
Luis Enrique : « En ce moment, on cherche à nous déstabiliser à l’extérieur avec des fake news »
Ce lundi (21h10 sur beIN SPORTS 1), le PSG affronte le Paris FC en 16es de finale de Coupe de France. Et à la veille de cette rencontre, Luis Enrique était présent en conférence de presse.
PSG / Paris FC acte II. Une semaine après la victoire des Rouge & Bleu en Ligue 1 (2-1), les deux formations s’affrontent, cette fois-ci en 16es de finale de Coupe de France, ce lundi soir (21h10 sur beIN SPORTS 1). Et à la veille de ce deuxième derby francilien, le coach parisien, Luis Enrique, s’est présenté en conférence de presse d’avant-match.
Ce qu’il a appris de son groupe après la victoire au Trophée des Champions (PSG TV)
« Après avoir analysé le match, je pense que ça a été un très bon match pour les deux équipes. On a profité de ce match pour montrer la vraie qualité du football français et ça a été une finale très amusante. Il y a tout ce que tu peux voir dans un très grand match, en termes de pression et de jeu. C’est très intéressant. Dans l’avenir, ce sera dur de jouer contre eux parce qu’ils se sont beaucoup améliorés. »
L’action du but de Gonçalo Ramos (PSG TV)
« Quand on gagne beaucoup de matchs dans les dernières minutes, ce n’est pas un hasard. Et cela est représenté par Gonçalo Ramos. On est tout le temps prêt pour lutter de la première à la dernière minute. On joue notre football. C’est l’ADN, ça représente bien notre équipe. »
Quatre compétitions différentes disputées sur les dernières semaines (PSG TV)
« Si on pense au match de demain, c’est comme une finale, encore, car c’est à élimination directe. On est habitués à jouer toutes les compétitions tous les trois jours. Pour nous, c’est important de maintenir notre niveau et nous améliorer. On commence la partie finale de la saison, c’est important de continuer dans la compétition. »
Une équipe différente du PFC en Ligue 1 et en Coupe de France (PSG TV) ?
« Non, il y aura des choses semblables mais ils vont récupérer quelques joueurs importants. Quand le résultat n’est pas favorable, tu dois changer parce sinon t’es éliminé. J’espère qu’on pourra contrôler le match et faire notre jeu. C’est une compétition différente et il faut la préparer de manière différente. »
Comment arrive-t-il à garder Gonçalo Ramos impliqué malgré son faible temps de jeu ?
« À la fin, quand tu signes un contrat avec un grand club comme le PSG, tu ne sais pas combien de minutes tu vas jouer. Quand tu signes un contrat, il faut savoir que ta responsabilité c’est d’être prêt pour aider ton équipe et représenter ton club. Et c’est ce que font Gonçalo Ramos et d’autres joueurs dans l’équipe. Il est un vrai exemple de ce que doit être un vrai joueur professionnel : tout le temps prêt, il n’y a pas d’importance s’il est énervé. Je sais qu’il veut jouer plus de minutes, mais il montre clairement ce qu’un joueur du PSG doit faire et je suis très content pour lui. Bien sûr qu’il mérite de jouer plus de minutes, je le sais, mais je dois dire que je suis très content d’avoir un joueur comme Gonçalo Ramos. Il est le joueur qui a marqué le plus de buts cette saison. Son nombre de buts est incroyable à chaque saison. »
Les négociations pour les prolongations de contrat de ses joueurs peuvent-elles parasiter la cohésion du groupe ou cela n’a aucune incidence ?
« Ce sont des rumeurs, tout le temps autour du PSG. On est habitués, c’est totalement privé. Il y a toujours beaucoup de fake news autour du PSG. C’est important de déstabiliser les joueurs et l’équipe mais rien de cela ne va se passer. C’est normal d’avoir des négociations mais ça reste privé, nous savons ce que nous voulons et ce qui est le plus important. En ce sens, on est calmes et tranquilles comme d’habitude. Normalement, tu dois gérer les problèmes sur la pelouse mais en ce moment on cherche à nous déstabiliser à l’extérieur avec des fake news. Mais rien à voir avec la réalité. »
Est-ce un désavantage de rejouer face au Paris FC une semaine après ?
