /></p>
<p>Durant l&rsquo;été 1980, de nombreux clubs ont tapé à la porte du Tchadien, et c&rsquo;est le PSG qui emporte la bataille. <strong>En arrivant à Paris, il joue aux côtés de Dominique Rocheteau et Sarr Boubacar, le trio inscrivant 37 des 62 buts du PSG (16 pour Rocheteau, 11 pour Boubacar et 10 pour Toko)</strong>. La première saison parisienne de Nambatingue est honorable puisque le PSG terminera cinquième, à trois points d&rsquo;une qualification européenne. Malgré diverses arrivées offensives, le Tchadien restera titulaire, sans être indiscutable. Et vint la finale de Coupe de France face à Saint-Etienne. En 1982, aux aux tirs aux buts, le PSG l&#8217;emporte aux dépens de l&rsquo;AS Saint-Etienne sur une fin de match de folie et un but de Nambatingue.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-288277 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/09/toko-sofia-psg-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" />Il entrera définitivement dans l&rsquo;histoire du club, et dans le coeur des Parisiens, le 28 septembre 1982. <strong>Ce soir-là, le PSG dispute son premier match européen à domicile face au Lokomotiv Sofia et Toko en profitera pour briller.</strong> Après un match aller perdu 1-0 où les hommes de Georges Peyroche sont grandement bousculés, le match retour est diffusé en direct à la télévision (fait assez rare à une époque où certains considèrent encore que le petit écran vide les tribunes). Le président Francis Borelli s’oppose ainsi à son homologue bordelais Claude Bez. Le dirigeant girondins n&rsquo;a de cesse de refuser que soient diffusés les matches européens des Girondins à domicile. Une option qui n&rsquo;a pas favorisé la popularité de son équipe, pourtant très performante dans le paysage footballistique européen. Au Parc, Dominique Rocheteau et Mustapha Dahleb sont absents et le trio Toko-Kist-N&rsquo;Gom est aligné. Le PSG refait rapidement son retard. Dominique Bathenay déborde et centre pour Toko qui, complètement seul, n’a plus qu’à pousser le ballon dans la cage. <strong>Le premier but européen du PSG.</strong> Marko Bogdanov arrive tout de même, à l&rsquo;étonnement général, à égaliser d&rsquo;une frappe de loin qui touche le haut du poteau et entre dans la cage de Dominique Baratelli. Mais le capitaine Dominique Bathenay sait y faire et, à l&rsquo;heure de jeu et d’une frappe lointaine, trouve la lucarne. Ne reste que dix minutes et le PSG obtient un corner pas très bien tiré par Pascal Zaremba. Luis Fernandez, contré, reprend de la tête. Jean Claude Lemoult récupère et transmet à Zaremba qui centre au niveau du point de penalty.<strong> Nambatingue Toko est seul, sa reprise de volée est sublime.</strong> Le cuir trouve le fond des filets et Osvaldo Ardiles va l&#8217;embrasser, dans la cage, ce fameux ballon. Le score final : 5-1. Le PSG se qualifie, et tout Paris félicite Nambatingue Toko. Tout Paris aime Nambatingue Toko. Sur le banc de touche, le reporter TV d&rsquo;<em>Antenne 2</em> Georges Dominique tend son micro au Tchadien Toko qui lui répond une petite phrase devenu légendaire. Avec son accent si caractéristique, Nambatingue, à la question de savoir si son but est le plus beau de sa carrière, répond laconiquement : <i>«Mais non ! Vous me connaissez, j’en ai marqué des plus beaux buts que ça quand même! » »</i>.<br />
</p>
<p>La saison 1983-1984 sera plus délicate. Suite à une blessure, le Tchadien ne jouera que onze matchs en championnat (sans inscrire le moindre but). Des tribunes, il verra ses coéquipiers atteindre les huitièmes de finale de la Coupe des Coupes qu&rsquo;ils perdront à cause de la règle des buts inscrits à l&rsquo;extérieur contre la Juventus de Turin, futur vainqueur de l&rsquo;épreuve, après un 2-2 score cumulé ( 2-2 au Parc des Princes et 0-0 en Italie). La saison suivante, Nambatingue Toko redevient titulaire et participe à 39 matchs toutes compétitions confondues tout en marquant neuf buts. Il jouera les trois derniers matchs européens de sa carrière cette saison-là, en disputant la coupe UEFA où son équipe n&rsquo;ira pas plus loin que le second tour après la triste défaite 5-2 (score cumulé) contre Videoton, futur finaliste.</p>
<p>Des buts magnifiques, il en marqua d&rsquo;autres. Des symboliques, aussi. Il a inscrit <strong>un but lors des deux finales de Coupe de France remportées par le PSG.</strong> D&rsquo;abord en 1982 contre Saint-Étienne, le premier titre parisien, où il ouvre le score. Puis en 1983 contre Nantes, le but victorieux. En tout, il marquera 43 buts en 171 matches, avant de brièvement rejoindre le RC Paris de 1985 à 1986 avec qui il deviendra Champion de France de D2, jamais bien loin de son écrin préféré : le Parc des Princes.<br />
</p>
<p>Contacté par nos soins, Stéphane Bitton nous livre son avis sur un joueur dont les qualités physiques ont impressionné le journaliste : <em>« Je l&rsquo;ai vu jouer toute sa période parisienne. <strong>Un grand garçon athlétique, très solide physiquement. Il recevait beaucoup de coups mais ne tombait jamais.</strong> Un fin buteur, un Trezeguet à l&rsquo;ancienne. Quand il y avait un beau but à marquer, un petit geste, un crochet ç faire, il le faisait. Au PSG, il jouait surtout ailier droit, dans une attaque composée de Saar Boubacar et de Dominique Rocheteau. Des bons manieurs de ballon. Nambatingue Toko, <strong>en tant qu&rsquo;homme, était un peu bourru mais sympa. »</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-288278 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/09/nambatingue-toko.jpg" alt="" width="300" height="300" />Trois ans après la fin de sa carrière, appelé par Francis Borelli, Nambatingue Toko fait partie du staff jusqu&rsquo;en décembre 1998 et l&rsquo;arrivée du président Perpère. De 1989 à 1990, l&rsquo;international tchadien (les chiffres sur son nombre de sélection est encore très flou) sera superviseur dans les pays du Nord. Titulaire du diplôme BE2, il entraînera les jeunes du PSG, puis sera l&rsquo;adjoint du coach de l&rsquo;équipe de troisième division du club parisien ainsi que de celle de D1 entraînée par Luis Fernandez. Après le premier départ de ce dernier, le Tchadien redevient recruteur jusqu&rsquo;en 1998. Il devient ensuite manager de jeunes afin de dénicher des talents tchadiens. Aujourd&rsquo;hui, Nambatingue Toko jouit d&rsquo;une retraire méritée en Italie, en compagnie de sa famille. Mais il n&rsquo;oubliera jamais le PSG son club.</p>
<p><em>« </em><strong><em>C’est mon club de cœur</em></strong>, <em>j’ai commencé à Nice avant de rejoindre d’autres clubs, mais quand les gens m’arrêtent dans la rue, c’est pour me parler du Paris Saint-Germain. <strong>J’adore la ville de Paris, j’y ai passé mes plus belles années.</strong> C’est devenu beaucoup plus professionnel, à l’époque, c’était un peu plus amateur. Je suis très heureux de ce qui arrive au club, il ré-hausse le niveau du football français. <strong>Je suis heureux de voir ce qu’est devenu le Paris Saint-Germain. »</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-288279 size-full" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/09/ardiles-toko.jpg" alt="" width="300" height="197" /></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Les précédents « focus » sur les anciens Parisiens</strong></span><br />
