Kurzawa se livre sur ses dernières années au PSG

Après neuf ans au PSG, Layvin Kurzawa quittera le club de la capitale libre de tout contrat dans quelques jours. Dans une interview à L’Equipe, le latéral gauche est revenu sur son expérience parisienne.

Arrivé à l’été 2015, Layvin Kurzawa avait pour ambition de s’imposer comme un titulaire au PSG. Mais après neuf ans passés chez les Rouge & Bleu, l’international français (13 sélections) a vécu une aventure compliquée dans la capitale française. Sur les trois dernières années, le latéral gauche aura seulement disputé huit rencontres. Dans une interview accordée à L’Equipe, le joueur de 31 ans est revenu sur ses dernières années difficiles au PSG. Extraits choisis.

Une préparation complète avec le PSG à l’été 2023

« Oui et c’est d’ailleurs pour ça que j’étais resté à Paris. Je sentais qu’il y avait une possibilité avec les blessures de Nuno (Mendes) et de Presnel (Kimpembe). J’aurais pu avoir beaucoup plus de temps de jeu. Le courant passait bien avec le coach (Luis Enrique), mais les décisions ne venaient pas seulement de lui. Lui, il m’a fait un cadeau en me faisant rentrer cette saison. »

Son entrée face à Strasbourg (8 minutes de jeu)

« Pour moi, c’était un énorme cadeau. Je m’attendais à jouer zéro minute. Luis Enrique s’est dit : ‘Je le fais parce qu’il le mérite’. Ça n’a pas dû plaire à certaines personnes au club… Il a vu mon attitude à l’entraînement, à un moment, je faisais partie de ceux qui s’entraînaient le mieux. Et puis j’ai compris que je n’allais rien avoir. »

En veut-il au président Nasser al-Khelaïfi ?

« Je ne critique pas l’institution PSG, mais oui, c’est la direction. Il y a eu un manque de respect envers moi sur cette dernière année, et les précédentes. Je ne veux pas rentrer dans les détails mais il faut garder en tête que j’ai passé neuf ans au club et je n’ai eu aucun problème avec qui que ce soit. Quand on voit comment ça s’est fini avec Thiago Silva ou avec Edinson Cavani (partis en fin de contrat à l’été 2020), deux légendes… Je ne me compare pas à eux, loin de là, mais comme eux, j’ai toujours aimé le club. »

Était-ce une erreur de prolonger en 2020 ?

« On m’a mal conseillé. J’avais des options mais on ne m’avait pas mis au courant. Si on m’avait dit qu’il y avait ce club qui s’était manifesté, celui de mes rêves (Manchester United), j’aurais réfléchi. »

A-t-il privilégié l’aspect financier au lieu d’un projet sportif moins rémunéré ?

« Je ne vais pas dire que ça n’a jamais été le cas, mais ce n’était pas vraiment une question de salaire. On m’a dit : ‘On t’envoie là-bas’, c’est totalement différent. Moi, on ne m’envoie nulle part. En janvier, on a voulu me transférer au beau milieu des États-Unis, dans l’Utah, juste pour me faire partir (au Real Salt Lake, prêt à payer un transfert de près de 2M€). Si j’avais été célibataire sans enfant, j’aurais pu y réfléchir, mais là c’était un grand non. Dans ma carrière, j’ai fait des choix, qu’ils aient été bons ou mauvais je suis resté droit dans mes baskets. Les gens pensent que j’étais heureux de ne toucher que mon salaire, mais ce n’était vraiment pas le cas. »

Son avenir

« Je suis ouvert à tout. L’argent, ce n’est pas la priorité. J’ai besoin d’un vrai projet sportif et d’un endroit où avec ma famille, on se sentira en paix. J’aimerais avoir une vie tranquille. J’ai connu la paix à Londres (prêt à Fulham en 2022-2023), on pouvait sortir au parc sans être entourés de personnes malintentionnées. À Paris, je suis obligé d’avoir de la sécurité tout le temps devant chez moi. En neuf ans, on a essayé de nous cambrioler trois fois. Ce n’est pas une vie. »

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