Droits TV Coupe du monde 2026 – La FIFA prend la défense de Nasser al-Khelaïfi
Actuellement en pleine tempête après avoir devancé Ligue 1+ pour l’obtention des droits TV de la Coupe du monde 2026, le président de beIN MEDIA GROUP, Nasser al-Khelaïfi, a pu compter sur le soutien de la FIFA.
Le football français vit une nouvelle période de crise. Alors que Ligue 1+ espérait diffuser la Coupe du monde 2026 cet été pour permettre à sa chaîne d’avoir des programmes pendant la trêve estivale de trois mois et de recruter 200 000 nouveaux abonnés sans perdre ceux existants, beIN SPORTS a finalement raflé la mise pour les Coupes du monde 2026 et 2030, contre une somme d’environs 60M€ (autour de 27M€ cet été et 34M€ dans quatre ans). Un revirement de situation qui a mis Nasser al-Khekaïfi, président de beIN MEDIA GROUP et du PSG, au centre d’une tempête médiatique.
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« La FIFA n’a jamais signé d’accord avec la Ligue 1+ et cela n’a jamais été annoncé »
En effet, le président de LFP Media, Nicolas de Tavernost, a regretté ne pas avoir le soutien du dirigeant parisien et a demandé à quitter son poste. Mais dans cette affaire « NAK » peut compter sur le soutien de la FIFA. Contacté par L’Equipe, une source à la FIFA a tenu à rétablir la vérité sur l’acquisition de ces droits TV : « beIN Sports est un partenaire historique sur plusieurs territoires et la FIFA entretient une relation de longue date avec cette chaîne. beIN Sports est un partenaire et distributeur de confiance, et cette décision a été prise sur le plan purement commercial, l’offre la plus avantageuse ayant été retenue, tant financièrement que pour la diffusion de plusieurs tournois FIFA. Nasser al-Khelaïfi n’a absolument pas été impliqué. Comme toujours, toutes les interactions se sont faites avec Yousef Al-Obaidly (président de beIN Sports France). La FIFA n’a jamais signé d’accord avec la Ligue 1+ et cela n’a jamais été annoncé. Tout ce bruit médiatique en France nous laisse perplexes, car il s’agissait d’une procédure standard d’acquisition de droits médias qui s’est déroulée avec succès. »
De son côté, Nicolas de Tavernost a également réagi à ce sujet au micro de RTL ce jeudi matin. Et le président démissionnaire a exprimé son mécontentement : « Je ne sais pas si on est mauvais perdants. Ça fait 40 ans que j’achète des droits sportifs, je n’ai jamais vu ça. Nous avions un accord, un contrat signé et accepté par la Fifa. Il fallait que le board le valide, une formalité… On avait mis 17 millions sur la table. (…) Dix-sept clubs à l’exception du PSG ont approuvé ce contrat. La procédure n’a pas été loyale. BeIN n’était pas venue sur les droits de la Coupe du monde. C’est la FIFA qui nous a interrogé. Nous sommes mis d’accord avec la FIFA et au dernier moment, sans explication, on nous a dit c’est pas vous. Ce n’est pas une procédure normale, ça n’est jamais arrivé dans l’histoire. »