<span style="color: #333399;"> <a style="color: #333399;" href="http://canal-supporters.com/2017/04/focus-13-carlos-bianchi-le-grand-buteur-esthete-du-psg/"><strong>Focus #13 </strong>Carlos Bianchi, le grand buteur esthète du PSG</a></span><br />
<span style="color: #333399;"> <a style="color: #333399;" href="http://canal-supporters.com/2017/02/focus-14-mustapha-dahleb-le-fennec-qui-a-conquit-la-capitale/"><strong>Focus #14</strong> Mustapha Dahleb, le Fennec qui a conquis la capitale</a></span><br />
<span style="color: #333399;"> <a style="color: #333399;" href="http://canal-supporters.com/2017/04/focus-15-safet-susic-quand-le-pape-fait-briller-psg/"><strong>Focus#15</strong> Safet Susic, quand le Pape fait briller le PSG</a></span><br />
<span style="color: #000080;"><a style="color: #000080;" href="http://canal-supporters.com/2017/04/focus-16-rai-le-captain-du-siecle/"><strong>Focus #16</strong> Raí, le Cap&rsquo;tain du siècle</a></span><br />
<span style="color: #000080;"><a href="http://canal-supporters.com/2017/04/focus-17-jay-jay-okocha-laigle-qui-a-deploye-ses-ailes-au-psg/">Focus #17 Jay-Jay Okocha, l’aigle qui a déployé ses ailes au PSG</a></span></p>
<p><a href="https://canal-supporters.com/focus-18-nambatingue-toko-premier-heros-europeen-psg/">Source</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Éducateur au PSG, artisan de l&#8217;élite parisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Polin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 May 2017 14:00:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le PSG est devenu, depuis l&#8217;arrivée de QSI, un club d&#8217;envergure mondiale. Et si les investisseurs qatariens ont massivement investi dans l&#8217;équipe première pour mettre le projet sur de bons rails, la formation et la préformation sont devenus une problématique majeure. Le PSG cherche le nouveau Messi et met les moyens pour le trouver. Mais &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le PSG est devenu, depuis l&rsquo;arrivée de QSI, un club d&rsquo;envergure mondiale. <strong>Et si les investisseurs qatariens ont massivement investi dans l&rsquo;équipe première pour mettre le projet sur de bons rails, la formation et la préformation sont devenus une problématique majeure.</strong> Le PSG cherche le nouveau Messi et met les moyens pour le trouver. Mais les performances sportives des jeunes pousses parisiennes ne sont pas les seuls critères. Pour mettre les jeunes dans les meilleures conditions possibles, l&rsquo;aspect psychologique et scolaire relève une importance toute particulière. <strong>Et pour cela, l&rsquo;éducateur semble être la personne idoine.</strong></p>
<p>Mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un éducateur ? <em>Canal Supporters</em> est donc parti à la découverte de ce métier encore trop confidentiel. Nous avons contacté <strong>Damien Thomas</strong>, éducateur au centre de <strong>préformation du PSG</strong>, pour mettre en lumière cette profession. A travers son point de vue de passionné, nous vous présentons ici ce métier tout en évoquant les moyens mis par le Paris Saint-Germain. Nous avons également pu nous questionner sur la mentalité des jeunes footballeurs français, souvent pointés du doigt par les différents acteurs du football étranger.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Jeunes footballeurs, les fleurs de la future génération</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-273108 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/18209798_1958859677682034_1732367960_o-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" />L’éducateur mène diverses actions selon ses connaissances, ses valeurs, son savoir-faire mais également son savoir-être. Cet ensemble de qualités permet à une personne d&rsquo;agir sur elle-même et sur son environnement afin que sa condition (sportive, sociale, éducative, psychique, matérielle ou de santé) s’améliore dans un but à court, moyen et long terme. Damien Thomas nous aide à y voir plus clair : <em>« Je suis éducateur à la préformation du PSG, je m&rsquo;occupe donc de l&rsquo;extra-sportif chez les U14 et U15 élite. J&rsquo;accompagne le jeune tout au long de sa formation pour qu&rsquo;il atteigne ses objectifs sportifs et scolaires. <strong>Si ces jeunes footballeurs en herbe sont recrutés pour leurs qualités, on cherche surtout des jeunes qui en ont dans la tête et dans les jambes. On recrute aussi en fonction des résultats scolaires afin qu&rsquo;ils puissent rebondir après.</strong> Éducateur, c&rsquo;est un vrai métier d&rsquo;accompagnement. D&rsquo;un point de vue collectif, on s&rsquo;occupe de la gestion du groupe au quotidien, autant à l&rsquo;école que dans la vie quotidienne (tâches ménagères et respect des règles). Mais il y a également une individualisation au cas par cas. Il y a des enfants qui ont d&rsquo;autres projets que le football. Certains ont des goûts divers, donc on doit trouver pour eux des solutions afin qu&rsquo;ils fassent aussi ce qui leur plait, comme par exemple de la musique ou du dessin. <strong>On les aide à mêler toutes leurs passions.</strong> On réalise également un suivi médical (IRM, radio, etc&#8230;). Il y a un énorme travail de notre part, constamment. »</em> L&rsquo;aspect extra-sportif apparaît donc primordial, l&rsquo;éducateur spécialisé tend à faire de ces jeunes footballeurs des enfants mis dans de bonnes dispositions sociales : <em>« C&rsquo;est un vrai accompagnement. Il faut gérer leur bien-être quotidien physique et moral. On se doit de les aider à s&rsquo;exprimer le mieux possible sur le terrain.<strong> Il faut les voir comme une fleur, il leur faut de l&rsquo;eau ainsi qu&rsquo;une température agréable afin qu&rsquo;elle éclose le plus rapidement possible.</strong>« </em> Être éducateur spécialisé, c&rsquo;est donc un peu être un membre de la famille des joueurs. Un constat partagé par Damien Thomas : <em><strong>« On a une vraie relation avec la famille.</strong> C&rsquo;est une vraie relation de confiance, on remplace les parents la semaine. La famille vient nous voir pour les conseils individualisés. Nous, tout d&rsquo;abord, on vise leur intérêt et leur bien-être. On se doit avoir une exemplarité au quotidien, montrer ce que doit être un adulte. Notre mission, c&rsquo;est de leur donner un cadre et des repères. »</em></p>
<p>Le métier d&rsquo;éducateur spécialisé, même s&rsquo;il requiert de fortes valeurs morales et humaines, n&rsquo;est toutefois pas à la portée du premier venu. Il faut pour cela suivre une formation universitaire afin d&rsquo;accéder à ce métier encore assez inédit dans le domaine sportif : <em>« Le cursus classique est de suivre un parcours universitaire, ce qui permet de nous offrir les capacités et les moyens de pouvoir accompagner tous les enfants, et ce malgré toutes les conditions. Certains peuvent être victimes de problèmes familiaux graves. <strong>Il faut savoir que je suis dans une espèce de laboratoire où l&rsquo;on créé quelque chose de nouveau, qui n&rsquo;existait pas avant.</strong> On essaie d&rsquo;incorporer notre savoir-faire a la préformation parisienne. »</em></p>
