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Leonardo : “On n’a jamais pensé à changer Tuchel, on n’a appelé aucun entraîneur”

C’est un petit événement. Leonardo, le directeur sportif du Paris SG, a répondu aux questions des supporters (via le hashtag #AskLeo sur Twitter) en direct à partir de 11h30 sur les différents supports de la PSG TV depuis le Parc des Princes. Extraits choisis.

Blessures

Leonardo : Tous les clubs aujourd’hui connaissent les blessures. Même chez des joueurs jeunes, on le voit avec Ansu Fati. C’est pire en France avec quatre mois sans jouer. On a repris dans des conditions compliquées, on a enchaîné avec des finales, puis le Final 8, on enchaîne directement avec la Ligue 1. Il faut ajouter les sélections. A part Lyon et nous, personne n’a eu ça. Je ne cherche pas d’excuses.

Prolongations

Leonardo : On a engagé les prolongations qu’on envisage, Neymar, Mbappé, Di Maria, Bernat. Draxler aussi. Une proposition faite à Neymar ? L’envie de renouveler elle existe. On a démarré. Il y a eu des situations compliquées. On a les idées plus claires maintenant. Mbappé annoncé au Real Madrid ? Le jeu de communication existe beaucoup. Il y a beaucoup de politique en Espagne. Le PSG sera l’équipe des prochaines cinq années. Des équipes sont en fin de cycle, d’autres sont bien, moi je nous vois avec des jeunes joueurs, expérimentés. Neymar et Mbappé sont dans le top 3, Messi et Cristiano vont sortir, on va essayer de les garder, c’est l’idée. On a démarré une saison dans laquelle on doit s’adapter, on joue à huis clos, donc sans billetterie, sans les hospitalités, les boutiques sont fermées…

Formation

Leonardo : Le centre de formation en France a une importance énorme. Mais les clubs étrangers peuvent venir se servir ici. Ils signent pro à 16 ans et peuvent partir libres à 19 ans. C’est un problème. Il y a 24 ans c’était déjà comme ça avec Anelka qui était parti à Arsenal libre. Soit on homogénéise avec tous les pays, soit on change. Le nouveau centre va nous permettre d’avoir une vraie fabrique, y compris pour les matches. Toutes les catégories seront ensemble, il y aura tout l’administratif, c’est important. Vivre dans une structure adaptée, c’est important pour les joueurs. Il faut encore attendre deux à trois ans.

Stratégie du mercato

Leonardo : Pourquoi le mercato à la fin ? J’aimerais le faire trois mois avant. Mais à l’époque, c’était le confinement, on ne jouait pas, cette année a été incroyable. On ne savait même pas comment faire le mercato. Après les opportunités apparaissent sur la fin. On devait attendre. On connaissait clairement les postes. Rafinha est arrivé en plus. C’était prévu qu’on bouge lors de la dernière semaine.

Danilo Pereira / Thomas Tuchel

Leonardo : Il y a des choix, même du moment, auquel croit l’entraîneur. On se rappelle qu’un Bruno Ngotty avait joué au milieu de terrain su PSG. On avait la possibilité de prendre un milieu défensif. Marquinhos, depuis qu’il est arrivé on le pense comme le nouveau Thiago Silva. C’est l’idée. Après c’est le coach qui décide. Si je soutiens le coach ? On peut soutenir et dire ce qu’on pense. On a eu une querelle médiatique autour du mercato. On a dit qu’on avait pas aimé qu’il parle publiquement de mercato. Il y a des discussions internes aussi. C’est la vie d’un club. On discute tout le temps et on peut ne pas être d’accord. On n’a jamais pensé à changer Tuchel, on n’a appelé aucun entraîneur. Ce sont des gens qui parlent… Le club n’a jamais mis sur la table un entraîneur pour remplacer Tuchel. On doit se concentrer sur les petits soucis à régler. Thiago Motta un jour ? Il en parlé dans une interview il y a deux ans, il était là au club, il a entraîné les U19. C’est un rôle convoité. Il n’a rien aujourd’hui. Ce n’est pas l’heure des bilans. Il ne faut pas créer de problème et travailler. Il y aura 40 jours très importants pour nous.

Ligue des champions

Leonardo : La qualification est possible. Les résultats du groupe sont bizarres. Le prochain match chez nous, contre Leipzig sera important. On doit gérer beaucoup de choses avec les joueurs en équipe nationale.

Option d’achat pour Moise Kean ?

Leonardo : Non il n’y a pas d’option d’achat. En Angleterre, c’est un peu différent. S’il en avait une somme, elle serait énorme. Le chiffre ne servirait rien, il faudrait négocier de toute façon.

