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Billet de Juampi : Le PSG a brisé son plafond de verre, à ses supporters maintenant d’en faire autant

Sur Canal Supporters peuvent s’exprimer les CSiens inspirés par tout ce qui relève du PSG. Figure historique de la communauté, Juampi a souhaité nous proposer sa grille de lecture sur les réactions après la défaite 2-1 contre Manchester City.

Le PSG a brisé son plafond de verre, à ses supporters maintenant d’en faire autant

Le lendemain de match a été difficile pour les amoureux du PSG après la défaite 2 buts à 1 face au City de Pep Guardiola. Pourtant après les 45 premières minutes d’un premier acte parfaitement maîtrisé, rien ne laissait présager du résultat final d’une rencontre ayant été un résumé parfait du PSG 2020-2021 : capable de tutoyer la perfection sur certains séquences, n’ayant plus le gaz pour faire autre chose que défendre sur un fil à d’autres.

Comme bien souvent, une analyse à froid de la partie permet d’évacuer des conclusions plus souvent dictées par la frustration que par la raison. A ce titre, j’ai très vite été surpris par les analyses d’après match extrêmement sévères de consultants “experts” et du défaitisme exprimé par certains supporters allant même jusqu’à donner rendez vous à la saison prochaine.
La finalité de ce texte n’est nullement de dire que tout a été beau et rose. Il n’est pas non plus de dire que le retour sera une formalité et que nous serons à coup sur au rendez vous de la finale à Istanbul.
Je résumerai ainsi le match d’une manière simple : Chacune des équipes à outrageusement dominé une mi temps mais City aura eu le mérite de mieux gérer ses temps faibles.

Ici, il convient d’apporter une lecture sur la faillite du collectif parisien en deuxième mi-temps dont l’une des caractéristiques a été la faillite de cadres qui l’ont porté jusqu’au seuil des demies. Ainsi, lors des 45 premières minutes, le PSG a complètement annihilé le collectif des Citizens présenté comme étant au sommet de son art et qui le prouvera par la suite lors du second acte. Sur cette première période et plus particulièrement sur la première demi-heure, il est très difficile de trouver à redire sur la prestation parisienne, à une exception près cependant, son manque de tranchant pour aggraver le score après le premier but de Marquinhos.

Le second acte fut quant à lui une copie conforme du premier avec cette fois-ci City qui domina outrageusement les débats sans toutefois être beaucoup plus tranchant que l’équipe française dans ses attaques placées mais ayant le mérite, au contraire de son adversaire du soir, de scorer par deux fois sur des actions relevant plus de la réussite que sur des tentatives validées plus par la maladresse des Rouge et Bleu que par leur talent offensif.

Beaucoup à juste titre ont pointé du doigt la baisse de niveau du PSG après la pause. L’explication avancée par les experts fut mise au crédit du génie tactique du technicien de City qui d’après leurs dires, a su trouvé la parade pour sortir son équipe de l’emprise parisienne sur le match. Personnellement, je ne partage pas cet avis. En effet, de l’aveu même des joueurs et du principal concerné, Pep a seulement demandé à ses joueurs d’essayer de jouer leur jeu habituel. Difficile  de croire que 45 minutes plus tôt, ce même coach ait passé la consigne de déjouer à son 11. L’analyse est à mon sens très facile : le PSG a complètement éclaté physiquement après l’immense débauche d’énergie de son premier acte facilitant la tâche de ses adversaires pour dérouler son jeu qui par nature asphyxie encore plus par la confiscation du ballon. L’expulsion d’Idrissa Gueye en étant la meilleure illustration : à courir en vain derrière le ballon, un footballeur perd de sa lucidité et est plus prompt à laisser traîner les pieds. (J’en profite par ailleurs pour faire une disgression à mon argumentaire en pointant du doigt la faute de De Bruyne sur Danilo qui était au moins aussi répréhensible). Réduit à 10 contre 11 avec une équipe au bord de la rupture physique, les Parisiens n’ont rien pu faire de plus que d’essayer de limiter la casse n’ayant pas les ressources pour faire autre chose. D’ailleurs et surtout contrairement à ce qui a été dit, City durant cette seconde mi-temps n’a pas forcément été dangereux en comparaison de ce que nous avons vécu contre le Bayern lors des doubles confrontations et le Barca au retour.