<p>Comme dit précédemment, le métier d&rsquo;éducateur spécialisé demande de fortes valeurs morales et humaines. Selon Damien Thomas,<strong> la plus grande de ces valeurs, c&rsquo;est l&rsquo;humilité.</strong> <em>« C&rsquo;est clairement la plus grosse qualité à avoir. <strong>Mais il faut aussi être patient, énormément.</strong> Notre métier nous oblige à être très disponible toute la semaine, week-end compris et nuit et jour. Ce n&rsquo;est pas rare qu&rsquo;un enfant ou qu&rsquo;un membre de sa famille nous contacte en pleine nuit, pour que l&rsquo;on apaise les doutes. Il faut donc <strong>être à l&rsquo;écoute</strong>.<strong> Créer du lien, c&rsquo;est vraiment le cœur du métier.</strong> Il faut de l&rsquo;amour, mais pas que. Trouver la bonne distance est également l&rsquo;une de nos problématiques. »</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Être éducateur spécialisé, c&rsquo;est être un membre de la famille du joueur</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-273109 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/18216198_1958859657682036_844715500_o-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" />Être éducateur spécialisé est donc un métier de tous les instants. <strong>Peu de répit, jamais de repos.</strong> Les horaires ne sont pas limités à la présence aux divers centres de la formation parisienne. Une fois rentré à la maison, le travail peut toujours être présent : <em>« D&rsquo;un point de vue personnel, je forme un jeune couple sans enfant, je profite de toutes les vacances scolaires. J&rsquo;ai des horaires en décalé aussi. »</em> Mais l&rsquo;avantage, c&rsquo;est une pression qui s&rsquo;avère être différente. Le résultat n&rsquo;est pas quantifiable dans l&rsquo;instant présent comme le précise Damien Thomas : <em>« Je n&rsquo;ai pas de pression dans mon métier, je n&rsquo;ai pas le stress des chiffres car les résultats sont uniquement visibles à long terme.<strong> On dispose de temps pour faire les choses puisque les résultats ne sont quantifiables que dans quelques années.</strong> » </em>Mais, si l&rsquo;avantage d&rsquo;un temps de travail différent peut attirer, être éducateur spécialisé c&rsquo;est se donner corps et âme dans l&rsquo;avenir d&rsquo;autrui : <em>« C&rsquo;est un rythme très soutenu, on peut rentrer très tard et les journées de douze heures ne sont pas rares. Quand t&rsquo;as une famille, ça peut être compliqué car les journées peuvent être à rallonge sans que cela ne soit prévu. Il faut prendre en compte qu&rsquo;il y a peu de prévisionnel<strong>. Et puis, l&rsquo;aspect humain est très fort, très présent.</strong> Des fois t&rsquo;as du mal a couper avec le boulot. Dans ton lit tu cogites car tu traites de l&rsquo;humain, et chacun est plus sensible à ces aléas. L&rsquo;année dernière, j&rsquo;avais du mal a prendre du recul. J&rsquo;avais besoin de partager les difficultés auxquelles je faisais face, mais ça va mieux maintenant. Ce métier, c&rsquo;est un métier de <strong>vocation</strong>. C&rsquo;est compliqué de gérer l&rsquo;humain car c&rsquo;est aléatoire en fonction des personnes que l&rsquo;on a en face. <strong>Tu subis les problèmes vécus par le jeune enfant.</strong> Émotionnellement, il y a une inconstance et une grande intensité. »</em></p>
<p>Éducateur au PSG, <strong>Damien Thomas voit donc au quotidien les efforts et les moyens mis en place par le club de la capitale.</strong> Souvent critiqué au début du projet, les médias estimant que le PSG délaisserait ses jeunes pousses, il en est finalement tout autre. Et si beaucoup ont tenu à le rappeler, Damien Thomas le confirme, lui qui est au cœur du sujet : <em><strong>« Les Qatariens misent énormément sur la préformation.</strong> Ils veulent sortir le nouveau Messi, cela leur tient à cœur. Ils mettent en place énormément de moyens pour trouver ce joueur et le faire éclore. <strong>Une fois trouvé, il faut le charmer par une institution et une compétence, un projet, mais il faut également charmer la famille.</strong> Le PSG est très professionnel, et en terme d&rsquo;image ça fonctionne. Avant, on jouissait d&rsquo;une image différente puisque, sur 20 enfants, seulement deux ou trois signaient pro. Donc 17 enfants frustrés étaient renvoyés chez eux et dans leurs précédents clubs. <strong>Ils pouvaient donner une mauvaise image du PSG autour d&rsquo;eux, à cause de la frustration.</strong> C&rsquo;est souvent un discours que l&rsquo;on retrouve chez 80% des jeunes qui ne sont pas devenus professionnels. Le Qatar veut changer ça. Ils veulent créer un logo, une marque. <strong>Quand tu rentres, tu jouiras d&rsquo;une marque à ta sortie.</strong> <strong>Quand ils sortent, même s&rsquo;ils ne rejoignent pas l&rsquo;effectif professionnel, ils seront fiers d&rsquo;être passé par PSG.</strong> Et ce, qu&rsquo;importe le métier qu&rsquo;ils font, car le PSG les aura aidés. C&rsquo;est le but des Qatariens : changer l&rsquo;image autour de la préformation. Se soucier de tous, même ceux qui ne signent pas professionnels. On nous donne les moyens humains et financiers pour y arriver. Le PSG n&rsquo;aura plus d&rsquo;excuses. Former des joueurs qui sont soient en équipe de France, soit qui représenteront le savoir-faire français dans d&rsquo;autres domaines. »</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Une mentalité française, une mentalité parisienne. Des contraintes soumises à la gestion humaine</strong></p>
<p>Un respect, de l&rsquo;amour, des choses à apporter à un jeune joueur au sein des différents centres de préformation. Est-ce donc ce qui a manqué dans le dossier Kingsley Coman, brutalement parti à la Juventus en 2014 ? <em>« <strong>Il faut créer de l&rsquo;amour,</strong> rendre les jeunes redevables du PSG ainsi que de tout ce qui l&rsquo;entoure. D&rsquo;ici 5 ans, ce sera terminé car la famille aura confiance envers le PSG. »</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-273110 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/18209903_1958859701015365_1505636626_o-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" />Les jeunes joueurs français sont souvent, et également intra-muros, catalogués comme étant imbus d&rsquo;eux-mêmes, impatients, malpolis et peu professionnels. Des critiques d&rsquo;ailleurs souvent entendues de la part des entraîneurs et joueurs étrangers. Carlo Ancelotti et Grégory Van der Wiel, à leur époque parisienne, en parlaient déjà. Et quand les médias mettent en exergue les déboires extra-sportifs des jeunes (Aurier, Edouard) et les caractères difficiles des autres (Ménez, pour ne citer que lui), <strong>peu relaient l&rsquo;excellente mentalité de la majeure partie de ses jeunes</strong>. Kylian Mbappé, Youssouf Sabaly, Raphaël Varane, Vincent Koziello, autant de joueurs français absolument irréprochables. Y a-t-il donc réellement un problème de mentalité à la française ? Est-ce culturel ? Damien Thomas apporte des éléments de réponse : <em>« <strong>C&rsquo;est un problème surtout au sein des formations.</strong> Les gamins viennent de cités, ils ne sont pas tous mal élevés.<strong> Le problème c&rsquo;est l&rsquo;entourage, il faut des gens compétents à des postes importants.</strong> Il faut être logique, s<strong>i tu demandes à un jeune d&rsquo;être exemplaire, sois le également.