Sélections

Leonardo : Une convocation officielle, les clubs ont zéro droit de refuser. Même si le joueur est blessé. Avec le Brésil, la France, le planning donné par le club est clair. Il y a un timing et un programme de récupération à respecter. Ils ont dit qu’ils ne risqueraient pas la santé des joueurs. C’est l’accord. Mais ce calendrier est infernal ! C’est fou ! Après on ne va pas dire que le staff est nul ! Non ! On cherche à vivre avec. Mais il aurait fallu arrêter avec la Ligue des Nations, changer. On joue contre Monaco vendredi, comment est-il possible qu’ils ne croisent pas les calendrier ? Et au milieu il y a le PSG qui paie !!

Silva, Cavani

Leonardo : C’est difficile des joueurs comme eux. L’histoire a été extraordinaire mais il y a un moment pour couper. Ils savent les choix qu’on devait faire. Thiago Silva, je l’ai fait venir en 2009 à Milan, j’ai été son coach. Je l’ai suivi de très près. Je l’ai fait venir au PSG. Il y a eu une question de génération, oui, de salaire, oui. C’était le moment d’installer Marquinhos et Kimpembe. On devait se dire qu’on avance.

Directeur sportif du PSG

Leonardo : Qui est le DS au Real Madrid ? Il n’y en a pas. A Manchester United ? Il n’y en a pas. Le club ne fonctionne pas à travers un directeur sportif. C’est un rôle dans une structure. Il y a une vision, une gestion. On est très proche avec Nasser. On a une histoire ensemble. Je ne donne pas d’importance au poste mais à ce qu’on doit faire. Personne n’est touché par un discours. C’est le terrain qui compte, c’est là qu’on peut vivre des émotions. Je suis critiqué par des supporters ? C’est normal. Je n’ai pas de problèmes à assumer des erreurs. Mais les choses ne sont pas comme on les raconte en général. Certains peuvent se dire qu’un joueur est bon à la télé. Le PSG a un ADN et il faut savoir ce qu’on est et ce qu’on veut. […] On a tout. Nasser est là, il a l’envie, l’ambition. On est déjà là, on vient de faire une finale de Champions League, la gagner ici ce serait unique ! […] Je suis concentré sur ce que je fais là, je n’imagine pas partir. Après si je suis viré, je suis viré… Mais j’ai un lien émotionnel. J’ai quelque chose à faire, réaliser quelque chose de très important ici. Je ne dis pas ça pour avoir des likes, je ne suis même pas sur les réseaux sociaux. C’est pareil chez Nasser.

Icardi

Leonardo : Il est arrivé en prêt, c’était une opportunité. Honnêtement, tout le monde était d’accord pour faire le transfert en réduisant le pacte initial. Un joueur peut être dans une mauvaise passe, y compris physiquement. Mais c’est un joueur qui a été très décisif.

Mercato

Leonardo : On doit voir ce qu’on est aujourd’hui après tout ça. Je ne veux pas rentrer dans la partie économique. On doit calculer. On doit renouveller et apporter ce qui sera important. Il faut voir combien on pourra investir. On fait toute une saison à huis clos ! On a perdu 15 à 20% d’entrées la saison dernière. Là, ça risque d’être pire. Mais le PSG a la capacité à bien surpasser la crise. L’ambition du club est évidente. Je crois qu’on oublie ce qui a été fait. Recruter Cristiano ? Toutes les choses autour du monde qui sont dites… Combien de clubs peuvent se payer un tel joueur ? Le PSG est dans un cercle fermé et on parle de lui dans les grosses opérations. Mais aujourd’hui il n’y a pas de folies.

Plus de jeunes ?

Leonardo : On a beaucoup de jeunes avec les pros, d’autres en U19. Le club a la capacité de produire de bons joueurs. Après c’est l’étape suivante qui compte. On peut faire mieux dans la transition. On cherche à leur donner des opportunités. Mais il n’y a pas de Youth League. On n’est le meilleur centre de formation de France.

Discuter avec le CUP ?

Leonardo : Mon rôle est lié au sportif. J’ai fait des choses que je ne devais pas faire. Je n’ai pas fait une étude pour gérer un club. Moi mon sujet c’est de faire une équipe qui gagne des matches sur le terrain. Si je fais tout, c’est fini, chacun son rôle.

Féminines du PSG

Leonardo : Lyon a beaucoup investi, il est 5 fois le champion d’Europe de suite. C’est ça qu’on a dans notre Championnat. On voit comment arriver à ce niveau là. Si on est champion de France, on est champion d’Europe. Toutes nos confrontations sont serrées. On est là. Il manque le dernier coup.

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