Une fois ce constat globale posé, il n’est pas non plus question de justifier par le physique défaillant des Rouge et Bleu cette défaite. Si, le débat sur la domination tactique d’un entraîneur sur l’autre n’est pas non plus l’axe d’explication pertinent, on peut légitimement regretter les changements beaucoup trop tardifs effectués par Pochettino alors que son équipe affichait clairement une baisse de régime. Par ailleurs la faillite de cadres tel que Navas (coupable sur le premier but) et le match assez quelconque de Neymar ou Mbappé qui jusque là avaient été les fers de lance de cette campagne à élimination directe sont des éléments non négligeables.

Le PSG n’aura donc plus d’autre choix mardi de s’imposer à l’Etihad sur un meilleur score que 2-1 s’il veut atteindre la finale de la C1. Si cela n’aura rien d’une partie de plaisir, il serait indécent de croire que cela s’apparente à une mission impossible. En effet, nombreux sont les arguments qui tendent vers des signaux positifs :

  • le PSG cette saison est meilleur à l’extérieur ;
  • le PSG s’est imposé à l’extérieur sur ses derniers matchs de C1 que ce soit à United, Barcelone ou Munich sur des score qui le qualifierait pour la finale;
  • On peut compter sur une motivation décuplée des Navas, Neymar ou Mbappé qui, à coup sûr, ne se satisferont pas de sortir de cette C1 en restant sur de piètres prestations en demi-finale.

Ces arguments ne sont pas des tentatives d’auto persuasion. Ce sont des éléments concrets convaincant les plus sceptiques d’entre nous. L’heure n’est plus aux “ensemble on va le faire” ou au “8M”. Non, le PSG nous a prouvé qu’il était maintenant capable de regarder les grands d’Europe droit dans les yeux en validant sa confiance par des victoires contre les habitués du sacre final. Il est indécent à ce stade de lire des témoignages de résignations ou d’ironies. On a longtemps exigé de notre équipe d’enfin assumer ses ambitions. Charge à nous dorénavant de faire pareil et de ne pas crier au désespoir après une défaite lors du match aller. Cette année le PSG nous a maintes fois prouvé qu’il savait réagir dos au mur : à United ou encore face aux assauts de Munich pour ne citer que ces deux exemples. Il faut aussi savoir s’inspirer de nos adversaires. Quel plus bel exemple donc que l’état d’esprit qu’a présenté le Barça au Parc après une déculotté autrement plus sévère que notre 1-2 ? Si la finalité n’a pas été au rendez-vous, c’est sur l’état d’esprit présenté par les Catalans ce soir là qu’il faut prendre exemple.

Mardi, rien est impossible. La qualification comme l’élimination. Etre supporter, c’est parfois aussi savoir apprécier les progrès de son équipe. Dans une saison marquée par l’hécatombe constante de blessés au sein de notre effectif, notre parcours en C1 est déjà une franche réussite. Evidemment si élimination il y a, les déceptions et autres frustrations seront grandes. Cependant, le plus grand piège serait encore une fois de tout balancer et de minimiser nos mérites. Le PSG est ainsi pour la deuxième année consécutive dans le dernier carré de C1. Mieux, elle est la seule équipe de ce millésime à être dans ce cas. Remarquable pour une équipe qui encore deux ans auparavant enchainait les éliminations au stade des huitièmes. Ne minimisons pas le mérite de nos joueurs à la lumière de troll marseillais qui n’ont comme seules sources de joie des contre-performances parisiennes, entre deux excitations liées à la perte de poids de Payet ou fantasques rumeurs de rachats par les Saoudiens. Non, notre PSG est passé dans une autre dimension. Soyons sûrs que les joueurs et le staff feront tout pour accrocher une qualification. A ce stade nous ne nous contentons plus de “rêver plus grand”, nous avons eu la preuve l’année dernière que la finale de C1 n’était plus un rêve mais une réalité. Nous nous devons d’être réalistes sur nos chances et nos forces qui nous poussent à l’optimisme. Prudents oui mais positivement réalistes.

Pour finir, j’espère que la première des réponses sera donnée dès samedi face à Lens. Si notre destin n’est plus entre nos pieds en L1, nous nous devons de tout faire pour ne pas laisser le leader lillois dans un fauteuil. S’ils veulent le titre, il ne faudra rien lâcher car dorénavant le PSG que ce soit en C1 ou en L1 vend toujours très chèrement sa peau.

Juampi / @juampi_hwj sur Twitter

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