</strong> Après, c&rsquo;est vrai et il faut l&rsquo;admettre, la région parisienne est différente de celle de Rouen ou ailleurs. Ce n&rsquo;est pas la même banlieue, ce n&rsquo;est pas pareil. Mais ce n&rsquo;est pas le seul problème, le problème ce sont les personnes qui s&rsquo;occupent d&rsquo;eux. Prends n&rsquo;importe quel jeune,<strong> si tu lui donnes de l&rsquo;amour, de la reconnaissance et que tu crois en lui, tu obtiendras ce que tu veux de lui.</strong> Autant avec un enfant des cités parisiennes qu&rsquo;avec un gamin de Province qui est premier de sa classe. <strong>La mentalité parisienne est ce qu&rsquo;elle est, c&rsquo;est la réalité,</strong> mais il faut montrer que l&rsquo;on ne rentre pas dans les castes créées par les gens, il ne faut pas donner le bâton pour se faire battre. Mais même les français, en terme général, sont comme ça. Au Japon, ce sont des robots réglés, autonomes, et c&rsquo;est pareil dans d&rsquo;autres pays (en Pays-Bas par exemple), mais quand il faut passer professionnel, il n&rsquo;y a plus personne. Les enfants sont des fleurs, il faut leur donner ce qu&rsquo;il faut à dose modérée et contrôlée (pas trop d&rsquo;eau, pas trop de soleil). <strong>A l&rsquo;avenir, tout va changer. On va rehausser l&rsquo;image du PSG et de la France dans le monde du football.</strong>« </em></p>
<p>La formation à la française, et plus précisément la formation parisienne, semble avoir de beaux jours devant elle. Si la France est le pays qui offre à l&rsquo;Europe le plus grand nombre de joueurs professionnels, la génération à venir semble dorée. Et si les qualités sportives sont clairement visibles et analysables, les qualités humaines primeront. Et pour cela, le lien principal semble être l&rsquo;éducateur spécialisé. Plus qu&rsquo;un façonneur de joueurs, le centre de formation du PSG s&rsquo;apprête à être un créateur d&rsquo;hommes. Et la direction parisienne sait désormais qui remercier, à savoir les éducateurs, les coaches de la formation ainsi que les adjoints, car tous tirent dans le même sens.</p>
<p><a href="https://canal-supporters.com/educateur-au-psg-un-metier-a-echelle-humaine/">Source</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Focus #17 Jay-Jay Okocha, l&#8217;aigle qui a déployé ses ailes au PSG</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Polin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Apr 2017 12:00:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Régulièrement, Canal Supporters vous propose de revenir sur la carrière d&#8217;un joueur passé par le PSG. Pour ce 17ème numéro, nous avons retracé la carrière sportive de Jay-Jay Okocha, mais également les passages de sa vie qui ont fait l&#8217;homme qu&#8217;il est. Focus sur Jay-Jay Okocha. Les terrains bosselés comme terrain d&#8217;entraînement Nous sommes le 14 août &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Régulièrement, <em>Canal Supporters</em> vous propose de revenir sur la carrière d&rsquo;un joueur passé par le PSG. Pour ce 17ème numéro, nous avons retracé la carrière sportive de Jay-Jay Okocha, mais également les passages de sa vie qui ont fait l&rsquo;homme qu&rsquo;il est. Focus sur <strong>Jay-Jay Okocha.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Les terrains bosselés comme terrain d&rsquo;entraînement</strong></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-272013 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/okocha-enugu-rangers-300x209.jpg" alt="" width="300" height="209" /></p>
<p>Nous sommes le 14 août 1973. La température frôle la trentaine de degrés à cette époque-ci de l&rsquo;année, à Enugu au Nigeria. Enugu, capitale de l&rsquo;état d&rsquo;Anambra ce matin de 1973. En dialecte nigérian, <em>Enu Gwu</em> signifie <em>La ville sur la colline</em> et<strong> c&rsquo;est donc dans cette capitale au sol riche en charbon que naît Augustine Azuka Okocha</strong>. Né d&rsquo;une mère somalienne, le jeune Augustine Azuka vit une une enfance modeste dans un pays où les coups d&rsquo;État sont trop communs. Le Nigéria, indépendant depuis 1960, subit les affres des pays où tous veulent le pouvoir. Les guerres ethniques, raciales, agrémentent le paysage visible à travers les yeux de celui qui sera bientôt surnommé <em>Jay-Jay</em> par son frère. <strong>Le ballon rond semble être rapidement un exutoire </strong>et le jeune Augustine Azuka commence donc le football tout d&rsquo;abord dans les rues de sa ville avec un ballon confectionné avec ce qu&rsquo;il trouvait,<strong> puis au sein de l&rsquo;équipe de jeunes du club local, l&rsquo;Enugu Rangers International Football Club</strong>, club formateur de John Utaka, futur Lensois. Dans un entretien accordé à la <em>BBC</em>, il est revenu sur le football qu&rsquo;il a découvert dans les rues d&rsquo;Enugu : <em>« <span class="goog-text-highlight">Pour autant que je m&rsquo;en </span><span class="goog-text-highlight">souvienne, nous jouions avec n&rsquo;importe quoi, avec n&rsquo;importe </span></em><span class="goog-text-highlight"><em>quelle chose ronde que nous avions pu trouver, et chaque fois que nous avons réussi à obtenir une balle, c&rsquo;était du bonus! C&rsquo;était incroyable! »</em> </span>Son talent est déjà visible, mais ne dépasse pas les frontières des terrains bosselés du Nigeria. Et c&rsquo;est donc à l&rsquo;abri des regards qu&rsquo;Okocha se perfectionne. Tout du moins jusqu&rsquo;à ses 18 ans.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-272015 size-medium" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/okocha-neunkirchen-186x300.jpg" alt="" width="186" height="300" /><strong><span style="color: #800000;">L&rsquo;Allemagne, première terre d&rsquo;accueil</span></strong></p>
<p>Tout juste majeur, Jay-Jay Okocha fait un voyage en Allemagne pour rejoindre son ami Binemi Numa. Ce dernier est un modeste mais respecté joueur du VfB Borussia Neunkirchen. Le joueur a ses laissez-passers et permet donc à Jay-Jay de prouver sa valeur lors de différents entraînements.<strong> Il ne lui faudra que trente minutes pour taper dans l&rsquo;oeil de la direction allemande qui lui propose un contrat dès le lendemain.</strong> Le Nigérian s&rsquo;engage avec le Borussia et en devient rapidement un élément majeur. En troisième division, sa technique attire les regards des grands clubs allemands et après six mois et sept buts en 35 matches, <strong>il s&rsquo;engage avec l&rsquo;Eintracht Francfort</strong>.</p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-272014 size-full" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/okocha-neunkirchen-400x230.jpg" alt="" width="400" height="230" /></p>
<p>Nous sommes donc en décembre 1991 quand Jay-Jay Okocha découvre la Bundesliga. Sa tonicité, ses dribbles déroutants, la puissance de ses frappes et la beauté de ses arabesques séduisent très vite. En Allemagne, le Nigérian devient une véritable star où il inscrit le but de l&rsquo;année face au Karlsruhe d&rsquo;Oliver Kahn.<br />
<br />
