
Ruiz : « Figurer parmi les 30 nommés au Ballon d’Or est un privilège »
Vainqueur de la Ligue des champions et de la Coupe du monde, Fabián Ruiz fait partie des favoris pour remporter le Ballon d’Or. S’il ne joue pas pour remporter ces trophées individuels, le numéro 8 du PSG ne cache que ce serait un immense plaisir pour lui de remporter ce genre de prix.
Fabián Ruiz est le seul joueur de la saison dernière à avoir remporté les deux trophées collectifs les plus importants du football mondial. Avec le PSG, il a réalisé le back-to-back en Ligue des champions alors qu’avec l’Espagne, il a remporté la Coupe du monde. Avec ce palmarès, il est classé parmi les favoris au Ballon d’Or 2026, qui sera remis le 26 octobre prochain à Londres. Quelques semaines avant cette cérémonie, il s’est confié à France Football.
Les victoires en Ligue des champions et en Coupe du monde à deux mois d’intervalle
« C’est incroyable d’avoir pu vivre ces deux tournois si importants aussi rapprochés. C’était une période unique mais je suis quelqu’un d’assez humble, qui garde sans cesse les pieds sur terre. Rester calme, même après avoir gagné, c’est essentiel à mes yeux. »
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Sa relation avec Luis Enrique
« Lorsqu’il ne m’a pas convoqué (pour la Coupe du monde 2022, NDLR), puis au moment de son arrivée à Paris, tout le monde me demandait si nous nous étions disputés ou s’il y avait un conflit entre nous. J’ai toujours répondu : « Non, nous avons une très bonne relation. » Un entraîneur est toujours amené à prendre des décisions difficiles. Constituer une liste avec autant de bons joueurs espagnols disponibles… Certains allaient forcément rester de côté et, cette fois, c’est tombé sur moi. J’étais content de son arrivée au PSG, car je savais qu’il était l’un des meilleurs. Je pensais sincèrement que son style nous ferait du bien et qu’il tirerait le meilleur de chacun. Et c’est ce qu’il a fait… Avec Luis Enrique, nous entretenons une belle relation et avons beaucoup gagné ensemble. »
Son début d’aventure difficile au PSG
« Je regarde peu les réseaux sociaux et les commentaires m’influencent peu. Mais ces premières saisons à Paris ont été difficiles car je n’arrivais pas à montrer ma meilleure version. Je découvrais un nouveau Championnat et un nouveau pays… Cette nouvelle vie m’a demandé un temps d’adaptation. L’arrivée de Luis Enrique (à l’été 2023), dont je comprenais la façon de penser le jeu, m’a beaucoup aidé. À partir de là, j’ai progressivement atteint mon meilleur niveau, retrouvé mon jeu. Je savais également qu’avec le travail et les sacrifices, de meilleurs moments arriveraient. »
Sa place dans le vestiaire du PSG
« Je suis l’un des plus
anciens, alors j’aide les nouveaux et les jeunes du centre de
formation. Notre vestiaire est jeune, mais certains semblent déjà
être des vétérans par leur maturité. À mon arrivée, les anciens
m’ont appris à accueillir. J’essaie à mon tour de partager mon
expérience. Nous nous entraidons tous
énormément. »
Quel est mon succès préféré, l’Euro, la Coupe du monde ou les Ligues des champions ?
« Difficile. Un Mondial avec son pays, c’est le plus grand titre possible, par sa dimension et ses répercussions, c’est unique. Mais il y a aussi la première C1 avec Paris. Entrer dans l’histoire du club avec cet effectif était inoubliable. Ce sont deux des plus beaux moments de ma carrière. »
Où je me situerais dans la course au Ballon d’Or ?
« C’est aux votants de décider. Le plus important à mes yeux est de me mettre à la disposition de l’équipe, tout en cherchant à faire partie des meilleurs. J’ai eu la chance de figurer parmi les 30 nommés l’an dernier et espère finir aussi haut que possible cette année. Ce que je veux dire aux jurées ? Figurer parmi les 30 est un privilège. Qu’ils votent pour ceux qui, selon eux, le méritent le plus. Je suis déjà très reconnaissant et fier d’être nommé. »
Des joueurs ont réalisé une meilleure saison que moi ?
« Cela dépend. En termes de titres, non. Individuellement, de grands joueurs ont réalisé une excellente saison et leur niveau ne fait aucun doute. Il y a beaucoup de candidats. Faire partie des joueurs cités pour le Ballon d’Or est déjà un privilège et une immense satisfaction. »
Mes trois mois d’absence peuvent influencer les votes ?
« Je ne pense pas que mon absence influencera le verdict. J’ai été éloigné des terrains pendant trois mois, ça m’a demandé beaucoup de sacrifices mais j’ai joué et été important dans les moments décisifs, en club comme en sélection. Heureusement, j’ai conservé la confiance de l’entraîneur et contribué aux succès de mes deux équipes. »
Il a encore une faim de titres
« J’ai la chance d’avoir remporté tous les titres collectifs possibles, mais je veux continuer à gagner. C’est l’ambition naturelle des sportifs. Après les moments inoubliables des dernières années, je veux continuer à les revivre et tenter de remporter aussi une récompense individuelle. Je ne me suis jamais focalisé là-dessus, mais en gagner une serait un immense plaisir. »
Le Three-peat et faire entrer le milieu Neves-Vitinha-Ruiz dans les meilleurs trios de l’histoire ?
« J’espère ! (Rires.) Pourquoi pas ? Nous allons lutter et essayer mais seul le Real Madrid a réussi le three-peat. Ce n’est pas vraiment un objectif, mais plutôt quelque chose que nous savons pouvoir accomplir. J’espère que, dans de nombreuses années, les jeunes diront que notre trio était l’un des meilleurs de l’histoire. Ce serait magnifique. »