« Je pense que c’est plus positif de jouer tous les quatre jours et pas tous les dix jours. Donc, je pense que dans ce sens-là, on a un avantage. Mais en même temps, le problème ce sont les voyages, c’est ça qui est fatiguant. Il y a peut-être deux heures de décalage horaire mais le problème ce sont les cinq-six heures de voyage. Mais, on est habitué et ce n’est pas une excuse. On reste concentrés sur cette compétition, on aime la Coupe de France, c’est une compétition différente. On reste concentrés sur ce match car c’est comme une finale, on peut continuer ou être éliminé de la compétition. »
Le PSG doit-il a tout prix conserver Ousmane Dembélé ?
« (Long silence et grand sourire) Question pour la direction sportive. Quand tu pourras parler à Luis Campos, tu lui poseras la question. »
Pourrait-il accepter un contrat « à vie » avec le PSG ?
« (Rire) On continue. Si tu prends les déclarations de ce que j’ai dis dans le passé… C’était très clair ce que j’ai dit et rien n’a changé. »
A-t-il été rassuré par la prestation de Lucas Chevalier face à l’OM ? Sera-t-il titulaire demain ?
« Normalement, je ne change pas ce que je pense de chaque joueurs pour un, deux ou trois matchs. Non, ça ne marche pas comme ça. Normalement, il y a une amélioration très large et intense de ce qu’un joueur fait bien ou moins bien. Un seul match ne change rien à notre manière de pensée. »
Est-ce le bon moment de la saison pour monter en puissance, notamment sur le plan individuel ?
« C’est toujours important de chercher à s’améliorer individuellement et collectivement. Il reste encore des mois mais c’est important de montrer le niveau pour affronter les matchs importants de Ligue des champions et de championnat. En ce moment en Ligue 1, il y a plus d’adversaires qui font une très bonne saison et c’est important de montrer notre qualité à chaque match. »
La force mentale du PSG pour renverser les matchs dans les derniers instants
« Tu parles de cette saison mais si tu analyses et juges la saison dernière, on a gagné et surmonté beaucoup de matchs aussi. Et cette année c’est la même chose. Dans ces moments, tu dois avoir de la chance mais la mentalité qu’a cette équipe est différente. Quand tu fais la même chose plusieurs fois, ce n’est plus du hasard. C’est très positif mais il faut améliorer les choses pour que cette situation arrive le moins de fois possible. »
Échange-t-il avec Hakimi et le staff du Maroc depuis son retour de blessure ?
« Il est bien, il a joué tout le dernier match (face au Cameroun). Il est en demi-finale comme IB (Ibrahim Mbaye). Ce sont des bonnes nouvelles et pour nous c’est important. C’est une chose de récupérer d’une blessure et c’en est une autre d’être en forme à 100%. Bien sûr qu’il n’est pas encore à 100% mais c’est important pour nous qu’il ait des minutes de jeu et qu’il peut jouer avec l’équipe nationale. Quand il reviendra à Paris, c’est important qu’il soit dans les meilleures conditions possibles. »
Comment fait-il pour que son groupe conserve sa faim de titres ?
« Pour être honnête, c’est impossible de faire mieux. On pourrait s’améliorer s’il y a la compétition du Mondial des clubs mais on la joue tous les quatre ans. Mais en terme de motivation, on a parlé avec les joueurs et l’équipe sur ce que nous voulons pour cette saison et c’est très clair : quand tu profites du chemin, tu ne penses pas aux trophées car c’est le dernier pas. Il faut rester concentrés sur le présent, sur les choses que nous faisons bien et sur les choses que nous pouvons améliorer, c’est la clé. C’est un groupe de joueurs différent, spécial, et je suis content d’avoir ce type de joueurs. On reste concentrés sur le chemin. »