Admiré par les supporters, respecté par ses pairs, Jay-Jay voit également les portes de la sélection s&rsquo;ouvrir devant lui. <strong>Il fait ses débuts avec les Super Eagles en 1993 face à la Côte d&rsquo;Ivoire (victoire 2-1).</strong> Une rencontre qui permet au Nigéria de filer aux USA pour la Coupe du Monde. Avant de rejoindre les Etats-Unis, la sélection participe à la CAN. Jay-Jay Okocha joue peu, ne marque pas et reste dans l&rsquo;ombre d&rsquo;Emmanuel Amunike, Daniel Amokachi et de Rashidi Yekini. <strong>Jusqu&rsquo;aux demi-finales de la compétition, il joue peu mais, comme un symbole, il rayonne face à la Côte d&rsquo;Ivoire et devient ainsi indétrônable au milieu de terrain jusqu&rsquo;à la victoire finale.</strong> Direction les USA pour participer à la Coupe du Monde et sous les ordres du Néerlandais Clemens Westerhof, les Nigérians accèdent aux huitièmes de finale après avoir terminé premiers du groupe D. Les <em>Super Eagles</em> se feront finalement éliminés par les finalistes italiens sur le score de 2 buts à 1. Il est temps pour Jay-Jay de revenir en Allemagne afin continuer à briller.<br />
</p>
<p>En 1994, Jupp Heynckes débarque à l&rsquo;Eintracht. Réputé ferme, l&rsquo;entraîneur aura par moments maille à partir avec le Nigérian. <strong>Ce dernier, caractériel, n&rsquo;aime pas les méthodes fortes de son entraîneur et lui fait savoir.</strong> Lui reprochant un entraînement tardif la veille d&rsquo;un match face à Hamburg, Okocha refuse de jouer la rencontre. Alors que tout joueur se serait vu sanctionné, la popularité du Nigérian le protège. Okocha est adoré par la population de Francfort et certains politiciens, à l&rsquo;image d&rsquo;Andreas Von Schöller, n&rsquo;hésiteront pas de tenter la récupération politique. Jay-Jay surfe sur la vague de sa popularité et se permet même de sortir un CD, sobrement appelé <em>« I&rsquo;m Jay-Jay »</em>, et qui se vendra à plus de 10 000 exemplaires.<br />
<br />
Le milieu de terrain offensif restera en tout et pour tout 4 ans en Bundesliga et inscrira 18 buts en 90 matches en championnat mais également deux en Coupe de l&rsquo;UEFA (en 14 matches).<strong> Lors de l&rsquo;été 1996, Jay-Jay Okocha décide de quitter l&rsquo;Allemagne pour rejoindre la Turquie et plus précisément le Fenerbahçe.</strong> Un transfert qui rapportera 3 millions et demi d&rsquo;euros au club allemand. Une somme déjà jugée insuffisante à l&rsquo;époque puisque le joueur touchait un peu plus d&rsquo;un millions d&rsquo;euros annuels (salaire très important au milieu des années 90).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-272016 size-full" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/jay-jay-okocha-fenerbahce.jpg" alt="" width="600" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;">Jay-Jay, figure en club et en sélection</span></strong></p>
<p>Avant de rejoindre Istanbul, Okocha ira à Atlanta pour participer aux JO. Titulaire, il participe grandement à l&rsquo;excellent parcours des siens. <strong>Ils éliminent le Brésil et battent, en finale, l&rsquo;Argentin d&rsquo;Hernan Crespo.</strong> Le Nigéria se révèle et fait peur, mené par Okocha, Oliseh et Taribo West. Une fois à Istanbul, Jay-Jay Okocha explose et devient rapidement l&rsquo;un des joueurs les plus réputés du championnat. Dès sa première saison, il devient meilleur buteur du club avec 16 réalisations. <strong>Il était plus qu&rsquo;un joueur, Okocha est devenu un people.</strong> Le Nigérian vend 300 000 euros les images de son mariage avec Nkeshi, mannequin dans son pays. Comme en Allemagne, le joueur en est presque idolâtré et prend même la nationalité turque et adopte le nom de Mohamed Yavuz. <strong>En Turquie, le joueur acquiert plus de régularité qu&rsquo;en Allemagne, et devient également plus efficace.</strong> Il est de l&rsquo;équipe qui fait tomber le géant mancunien à Old Trafford le 30 octobre 1996.<br />
<br />
Véritable pilier du club stambouliote,<strong> il inscrit pas moins d&rsquo;un but tous les deux matches (30 buts en 60 matches), soit les meilleures statistiques de sa carrière.</strong> Mais sa présence dans un championnat peu réputé, malgré le club historique qu&rsquo;il défend, ne font pas encore de lui la star mondiale qu&rsquo;il mérite d&rsquo;être. Et pour cela, la Coupe du Monde 1998 devrait lui être utile. Et elle le sera.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-272017 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/okocha-nigeria-460X276-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" />D&rsquo;une grande importance lors des phases de qualification, Jay-Jay Okocha permet de redorer le blason d&rsquo;une sélection africaine alors estimée première à pouvoir remporter la Coupe du Monde. La blessure qu&rsquo;il subit durant la préparation ne l&#8217;empêche pas d&rsquo;être présent lors du premier match des Nigérians face aux Espagnols. La sélection brillera et finira première du groupe D devant le Paraguay, l&rsquo;Espagne et la Bulgarie. <strong>Le Nigéria apparaîtra comme un vent de fraîcheur, écrasant leurs adversaires.</strong> Mais la hauteur des débats entamera fortement le physique des joueurs qui se feront malheureusement sortir en huitièmes de finale face aux Danois (4-1). Toutefois Okocha s&rsquo;est encore un peu plus révélé et a donc attiré les regards des plus intéressés. Y compris le PSG.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-272018 size-full" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/okocha-psg-680-X510.jpg" alt="" width="680" height="510" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>« Le football est fait d’abord pour s’amuser et donner du plaisir » </em>Jay-Jay Okocha</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;">Jay-Jay Okocha, le Super Eagle fait son nid à Paris</span></strong></p>
<p>Après l&rsquo;élimination du Nigéria, Charles Biétry, directeur des sports de <em>Canal+</em> et futur président délégué du PSG, fait part de son intérêt pour le spectaculaire et télégénique Jay-Jay Okocha. Il voit en lui le successeur de Rai et entame donc les négociations avec la direction de Fenerbahçe.<strong> Un accord est vite trouvé et le Nigérian rejoint le PSG pour quatre ans et pour un montant de 90 millions de francs (un peu moins de 14 millions d&rsquo;euros), ce qui en fait à l&rsquo;époque le transfert le plus cher de l&rsquo;histoire de la Division 1 et le joueur africain le plus cher de l&rsquo;histoire du football.</strong> Le départ &lsquo;Okocha créé l&rsquo;émoi à Istanbul et le club du Fener est alors assailli par les supporters stambouliotes. Et les débuts parisiens du joueur feront vite comprendre aux supporters l&rsquo;admiration qui règne autour du Nigérian. C&rsquo;est face à Bordeaux qu&rsquo;il effectuera ses premières minutes. Il entre à la 76ème minute, récupère le ballon, dribble deux joueurs et frappe soudainement des 25 mètres. La frappe, lourde, trouve la lucarne d&rsquo; un Ulrich Ramé impuissant. Premières secondes, premier ballon, première frappe, premier but. Tout est dit. C&rsquo;est le début d&rsquo;une belle histoire entre Jay-Jay Okocha et le PSG.<br />
<br />
Malheureusement, la beauté de son football se lie trop souvent avec une inconstance. <strong>Le Nigérian se blesse trop souvent, et quand il est apte il alterne l&rsquo;excellent et le bien moins bon.</strong> Toutefois, son entente avec Marco Simone saute aux yeux. Au PSG, il peaufine son geste technique, le <em>« Jay-Jay »</em> (roulette du pied droit, puis feinte de roulette pied gauche enchaînée à une feinte de corps). Mais son inconstance peut entre autres être liée avec les problèmes sportifs et extra-sportifs du club de la capitale. <img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-272019 size-full" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/okocha-psg-440X588.jpg" alt="" width="440" height="588" />La transition post-<em>Canal+</em> est difficile pour le club de la capitale et cela se ressent sur le terrain. Mais Jay-Jay Okocha verra ses prestations s&rsquo;améliorer sous les ordres de Philippe Bergeroo. A son arrivée, le Nigérien est placé en meneur de jeu, mais sous les ordres du futur sélectionneur de l&rsquo;équipe de France féminine, face à Nantes le 3 octobre 1999 plus précisément, Okocha évolue en milieu défensif. <strong>Un repositionnement qui révolutionnera le jeu du Nigérian.</strong> Plus efficace, plus impressionnant, Jay-Jay se redécouvre, et le Parc également. Ses arabesques, sa technique individuelle impeccable, son sens du dribble unique et son talent inné semble plus éloquents. Considéré comme l&rsquo;un des meilleurs joueurs passés au PSG, Okocha n&rsquo;aura toutefois, à l&rsquo;instar de Ronaldinho, gagné aucun trophée excepté une Coupe Intertoto en 2001, pour la forme. <strong>En 2001, aux côtés du légendaire brésilien, il remportera ce trophée aux côtés d&rsquo;Aston Villa et de&#8230; Troyes (où un certain Jérôme Rothen commençait à briller).</strong> L&rsquo;association entre Ronaldinho et Okocha promettait énormément, mais n&rsquo;a jamais réellement tenu les promesses espérées. Ils évolueront une saison ensemble avant que le Nigérian, en 2002, ne quitte le PSG, à cause de Luis Fernandez. C&rsquo;est en tout cas ce qu&rsquo;il affirmera à <em>J+1</em> : <em>« Malheureusement, <strong>j&rsquo;ai dû quitter le PSG à cause de Luis Fernandez.</strong> C&rsquo;est la première fois que je le dis, il est la raison de mon départ. Il avait beaucoup de mal à nous faire confiance (lui et Ronaldinho, ndlr). Il avait sa façon de voir les choses, il avait fait venir ses propres joueurs, il avait sa propre philosophie.</em>« A Paris, ville où son fils est né, il aura participé à 103 matches en quatre saisons pour 15 buts, il laissera son numéro 10 à Ronnie et, après une Coupe du Monde ratée, il traversera la Manche pour rallier Bolton. Ainsi s&rsquo;achève donc l&rsquo;histoire entre le PSG et Augustine Azuka Jay-Jay Okocha.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;">A la conquête de l&rsquo;Angleterre</span></strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-272020 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/okocha-bolton-298X453-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" />C&rsquo;est donc en Premier League que Jay-Jay Okocha tentera de convaincre les foules. A Bolton, il y retrouvera Bernard Mendy mais côtoiera également Youri Djorkaeff qui l&rsquo;a précédé au PSG. Malgré l&rsquo;âge qui commence à faire effet, le Nigérian étant à l&rsquo;orée de ses trente ans lorsqu&rsquo;il arrive, en 2002, à Bolton, sa technique et ses frappes puissantes font toujours fureur et, comme dans tous ses précédents clubs, les supporters succombent rapidement à la Okochamania.<strong> Il devient rapidement la star et le pilier des Wanderers dont il devient, la saison suivante, le capitaine.</strong> Brassard au biceps, Okocha amène les siens jusqu&rsquo;en finale de la League Cup (perdue 2-1 face à Middlesbrough) et permet à son club de s&rsquo;offrir le meilleur classement de son histoire en finissant 8ème de Premier League lors de la saison 2003-2004. L&rsquo;Angleterre a donc fait la rencontre de celui, et du seul, qui sera <strong>élu deux fois joueur africain de l&rsquo;année en Premier League</strong> (2003 et 2004). <strong>Il est également élu deuxième meilleur joueur de l&rsquo;histoire de Bolton</strong>, derrière Nat Lofthouse qui a évolué chez les Wanderers de&#8230; 1946 à 1960. Okocha a donc marqué de son empreinte l&rsquo;histoire moderne du club britannique mais aussi celle du championnat anglais et du football mondial. <strong>En 2004, il fait d&rsquo;ailleurs partie des 100 meilleurs joueurs FIFA, est nommé par Pelé parmi les 125 meilleurs joueurs vivants et est élu meilleur joueur de la CAN</strong> la même année. En 2006, alors âgé de 33 ans, il décide donc de quitter son club et de rejoindre le Qatar SC où un juteux contrat l&rsquo;attend. Et personne ne lui en voudra, après ses 14 buts en 124 matches et ses centaines de dribbles déroutants. Précédemment, suite à son statut de capitaine qui lui est enlevé et un changement d&rsquo;attitude de la direction de Bolton,<strong> il refuse une proposition de prolongation</strong>.<br />
</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;">Une fin de carrière digne de l&rsquo;idole qu&rsquo;il est</span></strong></p>
<p style="text-align: left;">Son arrivée au Qatar signe la fin de carrière de Jay-Jay Okocha, lui qui a mis fin à son parcours international après 73 matches et 13 buts. Au sein de son nouveau club, où <strong>il devient le joueur le mieux payé du pays</strong>, il participe à 41 matches et inscrit six buts. Une saison, une seule, et son attachement pour l&rsquo;Angleterre refait surface. Il revient donc gratuitement en Grande-Bretagne mais en seconde division, alors appelée Coca-Cola Championship, sous les conseils de Dieu selon les propos du joueur. Nous sommes en 2007, le Nigérian a alors 34 ans. Il participe à 19 matches sans inscrire un but mais aide le club, son dernier club, à remonter en Premier League pour la première fois depuis 104 ans. Une dernière mission, réussie, pour Okocha. <strong>Un dernier honneur pour un joueur admiré, adoré, voire idolâtré</strong>, qui, après sa carrière, est devenu membre du comité technique de la Fédération nigériane de football (NFF) puis élu président de la Delta State Football Association le 21 février 2015.<br />
</p>
<p>Jay-Jay Okocha. <strong>Des dribbles, une force de frappe, un charisme et un sourire.</strong> Voilà comment décrire le Nigérian dont l&rsquo;aura aura fortement marqué le football mondial. Véritable icône dans son pays, son nom est donné à un stade de la ville de Ogwasi Uku. Partout il est passé, il fut admiré et adoré. Et tout ceux qui l&rsquo;ont vu jouer ne l&rsquo;oublierons jamais. Jay-Jay, un surnom, un joueur. Une légende.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-272022 size-full" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/Jay-Jay-Okocha-Paris-Saint-Germain.jpg" alt="" width="600" height="300" /><br />
<span style="color: #ff0000;"><strong>Les précédents « focus » sur les anciens Parisiens</strong></span><br />
<span style="color: #333399;"><a style="color: #333399;" href="http://canal-supporters.com/2017/04/focus-12-jean-marc-pilorget-le-recordman-rescape/"><strong>Focus #12 : </strong>Jean-Marc Pilorget, le recordman rescapé</a></span><br />
<span style="color: #333399;"> <a style="color: #333399;" href="http://canal-supporters.com/2017/04/focus-13-carlos-bianchi-le-grand-buteur-esthete-du-psg/"><strong>Focus #13 </strong>Carlos Bianchi, le grand buteur esthète du PSG</a></span><br />
<span style="color: #333399;"> <a style="color: #333399;" href="http://canal-supporters.com/2017/02/focus-14-mustapha-dahleb-le-fennec-qui-a-conquit-la-capitale/"><strong>Focus #14</strong> Mustapha Dahleb, le Fennec qui a conquis la capitale</a></span><br />
<span style="color: #333399;"> <a style="color: #333399;" href="http://canal-supporters.com/2017/04/focus-15-safet-susic-quand-le-pape-fait-briller-psg/"><strong>Focus#15</strong> Safet Susic, quand le Pape fait briller le PSG</a></span><br />
<span style="color: #000080;"><a style="color: #000080;" href="http://canal-supporters.com/2017/04/focus-16-rai-le-captain-du-siecle/"><strong>Focus #16</strong> Raí, le Cap&rsquo;tain du siècle</a></span></p>
<p><a href="https://canal-supporters.com/focus-17-jay-jay-okocha-laigle-qui-a-deploye-ses-ailes-au-psg/">Source</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Les problématiques de la formation : l&#8217;entraîneur adjoint comme solution et lien vers le professionnalisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Polin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Apr 2017 14:00:19 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le football nous fait rêver. Et ce rêve est sans cesse lié à ses acteurs principaux : les footballeurs. Mais l’on en oublie souvent le maître à penser de l’équipe : l’entraîneur. <strong>Souvent lien direct entre la formation, les professionnels et le terrain, le coach est le maillon essentiel de ce sport.</strong> Pourtant, il est loin d’être omniscient et a besoin d’un élément essentiel : <strong>son adjoint</strong>. Ce corps de métier reste encore difficile à cerner et ce pour plusieurs raisons. Qu’est-ce qu’un adjoint ? Comment deviens-t-on entraîneur adjoint ? Quel est son rôle précis et son impact à la fois sportif et psychologique ?<strong> </strong><strong><em>Canal Supporters</em></strong><strong> est donc parti à </strong><strong>la d</strong><strong>écouverte de ce mé</strong><strong>tier</strong> et a contacté deux acteurs de ce métier. Si ce dossier sera principalement basé sur l’expérience d’un entraîneur adjoint, nous avons également fait appel à un éducateur spécialisé afin qu&rsquo;il nous livre son avis sur la formation française.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-270987 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/staff-entraînement-psg-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>Alors, qu’est-ce qu’un entraîneur adjoint ? Contacté par nos soins, <strong>Tony Dos Santos Alves</strong> répond à nos questions et nous aide donc à mettre ce métier en lumière. Selon lui, <strong>l’entraîneur adjoint est un technicien qui est là pour assister l’entraîneur principal.</strong> Il dispose des mêmes compétences que l’entraîneur mais il est dans un rôle plus en retrait. <em>« Ce métier se compose </em><em>en deux temps : le match et l’entrainement. </em><em>En match,</em><em> </em><strong><em>l’entraîneur-adjoint à un rôle d’observateur</em></strong><em>, il analyse ce que l’entraîneur veut voir. Il agit également dans le domaine de la motivation et appuie les consignes de l’entraîneur.</em><strong><em> Lors des entraînements, il a un rôle de conception de l’entraînement </em></strong><strong><em>en collaboration avec </em></strong><strong><em>l’entraîneur, il agit lors de la régulation de l’</em></strong><strong><em>activit</em></strong><strong><em>é.</em></strong><em> Il se doit aussi d’effectuer les tâches plus ingrates, à savoir </em><em>la mise en place et </em><em>le ramassage du matériel nécessaire pour la séance. Et, tout comme en match, on se doit de motiver les troupes </em><em>pour tirer le meilleur d’eux-mêmes</em><em>. »</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-270992 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/ricardo-gomez-tony-dos-santos-alves-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" />Il est nécessaire d’apporter un regard sur le parcours de Tony Dos Santos Alves. C’est à 15 ans dans le club de sa ville qu’il a débuté : <em>« J’entraînai les débutants (US Vaires). J’ai ensuite étudié </em><em>en STAPS </em><em>à </em><em>Paris 13. J</em><em>’ai ensuite dé</em><em>but</em><em>é un travail d’apprentissage auprès d’une association à Clichy-sous-Bois (Amitié Franco-Turque Ass.) Au sein de cette association j’ai pris en main les u17 avec qui </em><em>nous sommes </em><em>mont</em><em>és de </em><em>division</em><em> en une saison. J’ai ensuite rejoint la PSG Academy à Nanterre, puis à Puteaux et à Ivry. J’</em><em>ai </em><em>été </em><em>adjoint U19 en DH </em><em>à </em><em>Montfermeil </em><em>et </em><em>en parallèle</em><em> entraîneur principal des U10. J’ai par la suite terminé </em><em>ma licence STAPS </em><em>à Rio de Janeiro à l’UFRJ. J’étais en contact avec Flamengo où je suis resté deux semaines. A cause de certains problèmes administratifs j’</em><em>ai d</em><em>û rejoindre Fluminense pour 6 mois </em><em>par l’intermédiaire de Luciano Alonso, chercheur à l’UFRJ et ancien coach de futsal à Vasco da Gama</em><em>. »</em></p>
<p>Qu’est-ce qu’un bon entraîneur adjoint ? Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer ce métier avec efficacité ? Tony Dos Santos Alves évoque cet aspect important et, selon lui, les qualités dont doit disposer l’entraîneur adjoint. <strong>Selon lui, sans compromis, les qualités humaines priment. Il faut être à l’écoute des joueurs et de l’entraîneur afin de pouvoir cibler les attentes et espérances de chacun.</strong> Un bon entraîneur adjoint doit aussi disposer de capacité technique, à savoir une expertise du coaching, des connaissances pédagogiques et méthodologiques, mais aussi une qualité d’analyse et d’observations.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-270991 alignright" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/tony-dos-santos-alves-fluminense-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" />L’entraîneur adjoint est donc un lien privilégié avec la formation. Berceau du football spectaculaire, qu’en est-il de la formation à la brésilienne ? A Fluminense, Tony Dos Santos Alves a rencontré Márcio Assis, un savant de la physiologie de l’exercice au Brésil. <em>« </em><em>Il m</em><em>’a fait visiter tout les pôles du centre de formation de Fluminense. Je suis passé adjoint en U16 avec Wesley Edson (entraîneur), ancien adjoint de Paulo Cesar. Avec lui, nous avons été </em><em>champion U16 de l</em><em>’état de Rio. Pour l’histoire, nous avons battu Flamengo dans leur stade historique de Gavea. »</em> Il a donc été un spectateur privilégié de la formation au Brésil et nous a aidé à mettre en exergue les problématiques principales. <em>« </em><strong><em>La probl</em></strong><strong><em>ématique majeure, ce sont les contrats offerts aux jeunes joueurs.</em></strong><em> Ils peuvent toucher leur argent à partir du moment où ils ont un contrat, donc dès leur 10 ans, sur un compte qu’ils peuvent manipuler. Les parents peuvent en profiter jusqu’aux 14 ans. Mais à 14-15 ans, les joueurs prennent dans la cagnotte et ne sont pas forcément sérieux concernant les dépenses. Cela les dévient du football, ils voient cela comme un gagne-pain trè</em><em>s t</em><em>ôt. Beaucoup </em><em>flambent</em><em> leur argent très jeune. </em><strong><em>A 16 ans leur hygiène de vie se dété</em></strong><strong><em>riore (alcool, bo</em></strong><strong><em>îte de nuit, etc..)</em></strong><em>. Au Brésil, il y a un vivier énorme de joueur talentueux mais beaucoup se perdent. Vis-à-vis d’eux, les contrats peuvent être casser facilement par les clubs. Si un joueur se blesse pour une longue durée, les clubs n’hésitent pas à rompre leurs accords. (l’accès au soin au Brésil étant très couteux). Beaucoup de jeunes vont de club en club, certains y restent 2-3 mois </em><em>et changent de structure</em><em>. Il y a au Brésil un jeu de chaise musicale. Voilà les problèmes majeurs que l’on rencontre là-bas. Mais ils ont une force énorme : leur remise en question et volonté de s’améliorer afin de redevenir les numéros 1 mondiaux. Apres le 7-1 infligé par l’Allemagne, la formation a été remise en cause. </em><em>Ils estimaient, jusqu’aux années 90,  qu’ils étaient au-dessus car ils jouissaient d’une technique supérieure aux autres nations, la fameuse Ginga de Garrincha, Zico, Rivelino et consorts. Puis les européens ont étudié le football dans le but de combler leur retard face aux brésiliens pour enfin les battre. Aujourd’hui au Brésil les méthodes d’entrainements et la formation des coaches sont plus valorisantes qu’avant pour mieux façonner leurs jeunes pépites.</em><em> »</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-265524 aligncenter" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/03/cfa-psg-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>Mais quand est-il de la formation en France ? Ici, l&rsquo;entraîneur adjoint permet donc, au même titre que les joueurs professionnels, une intégration des nouveaux mais prospecte également au sein de la formation de l&rsquo;équipe afin d&rsquo;y déceler des joueurs pouvant apporter une plus-value. Mais, en France, certaines questions sont à résoudre. Tony Dos Santos Alves évoque ce qui est, selon lui, la principale problématique : l&rsquo;encadrement : <em>« </em><strong><em>Sur les clubs amateurs, </em></strong><strong><em>nombreux sont les éducateurs dévoués</em></strong><strong><em> mais</em></strong><strong><em> ils ne sont pas assez encadrés</em></strong><strong><em>.</em></strong><em> La Fédération Française de Football ces cinq dernières années a fait un énorme effort au niveau de l’</em><em>accessibilit</em><em>é des modules de formation. Mais il faudrait plus de directeurs techniques compétents pour mettre en place un cadre de travail, avec un fil conducteur et un langage commun, des U6 aux U13 (école de foot).</em><strong><em> La mauvaise</em></strong><strong><em> mentalit</em></strong><strong><em>é des jeunes footballeurs, ce n’est pas un mal français contrairement à ce que l’on peut penser.</em></strong><em> C’est aux cas par cas. Renato Sanches, Delle Ali ont grandi dans des endroits pas forcément huppé</em><em>s, Mbapp</em><em>é vient de Bondy et ces footballeurs font preuves d’un comportement assez exemplaire malgré leur jeune âge.» </em>Afin d’y voir un peu plus clair sur la formation française, nous avons contacté Valery Laurent, éducateur spécialisé à Épinay-sur-Seine : <em>« Les coaches de la nouvelle génération sont jeunes, ça manque d’</em><em>exp</em><em>érience, de formation. Il y a des loupés à ce niveau-là.</em><strong><em> La formation reste le plus important, si a 15 ans tu ne sais pas faire une passe c‘est que tu n’as pas travaillé </em></strong><strong><em>avant.</em></strong><em> Les clubs viennent de plus en plus tôt chercher les joueurs, donc c&rsquo;est un frein à la formation. On joue pour être formé donc la formation en prend un coup. » </em>Valery Laurent ne voit quant à lui aucun progrès au sein de la formation française :<em> « </em><em>Il n</em><em>’y a pas de progrès. Pour être honnê</em><em>te non. C</em><em>’est même de pire en pire. </em><strong><em>La formation du joueur c&rsquo;est un vrai problè</em></strong><strong><em>me.</em></strong><em> En Europe on est classé numéro 1 en terme de talent et en terme de joueur qui jouent au haut niveau. C’est bâclé par la formation des joueurs, il y a un manque de formation. En France on est très frileux, on tarde à se positionner sur un joueur formé au club. C’est après, quand il explose, que l’on se rend compte qu’il était très bon.</em><strong><em> Aprè</em></strong><strong><em>s, il n</em></strong><strong><em>’a pas de vérité dans le foot, s’ils n’avaient pas été </em></strong><strong><em>form</em></strong><strong><em>é en France ils n’auraient peut-être pas été à ce niveau-là.</em></strong><em> Et inversement. Il y a un vrai problème : c’est que la France collecte les joueurs par copinage entre agent et ç</em><em>a ferme la porte.</em><em> »</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-270990 alignleft" src="http://canal-supporters.com/wp-content/uploads/2017/04/tony-dos-santos-alves-psg-academy-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" />Le métier d’entraîneur adjoint est donc intimement lié à la formation. Au sein du club de la capitale, on a mis en place la PSG Academy. Tony Dos Santos Alves est passé par cet organisme et y a fait ses gammes : <em>« On y propose aux jeunes un entraînement de qualité avec des séances envoyées par le Paris Saint Germain. Cé</em><em>dric Cattenoy</em><em> à l’époque (désormais directeur de la formation aux Chicago Fire) était à la tête de l’Academy. </em><strong><em>C’est ce que l’</em></strong><strong><em>on attend d</em></strong><strong><em>’un club comme celui du Paris SG.</em></strong><em> On peut pratiquer le football à n’importe quel moment de l’année (indoor). Il y a un développement de la compétition avec un championnat dominical inter-centres. Tout cela donne en plus une dimension internationale avec des tournois au Brésil, en Inde, au Qatar, à New-York, etc). </em><strong><em>Le côté positif c’est le rayonnement mondial du club de la capitale.</em></strong><em> Ça apporte une manne supplémentaire de joueurs accessibles que l’on peut surveiller de près. Cela tend à s’accroître car il y a chaque année beaucoup de nouvelles inscriptions. Il y a un suivi de l’évolution et une progression </em><em>observable </em><em>et lin</em><em>éaire. Toutefois, il y a un aspect assez élitiste (cotisation élevée) mais tu paies pour des infrastructures et du matériel de qualité. Les prix pourraient être revus à la baisse </em><em>afin de toucher des jeunes dont les parents possèdent des revenus plus humbles</em><em>. Et puis, l’enseignement d’</em><em>un football style Five, </em><em>dans un environnement clos type 5 contre 5 avec possibilité de bande avec les murets, dénature un peu le football à 11</em><em>. »</em></p>
<p>Dans un club de l&rsquo;envergure du PSG, quel impact et quelle utilité à donc l&rsquo;entraîneur adjoint ? A Paris, ils sont deux : Juan Carlos Carcedo et Zoumana Camara. Si l&rsquo;entraîneur apparaît surtout comme étant un manager, un meneur de troupe, quel est l&rsquo;apport de l&rsquo;adjoint ? Selon Tony Dos Santos Alves, c&rsquo;est simple : <em>« Il aide les joueurs à </em><em>la compr</em><em>éhension de la méthode Emery et crée du lien au sein du groupe. »</em></p>
<p>En conclusion, l&rsquo;entraîneur adjoint est un lien indéfectible entre le coach et l&rsquo;équipe, mais également entre la formation et l&rsquo;équipe professionnelle. <strong>Bras droit, main armé, soutien, le champ lexical semble inépuisable quand il s&rsquo;agit de définir le mé</strong><strong>tier</strong><strong> d&rsquo;adjoint</strong>, dont l&rsquo;utilité paraît très importante et dont les rôles semblent divers et différents en fonction de l&rsquo;équipe au sein de laquelle il officie.</p>
<p><a href="https://canal-supporters.com/__trashed-7/">Source</a></p>]]></content:encoded>
					
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